Marbrume



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 Blanche d'Engoulevent

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Blanche d'EngouleventChâtelaineavatar


MessageSujet: Blanche d'Engoulevent   Mer 9 Mar 2016 - 16:37



Blanche d’Engoulevent




Identité



Nom : d’Engoulevent, née de Brisecume
Prénom : Blanche
Âge : 19 ans
Sexe : Femme
Rang : Châtelaine
Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Carrière de noble mondaine
Compétences et objets choisis :
+ 2 Intelligence
+ 1 PV
+ 1 Endurance
Compétences :
- Alphabétisation
- Baratin
- Discernement

Blanche possède pas mal de choses, mais sa possession la plus notable et précieuse à ses yeux est un énorme berger de Marbrume à la fourrure noire, nommé Aquillon. Notons également que depuis que la ville est en semi état de siège, elle s’est procuré un petit stiletto qu’elle garde très discrètement sur elle.

Physique



Pour son âge, Blanche n’est pas très Femme en ce qui concerne la silhouette. Mince et frêle, on la qualifie volontiers de fragile et ce n’est pas avec sa charpente de libellule qu’elle pourra faire croire le contraire. Ses bras blancs n’ont jamais eu à porter quelque chose de plus lourd qu’un livre, ses petites épaules ne connaissent que la caresse du tissu de ses robes, ses mains fines sont parfaites pour broder et non pour lessiver les sols.
Le dessin d’une petite poitrine bien ronde, à défaut d’être opulente, se démarque sous le velours de ses corsages, elle a la taille fine mais les hanches un peu trop étroites pour enfanter. À vrai dire, on lui donnerait facilement 14 ou 15 ans en la voyant de loin.
Mais lorsqu’on regarde plus attentivement son visage, impossible de la confondre avec une enfant. Bien sûr, elle est jeune et a encore cette fraîcheur printanière de demoiselle, le sourire doux et la peau laiteuse, mais sur l’ovale de son visage se détachent deux grands yeux aux iris vertes, ourlés de longs cils noirs et dont l’éclat trahit un esprit plus vif et plus mûre que celui d’une jeune adolescente.

Blanche est une pouliche de bonne famille, élevée dans le luxe et très préservée des affres de la vie, elle aime porter des bijoux et des belles toilettes, coiffe toujours ses longs cheveux blonds cendrés avec soin, dépose une goutte de parfum dans son cou chaque matin et poudre ses paupières de couleurs irisées. Sans être prétentieuse – elle n’a pas le rang pour ça – elle n’a pas de honte à se mettre en valeur dans une robe raffinée et à porter une pierre précieuse autour du cou.
En public, elle se tient impeccablement droite, sait sourire avec ce qu’il faut de politesse et d’humilité pour plaire à tout le monde et a le pied léger. La demoiselle ne peut certes pas rouler des hanches comme une succube tentatrice, mais sa démarche aérienne camoufle aisément ce petit défaut. Elle n'a jamais eu de mal à attirer les regards masculins lorsqu’elle le désirait.

Personnalité


Les choses se corsent un peu de ce côté-là…
Avec ses allures de nymphe éthérée, il y a longtemps qu’elle aurait dut être mariée, la cadette Brisecume. Qui ne voudrait pas d’une si pure et fragile demoiselle comme compagne, elle qui semble si douce et si effacée, parfaite maîtresse de maison que l’on pourrait disposer, tel un oiseau en cage, là où on le souhaite ?
Et bien c’est peut-être parce que la bougresse a un caractère de cochon. Exigeante, insolente, parfois même capricieuse, une fois en privé et dans son cercle intime, on apprend vite que l’inoffensive petite Blanche a la langue bien pendue et surtout très acérée. Elle a bien plus la tête sur les épaules qu’on ne pourrait le croire, elle sait où elle va et ne prend pas de pincettes pour faire savoir ce qu’elle pense. Bien que parfaitement éduquée par sa mère, elle n’a jamais fait d’effort particulier pour tempérer ce caractère difficile en privé, ce qui fait d’elle une entêtée autoritaire, un peu manipulatrice et boudeuse. Vous comprenez à présent pourquoi ses parents n’ont jamais trouvé le bon parti pour elle ?
Rassurez-vous cependant, elle n’a pas que des mauvais côtés. Tout d’abord, c’est une jeune fille plutôt maligne et débrouillarde malgré son cadre très privilégié. La blondinette a de la ressource et ne s’en laisse pas conter facilement. Énergique, volontaire et plutôt enjouée, elle est souvent partante pour une partie de carte, un jeu de paume ou une promenade. Elle aime également la musique et possède une voix cristalline, ce qui la rapproche encore de l’image de la sirène. Blanche n’apprécie pas faire étalage de ce talent naturel mais n’est pas avare de chansons lorsqu’elle est seule ou en petit comité.
Si physiquement elle n’est pas très solide, mentalement bien peu de choses peuvent l’ébranler. Sa mère lui disait souvent que si elle était née homme, elle aurait fait une carrière militaire brillante car elle avait cet esprit affuté et parfois très froid qui fait la redoutable efficacité des gens d’arme.
Ajoutons à tout cela un dernier détail : une part d’elle-même demeure un peu enfantine et elle se plaît à garder cette étincelle d’innocence puérile.

Histoire


La famille Brisecume a connu la fortune grâce à l’orfèvrerie, et la noblesse grâce à quelques actes guerriers héroïques.
Maître d’un petit domaine au nord du duché, le patriarche était réputé pour être plus riche que certains sang-bleu bien plus haut placés dans la hiérarchie sociale et de ne pas faire mystère de cette abondance. De trois mariages il eut sept enfants. Des deux premiers naquirent de grands et solides gaillards prêts à reprendre les affaires familiales et à faire prospérer le nom de Brisecume. Mais la dernière femme de Roland, une toute jeune demoiselle à la silhouette fragile, lui donna une fille aussi gracile qu’elle pour clore cette fratrie dont les deux aînés étaient déjà alors mariés. Blanche était le joyau de la couronne qui manquait à Roland, la précieuse petite poupée qu’il pouvait se permettre d’avoir maintenant que sa descendance était assurée. La dote de la demoiselle serait conséquente lorsqu’elle serait en âge de se marier, après tout elle était la seule fille du riche orfèvre et ce dernier, déjà entré dans l’automne de sa vie, voulait combler cette fragile colombe qu’il trouvait si jolie. La mère de la petite veilla à l’éduquer très correctement, se montrant intransigeante et parfois beaucoup plus dure que son père lorsqu’il s’agissait d’apprendre ses leçons de lecture ou de danse. Hors de question de faire honte à la famille, on avait beau être de la petite noblesse, il ne fallait pas moins bien présenter pour autant.

Blanche, baptisée ainsi pour la pâleur exemplaire de son teint dès la naissance, était une enfant pleine de vie et même assez turbulente lorsqu’on lui laissait le droit de jouer dans les couloirs. Assidue dans ses leçons pour faire plaisir à ses parents et un peu capricieuse lorsque son père ne lui cédait pas ce dont elle avait envie, il faut mettre sur le compte de ses géniteurs le fait qu’elle n’ait jamais étouffé son caractère vindicatif. En effet, tant qu’elle respectait ses devoirs de Demoiselle et qu’en public elle se conduisait correctement, on lui passait ses bêtises et sa façon de répondre, lui laissant toute latitude pour chanter, jouer, rire aux éclats ou faire de grosses colères.
En grandissant, la jeune fille apprit tout de même à contrôler ses éclats et se contenta d’être d’une insolence toute particulière, s’amusant à ridiculiser ou faire tourner en bourrique quiconque lui déplaisait. Et il arrivait que cela concerne des garçons venus se présenter pour demander sa main. Les prétendants vinrent à manquer lorsqu’elle eut entre seize et dix-sept ans, ce qui ne l’inquiéta pas outre mesure contrairement à sa mère. Pour elle la vie était douce dans le manoir de campagne des Brisecume et elle entendait déjà tant de ses amies se plaindre à demi-mot de leur mari, souvent vieux et peu charmant, qu’elle n’avait pas vraiment hâte de fêter ses épousailles. Sans compter que son père lui avait laissé entrevoir la possibilité d’épouser un homme dont elle serait éprise, pourvu qu’il soit de bonne famille. Pour Roland, rien ne semblait trop beau pour combler sa princesse au tempérament de feu.

Le Grand Bouleversement survint alors que Blanche venait de fêter ses dix-neuf ans. Insouciante et légère, elle ne comprit tout d’abord pas la mine solennelle de son père lorsque, ce jour-là, il la fit chercher pour parler d’une affaire importante. Elle resta plus circonspecte encore lorsqu’après quelques hésitations et maugréassions, le maître des lieux lui annonça qu’il lui avait trouvé un bon époux. Les bases du petit monde tout en bijoux et draperies de la jeune fille furent ébranlées : elle s’était faite à l’idée qu’on la laisserait épouser un prince charmant, jamais qu’on l’obligerait à se marier à un inconnu. La discussion dura longtemps, mais malgré les revendications et les trépignements de la demoiselle, elle n’eut pas gain de cause et s’en alla s’enfermer dans sa chambre, traînant derrière elle ce nouveau destin de future mariée.
Un peu plus tard ce même jour, sa mère vint la trouver dans ses appartements pour avoir une conversation privée et primordiale. Il était temps d’apprendre à sa fille les dernières leçons qu’il lui restait à transmettre. La première concernait le futur époux :

« Quel que soit l’âge, le caractère ou le rostre de ton mari, n’oublie jamais qu’il est ton plus fidèle allié. C’est lui qui subviendra à tes besoins et à ceux de tes enfants, lui qui te protègera de la violence des autres hommes et qui te donnera un nom. Une femme respectable n’est rien sans un mari en ce monde. Tu peux le détester, l’ignorer ou l’aimer, peu importe, mais tu ne dois pas le trahir. Tu devras être un soutient de chaque instant, devenir sa première et dernière alliée quoi qu’il arrive. Si tu tournes le dos à la vie qu’Anür va lier à la tienne, tu entaches ton âme et ton honneur de façon irrémédiable. »

La seconde concernait la vie au quotidien lorsqu’on est maîtresse de maison :

« Tu auras toutes les clés de ta demeure et c’est à toi de veiller à sa tenue. Même si tu délègues à une gouvernante et à un chef de cuisine, tu dois toujours te tenir au courant de l’état des greniers, des livraisons, de l’entretient de ton manoir. Sois véritablement maîtresse de ton domaine et ne te laisse jamais aller à en laisser la charge à une autre. Encore moins à ton mari. »

La troisième et dernière leçon porta sur le mariage et la nuit de noce. Ce fut l’apprentissage le plus mystérieux et le plus angoissant que Blanche eut à intégrer, elle posa mille questions à demi-mot et ne sut quoi faire des réponses, partagée entre la curiosité et la crainte.

« Suis ces conseils et laisse-toi guider le moment venu. Il saura mieux que toi et tu verras que ce Devoir s’apprend vite. »
« Mère, que... que savez-vous de mon…fiancé ? »
« Tu le rencontreras dans quelques temps, ne t’en fais pas. Je sais simplement qu’il est ton aîné de presque vingt ans et qu’il réside à Marbrume. Tu vivras en ville, c’est une bonne nouvelle non ? »

La demoiselle avait alors simplement esquissé un sourire avant de laisser sa mère partir, préférant être seule pour se laisser aller à sa désillusion. Vingt ans d’écart… C’était horrible, monstrueux, tragique ! Elle ne connaissait même pas le nom de cet énergumène et encore moins son visage, et l’idée de passer le restant de ses jours aux côtés d’une pareille antiquité lui était insupportable. Cependant, elle garda pour elle son abattement et ses craintes, faisant bonne figure devant sa famille jusqu’au jour des présentations.
Sire Wirostand d’Engoulevent, un colosse de dix-huit ans de plus qu’elle, le cheveu ras, la mâchoire épaisse, l’œil acéré, était le bâtard de son père, milicien à Marbrume affecté à la protection de sa propre famille et butor avéré. Ni charmant ni engageant, il ne fit preuve de courtoisie que jusqu’à ce que sa patience s’érode. Pensant le faire fuir en lui réservant le même traitement qu’aux autres prétendants, Blanche se fit piquante voire odieuse, mais le bougre lui répondit avec autant de verve que de hargne, pas plus troublé que ça par les propos de sa jeune fiancée. Battue à son propre jeu, au fond du gouffre du désespoir, la jeune fille n’eut même pas la force de protester lorsqu’on lui demanda si l’entrevue s’était bien passée. Et pendant plusieurs jours, elle afficha une expression proche de celle-ci :

Mais la jolie nymphe n’est pas de celle qui se laisse abattre si facilement. Après avoir pleuré jusqu’à plus soif, elle étudia sa situation avec plus de recul et parvint à y trouver des avantages. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi son père la mariait à un homme sans prestige ni véritable titre, elle ne croyait pas à son laïus sur le fait qu’elle commençait à être un peu trop « vieille », mais impossible de lui tirer les vers du nez. Il faudrait donc faire contre mauvaise fortune bon cœur.
Les rencontres suivantes, la fiancée tenta de cerner un peu mieux le rustre qu’on allait lui coller dans les pattes et découvrit un personnage haut en couleurs. À défaut d’être quelqu’un de bien, il ne semblait cependant pas violent à son égard – hormis dans ses propos – et il entrait volontiers dans son petit jeu, enchaînant botte, parade et feinte verbale avec un certain panache. Elle ne parvint pas à arrêter de le trouver détestable jusqu’au jour du mariage, au début du mois d'août, mais elle lui accorda cependant son respect et se promis de suivre les leçons enseignées par sa mère en étant aussi patiente que possible.
Les noces furent célébrées à Marbrume et les deux familles y mirent les moyens. La fête fut belle, bien qu’une certaine amertume puisse se voir chez les mariés ainsi que chez le père Brisecume, mais on mangea et on dansa toute la nuit quand même. Et lorsque vint l’heure de quitter sa famille pour de bon et de monter dans le carrosse pour rejoindre sa nouvelle demeure, Blanche nouvellement d’Engoulevent se sentit prête à affronter la vie qui l’attendait, bien décidée à ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Les premiers jours furent quelque peu étranges, mais l’atmosphère se détendit doucement, chacun prenant ses marques par rapport à l’autre et en gage de bonne foi, Wirostang fit même à sa femme ce qui, selon elle, était le plus beau des cadeaux : un petit chiot. Seulement, le sieur étant du genre rustaud, il ne lui offrit pas un petit chien de salon bien propre, mais un jeune berger de Marbrume au poil noir et à la prunelle incandescente. Cependant Blanche adopta immédiatement l’animal, le baptisant Aquillon en référence au vent du nord qui apporte les tempêtes, se rapportant ainsi autant au poil sombre de la bête et à son tempérament grondant qu’au caractère de son époux. Le chiot, bien que turbulent, s’attira tout l’amour de sa maîtresse et le lui rendit bien, s’attachant profondément à elle au point de dormir parfois à ses pieds, dans le lit conjugal.

Peu de temps après cette union, les premiers réfugiés du genre humain arrivèrent à Marbrume et l’existence des fangeux fut avérée. S’en suivirent bons nombres de bouleversements, tant pour les réfugiés que pour les habitants de la ville. Dans un premier temps, Blanche s’attendit à voir arriver ses parents ou ses frères parmi les caravanes et les escortes, mais bien vite elle abandonna cet espoir et fut rappelée par les obligations du quotidien.
Le niveau de vie très confortable qui avait été le sien ne fut pas à la portée de la « fortune » de son époux, à sa grande désillusion – encore une – et la famine ainsi que la peur s’ajoutèrent à cela, rendant difficile l’ascension que les jeunes mariés espéraient tous les deux.
Mais qu’à cela ne tienne, dans un monde en ruine il existe bien des façons de survivre.

Aquillon



Aquillon
7 ou 8 mois
Berger de Marbrume
80cm au garrot
Fourrure noire et dense, surtout au niveau du collier, longues oreilles, iris rougeâtres.

Ce chien imposant est le compagnon favori de Blanche, sa maîtresse. Héritier du caractère ombrageux de ceux de sa race, il est cependant encore jeune et se montre très affectueux envers sa meute, soit Blanche et son mari. Excellent chien de garde, capable de passer à l’attaque sans hésitation, Aquillon veille sur la demeure et plus encore sur sa jeune maîtresse avec la fidélité d’un… eh bien d’un chien.
Il fait encore pas mal de bêtises, son dressage n’étant pas parfaitement terminé, mais les victimes sont généralement les meubles et les tapis de la résidence. La châtelaine sort systématiquement avec lui à ses côtés, le maintenant fermement attaché et en public, l’animal se tient remarquablement bien, quoi qu’il soit tout de même méfiant et n’apprécie pas les caresses des inconnus.


Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Majeure et vaccinée, je le jure !
Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...) Mon petit doigt est un grand bavard.
Vos premières impressions ? Daaaark ! ♥
Des questions ou des suggestions ? Rien à redire



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Dernière édition par Blanche d'Engoulevent le Mer 9 Mar 2016 - 23:09, édité 2 fois
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Ambre de VentfroidFondatriceavatar


MessageSujet: Re: Blanche d'Engoulevent   Mer 9 Mar 2016 - 23:03
Re bienvenue à toi

Une très belle fiche, j'ai beaucoup aimé le passage sur la mère qui lui explique le rôle d'une mariée !
Et la description physique laissait penser à une femme timide et fragile, on est ensuite vite détrompés par la description du caractère, une sacrée petite peste que voilà =P

Bref je valide ça sans soucis !
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