Marbrume



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 Elisabeth Gardefeu - Apothicaire [Terminé]

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MessageSujet: Elisabeth Gardefeu - Apothicaire [Terminé]   Dim 31 Jan 2016 - 3:45




Elisabeth Gardefeu




Identité



Nom : Gardefeu
Prénom : Elisabeth
Surnoms : Lise, Lizzie, Eli
Âge : 24 ans
Sexe : Femme
Rang : Peuple - Apothicaire
Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Carrière du Guérisseur
+1pt Intelligence
+1pt Habileté
+1 PV
+1pt Charisme

Compétences et objets choisis :

→ Alchimie
→ Connaissance végétale
→ Discernement
→ Fabrication de potions

Dans sa boutique, elle possède tout le matériel nécessaire à son travail :
balance, flacons, jars, pots, bocaux, pilon, bassines, vasques, pipettes, bouteilles, serpette, couteaux, etc.
À l'étage, dans la partie privée de la demeure, elle a hérité de la bibliothèque de ses parents.
Elle garde aussi toujours sur elle, bien dissimulée, son arme de prédilection : une longue et fine aiguille creuse remplie de venin de méduse.

Physique


De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.

C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.
Charles Baudelaire

De la tête jusqu’aux pieds, c’est une chatte sauvage à peine domestiquée qui déambule dans la boutique du Crapaud Apothicaire. Elle vous y accueillera en ronronnant, le sourire aux lèvres et son regard vert mordoré vous évaluera rapidement de la tête au pied. Deviendrez-vous souris, moineau ou mâtin à ses yeux ? Elle se gardera bien de vous le dire car comme tous les chats, elle sait garder un secret mieux que personne.

Habillée d’une robe simple dont on devine pourtant la qualité à la précision des coutures et de la coupe, la maîtresse des lieux se couvre toujours les épaules d’un surcot fin aux couleurs riches et aux motifs brillants, qu’elle tient fermé par un délicat laçage autour de sa taille. Sous les manches amples et évasées il n’est pas difficile d’apercevoir la finesse de ses poignets et de ses mains. Elle n’a jamais été très gironde, ceux qui la connaissent bien le savent, mais depuis que la famine creuse les ventres de tout le monde, elle s’est peut-être un peu trop affiné. Oh elle n’est pas maigre ! Mais elle accuse le changement d’atmosphère de la ville, malgré ses revenus.
La démarche souple et gracieuse, elle se meut dans son environnement avec l’agilité d’un poisson de rivière. Elle connait si bien sa boutique, la petite Lizzie, qu’elle pourrait y danser les yeux fermés sans heurter le moindre meuble. D’ailleurs elle semble souvent prête pour le bal : ses lèvres, qu’elle peut maquiller de rouge carmin, sont une invitation au baiser et le trait charbonneux qui souligne ses prunelles lui donne un regard de faune alanguis. Certains n’y verront que les artifices superficiels de trop de coquetterie, mais la raison est toute autre. Pour traiter d’affaires de santé avec la haute société, il faut avoir l’air saine et être jolie. Ses parents lui ont assez répété que la présentation d’une boutiquière peut y faire beaucoup dans la réputation de l’établissement.

Voilà, votre commande est passée et vous pourrez venir la chercher dès le lendemain. La jolie chatte sauvage est toujours ronronnante à votre égard et contourne même son comptoir pour vous ramener jusqu’à la porte, accompagnée par une odeur d’épices et d’encens. Vous quitterez donc son domaine sans avoir vu ses griffes, mais vous garderez l’impression étrange que palpitent bien des secrets les ombres de cette boutique, tout autant que dans les iris de sa propriétaire.

Personnalité


Difficile de dire ce qu’est vraiment Elisabeth. Pour certains, c’est une gentille jeune fille qui s’occupe de sa boutique avec un certain talent et qui accueille tous ses clients avec amabilité, qu’ils soient du Goulot ou de Bourg Levant. Pour d’autres, c’est une dangereuse vipère qui fait le commerce de terribles poisons une fois la nuit tombée et qui n’hésite pas à récompenser les mauvais payeurs par une mort lente et douloureuse.
En réalité, elle est un peu des deux. Le plus juste serait de dire que Lizzie fait tout pour survivre et que le sort des autres ne lui importent outre mesure. Tant qu’elle trouve son intérêt à ce que vous soyez heureux et en bonne santé, elle vous aidera, mais ne comptez pas sur elle pour se mettre en danger pour votre pomme. Si le jeu en vaut la chandelle, elle pourra se mouiller, mais vous laissera derrière elle sans remord si l’on vous surprend. Marche ou crève, seuls les plus forts pourront s’en sortir. Sa logique n’admet pas qu’elle puisse dépendre de l’aide de quelqu’un d’autre, bien sûr. Sa fierté de s’en être toujours sortie toute seule serait piquée au vif si d’aventure elle se retrouvait en position de faiblesse au point de devoir demander de l’aide. Elle veille d’ailleurs à toujours payer ses dettes le plus vite possible pour ne rien devoir à personne.

Malgré cet état d’esprit qui peut paraitre peu reluisant, Elisabeth est tout de même une bonne âme. Elle baisse souvent ses prix pour permettre à des familles trop pauvres de se soigner, elle n’hésite pas à offrir ses conseils et laisse souvent une seconde chance aux gens. Elle ne juge personne au premier regard et n’aime pas voir la souffrance des autres. Vous pourrez vous en faire une amie sans problèmes et il s’avère que pour ses rares amis, elle est prête à se montrer loyale et même à faire des sacrifices. La patience et les bons arguments peuvent avoir raison de son tempérament individualiste.

En dehors de cela, il est évident que cette femme a peu de scrupules. Elle n’a aucun mal à dormir après avoir vendu en cachette un poison à une noble dame qui souhaitait se débarrasser de son mari et n’hésitera pas une seconde à planter une paire de ciseaux dans l’œil d’un homme qui tenterait de la voler ou de lui faire du mal. Sa pitié ne va qu’aux gens qui sont inoffensifs pour elle, vous voilà prévenus. D’ailleurs, même si bien peu de gens le savent, elle n’a aucuns soucis à faire affaire avec des gens peu recommandables comme des voleurs, des assassins ou des malfrats, tant que ces derniers la payent et qu’ils n’attendent pas d’elle autre chose que le silence à propos de leurs échanges commerciaux. Après tout, de l’argent c’est de l’argent et peu importe de quelle main il vient.

Histoire


Lizzie est originaire de Marbrume. Elle y est née, y a grandit, y a appris son métier et elle pensait bien s’y marier, y élever ses enfants et y mourir avant que le monde ne se mette à marcher sur la tête !
L’apothicairerie est tout son univers. Elle a vu le jour au premier étage, dans la couche de ses parents, sans que cela n’engendre de complications, ce qui était une bénédiction lorsqu’on savait que sa mère avait fait trois fausses couches avant d’avoir enfin sa première fille. Elle ne put d’ailleurs plus avoir aucun autre enfant, une nouvelle fausse couche faisant renoncer le couple à l’idée de donner à Eli un petit frère ou une petite sœur. L’enfant grandit donc au sein d’un foyer très aimant, elle qui était tant attendue et que l’on voyait comme un don de Serus. Elle était la petite princesse de son père et le trésor inespéré de sa mère, une situation que tous les enfants envieraient. Bien sûr, comme tous les bébés qui se sentent particulièrement entouré, elle tenta inconsciemment de profiter de la situation, mais l’apothicaire Gardefeu était un homme ferme et intransigeant qui ne céda pas beaucoup de caprices à sa fille. Elle apprit très vite que malgré tout l’amour qu’on lui vouait, elle ne pouvait pas faire la loi et qu’il y avait des règles à suivre. Une leçon de vie qui lui serait essentielle pour tout le reste de sa vie.

Très tôt, la petite fille s’intéressa à la « magie » que faisait ses parents dans la boutique. Telle potion verte et granuleuse soignait les verrues, tel sirop brun pouvait aider à respirer et telle poudre grise pouvait guérir les maux de ventre. Pour le petit bout ’chou, ce n’était ni plus ni moins que de la magie. Jouer à la marchande l’amusa énormément et ses parents encouragèrent cette initiative en lui permettant de rester en bas avec eux et en lui donnant quelques tâches, comme mettre des fleurs dans des pots ou donner au client sa commande « sans la renverser ! ». Elisabeth mettait beaucoup d’application à rendre ses parents fiers d’elle et n’aimait rien de plus que d’entendre les vieilles dames dire à quel point « c’est une jolie petite fille que vous avez là. ».
Tout le temps qu’elle ne passait pas dans la boutique, elle le dépensait dehors en jeux et en bêtises avec les enfants du quartier. L’apothicairerie se trouvant à la jonction entre la Hanse, le Goulot et Bourg Levant, elle n’avait aucun problème à s’amuser autant avec des enfants de familles bourgeoises qu’avec des petits voyous des bas quartiers. Grâce à cela et sans le savoir, elle se familiarisa très bien avec tous les milieux. Seuls les nobles ne faisaient pas partie de son paysage. Plutôt espiègle et casse-cou, la petite n’hésitait pas à suivre ses camardes les plus turbulents dans des mésaventures parfois dangereuses. Elle voulait toujours prouver qu’elle pouvait faire aussi bien, qu’elle n’était pas pourrie gâtée et que même si elle était une fille, elle pouvait se débrouiller toute seule. Ce fut à cette époque qu’elle apprit comment jouer de son joli minois : lorsqu’on la pinçait dans un lieu où elle ne devait pas être, ses lèvres se mettaient à trembler et des larmes tout à fait factices perlaient au bord de ses grands yeux verts, désarmant immédiatement l’adulte qui s’apprêtait à la gronder. Puis elle inventait un colossal mensonge avec tellement d’aplomb qu’on ne pouvait que la croire, prétextant s’être perdue et avoir suivi une personne qui disait vouloir l’aider, ou inventant qu’elle avait cru voir son petit chat perdu aller dans cette direction. Personne n’avait le cœur à corriger cette pauvre gamine qui visiblement ne venait pas du fond du fossé et on la raccompagnait alors dans une rue de la Hanse où elle disait reconnaitre des maisons, elle remerciait avec un sourire dégoulinant de reconnaissance infantile et partait rejoindre « mon papa et ma maman ». En grandissant, cette ruse finie par lui jouer des tours et elle retint la leçon lorsqu’on failli l’embarquer pour une maison close ou lorsque la milice la ramena chez elle manu militari. Depuis, elle a adapté sa technique, mais l’idée reste la même.

Arrivée à l’adolescence et ayant un peu délaissé ses bêtises d’enfant sur ordre de ses parents, elle se mit activement à étudier pour pouvoir reprendre la boutique. La petite demeure familiale était pourvue d’une bibliothèque personnelle plutôt impressionnante qu’elle fut chargée d’éplucher et d’apprendre avant d’être envoyée à la bibliothèque du temple. Apprendre à lire et écrire fut une vraie corvée, mais son père se montra si sévère à ce sujet qu’elle n’osa pas paresser et elle l’en remercia des années plus tard. Elle comprit aussi très vite le rôle un peu mystique de l’écriture vis-à-vis des petites gens illettrées : un bocal contenant un étrange produit et quelques mots mystérieux écrit sur une étiquette peuvent avoir beaucoup d’impact.
Reprendre le flambeau dans l’apothicairerie ne posa jamais aucun problème à la jeune fille et si ses études pouvaient parfois lui sembler fastidieuses, elle savait qu’il valait mieux peiner un peu pour avoir une affaire rentable et ayant déjà pignon sur rue plutôt que de se retrouver démunie. Sa volonté de s’en sortir sans l’aide des autres était restée tenace en elle.
L’adolescence fut également pour Lizzie le temps des premiers émois. Elle était une belle enfant et en devenant petit à petit femme, elle ne faisait que gagner en grâce. À vrai dire, elle était le portrait craché de sa mère. Lorsqu’elle réalisa qu’elle pouvait faire tourner en bourrique les garçons, cela devint son jeu préféré. Quant aux pauvres victimes, c’était à celui qui parviendrait à éveiller l’intérêt de la farouche demoiselle. Mais la jeune savante n’avait pas le temps d’accorder plus que quelques lettres et un baiser avant de se lasser et de retourner à ses livres. Elle attendit d’ailleurs d’avoir dix-sept ans pour accorder réellement son cœur à quelqu’un. Ce premier amant portait le nom de Egilon et travaillait pour la compagnie marchande de son père, au port. Leur relation se défit d’elle-même une année plus tard et ils restèrent en très bons termes, qu’ils soient commerciaux ou amicaux.

L’année de ses vingt ans, la jeune femme perdit sa mère. Ce fut une pneumonie persistante qui l’emporta, épuisant petit à petit ses forces jusqu’à ce qu’elle soit vaincue par la fatigue plus que par la maladie. Consciente de son sort, elle profita de ses derniers jours en toute quiétude, sereine face à sa propre fin. Elisabeth tenta de se montrer aussi forte que possible et aussi sage et avisée que sa mère, mais une fois que celle-ci se fut éteinte, elle ne put réprimer son chagrin. La famille, désormais incomplète, prit le temps de faire son deuil et de panser ses blessures durant les mois suivants. Aujourd’hui la jeune femme vit sereinement avec cette perte.

Jusqu’à l’arrivée des fangeux, Lizzie tint la boutique avec son père, s’investissant de plus en plus dans les affaires. Elle entra bientôt dans le secret des dieux et en plus de préparer des décoctions salvatrices, elle apprit l’art de confectionner des poisons et de manipuler des substances dangereuses tel que l’acide, le venin ou certaines drogues. Son père la mit également dans la confidence de certaines affaires d’arrière-boutique : cela faisait des années que l’apothicairerie fournissait, à discrétion, les nobles à la recherche de substances létales ou de bonheur en poudre. Contre toute attente, sa fille s’accommoda très bien de cette morale un peu douteuse et se révéla même très douée pour ce petit commerce, étendant la sphère d’influence aux bas quartiers et ouvrant la voie à des négociations avec des associations de l’ombre.
La discrétion et la sécurité étant primordiaux, elle veilla à suivre les conseils de son père sans trop écouter son caractère frondeur hérité de son enfance turbulente et devint rapidement la femme pondérée et méfiante qu’elle est à présent, préférant le secret, le mystère et la discrétion à toute autre valeur.
L’apparition des fangeux bouleversa sa vie. Elle perdit son cher père lors des premières attaques de monstres sur le littoral, ce dernier se faisant surprendre en plein échange commercial avec des pêcheurs. Ce jour-là, trois hommes perdirent la vie. Le choc ébranla profondément Lizzie et failli mettre en péril son commerce, mais lorsque le choix de s’effondrer ou de garder la tête haute arriva, elle prit sur elle et se redressa. Le flot de réfugiés percuta Marbrume juste après, lui donnant assez de soucis pour garder son esprit occupé et lorsque la famine commença à gangrener la ville alors que l’hiver arrivait, elle se promit de survivre à toutes ses horreurs. Modifiant un peu les règles de son commerce, elle se mit à accepter du grain en guise de payement et solidifia son réseau d’approvisionnement pour être certaine de ne pas manquer de certaines substances. De même, elle augmenta le prix des marchandises les plus rares ou qui finiraient pas s’épuiser le plus vite, n’hésitant pas à jouer de la situation vis-à-vis des plus riches, ce qui lui permettait de faire un geste envers ses clients les plus pauvres et de conserver leur fidélité. Son commerce de l’ombre devint également plus florissant, les normes de contrôle et de sécurité ayant changé de priorités.


Aujourd’hui, Le Crapaud apothicaire est toujours une belle boutique ayant pignon sur rue dans une allée fréquentée en bordure de la Hanse, de Bourg Levant et à l’orée du Goulot. La tenancière est connue pour être une femme ravissante mais farouche, une talentueuse alchimiste et une redoutable commerçante qui ne laisse pas son affaire couler. Dans sa boutique règne toujours une atmosphère particulière, ensorcelante et la ruelle étroite à droite de la porte d’entrée n’est empruntée que par des ombres furtives une fois la nuit tombée, lorsque la patrouille de milicien est passée.

Soi réel




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Ambre de VentfroidFondatriceavatar


MessageSujet: Re: Elisabeth Gardefeu - Apothicaire [Terminé]   Lun 1 Fév 2016 - 21:54
Toujours une aussi belle plume Sélène. Rien à redire à ta fiche, tu es validée de suite.
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Elisabeth Gardefeu - Apothicaire [Terminé]
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