Marbrume



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 Ambre de Mirail - La veuve affligée [Terminé]

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Ambre de VentfroidFondatriceavatar


MessageSujet: Ambre de Mirail - La veuve affligée [Terminé]   Lun 24 Aoû 2015 - 21:57




Ambre de Mirail




Identité




Nom : De Mirail
Prénom : Ambre
Âge : 21 ans
Sexe : Féminin
Rang : Comtesse

Physique




Je crois pouvoir dire, sans prétention aucune, que j’ai toujours été plutôt jolie. Il faut dire, qu’ayant grandi dans une famille noble, tous les soins nécessaires à l’embellissement de mon visage et mon corps m’étaient accessibles, et je dois probablement tirer de là cette habitude que j’ai de toujours prendre soin de moi, ainsi qu’un certain goût du luxe. Sans compter que l’apparence est primordiale chez la noblesse, et qu’un simple écart de goût, une simple robe aux coutures de travers est suffisante pour recevoir nombre de quolibets. Ainsi, que cela soit en me prélassant dans de longs bains chauds parfumés aux huiles, en soignant ma vêture, ma coiffure, j’aime à avoir toujours bonne apparence. Je porte très souvent des robes de bonne facture, des bijoux et autres accessoires qui rehaussent ma féminité.

Mon teint a toujours été assez clair ; le soleil ne m’a jamais fait don de cette chair hâlée que peuvent avoir certaines femmes. Les traits de mon visage sont fins, et, s’il y a bien une chose que j’apprécie chez moi, ce sont mes grands yeux bleus. « L’on dirait que vous portez du cristal dans votre regard ! » me disaient souvent les domestiques du manoir des De Mirail. Encadrés par de longs cils souvent maquillés, ils font régulièrement leur petit effet lorsqu’il s’agit de séduction. Un nez droit, des lèvres rosées, et un petit menton terminent mon le portrait de mon visage.

J’ai toujours porté mes cheveux longs ; ils m’arrivent juste un peu en-dessous de la poitrine. Légèrement ondulés, volumineux, leur couleur oscille entre le roux et le cuivré, laissant parfois quelques reflets rouges à la lueur d’une bougie ou d’une lanterne. Je crois d’ailleurs que c’est de là que je tiens mon prénom ; à la vue de la teinte de mes cheveux à ma naissance, mes parents auraient changé le nom qu’ils m’avaient destiné au dernier moment. J’y porte une grande attention, car ils sont pour moi l’un des éléments les plus importants chez une femme.
Quant à ma silhouette, je ne sais pas trop quoi en dire... J’ai des hanches bien faites pour enfanter, parait-il, même si je trouve cela assez réducteur de pouvoir me classer dans les « bons partis » pour une simple histoire de hanches. Ma poitrine est ni trop petite, ni trop grande. Sans plus. Je n’ai pas l’avantage de pouvoir l’exhiber dans des décolletés charmants et opulents comme nombre de femmes nobles, mais je n’ai pas non plus une totale absence de seins, je peux remplir mes robes un minimum. L’on dira donc que j’ai une poitrine agréable, dans la norme, quand bien même elle ne constitue pas un atout de choc comparé à certaines. Bref, banale.
Plutôt grande pour une femme – approchant le mètre soixante-dix –, j’aime à porter de longues robes fines qui le dénotent.
Pour terminer après tous ces détails secondaires en eux-mêmes – après tout, n’importe quelle femme a des yeux, des hanches et des seins –, je porte toujours un pendentif fait d’ambre et de rubis, offert par feu mon promis, Armand de Sarosse.

Personnalité



Souriante, joviale, polie, raffinée, amusante et sociable. Je crois que ce sont des mots qui me résument bien. Grâce à mon éducation noble, j’ai toujours su évoluer en public, voire à m’adapter à mon interlocuteur. Du moins, avec mes confrères. Avec les gens de la plèbe, c’est toujours plus délicat. Je n’ai jamais eu de comportement désagréable avec la populace, du moins, je ne crois pas – de toute manière je les côtois rarement. Je suis assez bienveillante en général, mais malgré cela, le fossé qui existe entre la noblesse et le reste de la population se fait parfois sentir dans les regards haineux ou admiratifs que l’on reçoit dès qu’on pose un pied en ville. Malgré tout, tant que l’on ne m’agresse pas ouvertement, je ne suis pas le genre à débuter un conflit.

Je suis de nature curieuse ; certains me diront commère. J’aime simplement pouvoir cerner les gens un minimum, et il est vrai qu’il m’arrive parfois de poser des questions indiscrètes pour en savoir un peu plus sur eux. Mais j’essaye toujours de faire cela de manière subtile et agréable ; ça ne l’est pas vraiment, même pour moi, si la personne en face ne souhaite pas se confier, quand bien même suis-je très curieuse à son sujet.

Depuis la mort de mon futur mari, néanmoins, tous ces éléments sont quelque peu perturbés. Je suis devenue assez mélancolique. J’aurai beau vous sourire, participer à la conversation, l’on me sentira toujours un peu absente, l’esprit ailleurs, les traits tristes. Je ne suis pas encore remise de mon deuil et je ne sais pas si je le serai véritablement un jour. Les gens qui m’ennuient, j’ai de plus en plus de mal à prendre sur moi pour les supporter, et si d’ordinaire je restais polie et conservais les apparences, aujourd’hui, je peux couper court à l’entrevue pour chercher une solitude bienvenue, ou partir dans des accès de colère injustifiés. Le seul qui arrive à me calmer, en général, est mon frère, avec qui j’ai toujours eu une relation proche, contrairement à ma sœur avec qui je suis plus distante.
Ainsi, je suis pour l’instant comme une coquille brisée que l’on aurait vidée et qu’il faudrait remplir à nouveau. Sauf que les fissures ne permettent pas une réparation optimale.

Histoire



L’histoire de ma vie est dans un premier temps assez banale, je pense. Je suis née dans l’une des familles nobles de Marbrume, les De Mirail, et ait toujours vécu dans la cité ou dans les châteaux des régions avoisinantes.
Les De Mirail ont toujours été réputés pour leur goût pour l’art. Nous sommes connus pour être les mécènes de nombreux artistes peintres, sculpteurs, décorateurs, artisans, architectes, jardiniers, bijoutiers, tailleurs… Bref, tous les métiers destinés à embellir, que cela soit une pièce à vivre ou simplement le corps humain, ont toujours eu une grande place dans notre famille. Certains nobles nous considèrent avec admiration pour notre raffinement, et nos vêtures font souvent l’objet de compliments lors des soirées mondaines. D’autres nous prennent pour des éberlués un peu foufous, qui ne jurent que par le superficiel – mais n’est-ce pas là le cas d’à peu près tous les nobles ? Après, il est vrai que certaines personnes dans ma famille ont la tête un peu dans un autre monde, et vendraient leur mère plutôt que de perdre le dernier tableau de maître en date. Mais j’ai toujours apprécié cette manière de vivre raffinée, apprécier les bonnes choses, même les choses dites futiles par certains. Si nous ne devions faire que des choses essentiellement utiles, comme manger ou dormir, la vie serait bien ennuyeuse.
Au-delà de notre goût pour l’art et pour le raffinement, ma famille est également réputée pour être aimable. Quand bien même nous avons nos informateurs comme tout le monde, quand bien même nous participons souvent aux réunions politiques entre les différentes autres familles nobles, et quand bien même  notre nom est aussi respecté que les autres, nous sommes assez reculés sur le plan diplomatique. L’on pourrait dire neutre. Nous prenons rarement parti lors des complots et des différends, et loin de nous l’idée d’aller tuer un noble adverse pour assouvir nos envies de pouvoir. Comme tous les nobles, nous avons bien évidemment des familles avec qui nous nous entendons moins, des familles avec qui l’on préfère se lier et d’autres non, selon nos intérêts. Et si disputes il y a, c’est toujours à propos de sujets personnels ou secondaires, comme le refus de lier l’un de nos membres par mariage avec tel ou telle noble ; il est rarement question de rivalité pour nous élever au-dessus des autres – sauf lorsqu’il s’agit d’art, bien évidemment, seule exception. Notre situation est pour l’instant tout ce qu’il y a de plus satisfaisante et nous ne ressentons pas le besoin d’élever notre famille encore plus haut, mais nous faisons attention à ne pas perdre notre prestige avec des mariages caduques, pour le moins.

Je pense vous avoir décrit dans les grandes lignes le ton et l’ambiance générale de ma famille ainsi que son rapport avec les autres maisons nobles. J’ai donc grandi comme la plupart des sang-bleus ; dans la richesse et l’opulence. Je suis l’aînée d’une génération de trois enfants ; mon frère est plus de deux ans mon cadet, et la dernière, ma sœur, a cinq ans de moins que moi. Entre les rires, les courses poursuites et les disputes enfantines, le manoir familial était rarement silencieux, et la compagnie de mon frère et de ma sœur m’a laissé de nombreux souvenirs agréables.
En plus de l’éducation classique, étant une De Mirail, l’on m’a appris à peindre et à jouer de la harpe. A me tenir correctement, et à savoir mettre en valeur ma féminité. Ambre de Mirail se devait être un bon parti pour la famille, et j’ai été élevée en ce sens. A l’âge de l’adolescence, je m’amusais à séduire à peu près tous les nobles de mon âge qui passaient à ma portée, ce qui, parait-il, a engrangé pas mal de tensions entre lesdits sang-bleus ; mais mon jeu se fana bien vite alors que l’on m’annonça que l’on souhaitait me marier à un certain Armand de Sarosse. Je n’avais rien contre les De Sarosse ; ils étaient une famille influente en plus de cela, si ce n’étaient leurs quelques différends avec la famille ducale De Sylvrur. Simplement, c’était une famille qui vivait à une dizaine de lieues de Marbrume, dont les membres sortaient rarement de leur domaine pour s’en occuper ; ainsi, je ne les connaissais pas beaucoup. Je crois que ce fut la première véritable dispute avec mes parents : je refusais tout net de leur obéir sur ce point, et mon nouvel objectif, à cette époque, était d’avoir un comportement si exécrable avec mon promis lors de notre première rencontre qu’il fuirait aussitôt pour annuler le projet.

La vie ne se déroule jamais comme prévu, néanmoins. Lorsque ce fameux Armand de Sarosse se présenta à notre manoir pour y passer un séjour de présentations, il s’avéra… très charmant. Brun, assez grand et séduisant, très poli et respectueux. Je fus presque gênée pour lui de jouer la peste volontairement, mais ce comportement l’amusa grandement à la place ; il devait avoir saisi mon petit jeu, très certainement, car la première phrase franche qu’il m’ait jamais dite fut : « L’on vous apprend tous les secrets de l’art chez les De Mirail, mais jouer la comédie semble être un talent dont vous n’avez pas hérité, Ambre. »
Mon comportement exécrable termina par se tasser, et je repris petit à petit mon caractère habituel. Je redevins naturelle, et lui aussi par la même occasion sembla s’ouvrir plus. Ironiquement, alors que je ne voulais pas de lui avant même qu’il mette un orteil au manoir, nous terminâmes par nous apprécier grandement l’un l’autre, et nous lier devint presque une évidence personnelle plutôt qu’un simple désir diplomatique. Nous étions devenus des amants enfiévrés avant même de s’en rendre compte. Cela dura un an, le temps que chacun puisse faire des escales dans la famille respective de l’autre, que les présentations et les découvertes de la vie de l’autre soit faite. Au bout de cette année, le mariage était prévu en grandes pompes et toute la noblesse des alentours y était conviée. Seulement… le conte de fée était trop beau pour s’arrêter là, n’est-ce pas ? Armand de Sarosse et Ambre de Mirail, liés par les liens du mariage, fondant une famille ? Non, la vie m’avait trop souri jusqu’à présent, visiblement.

Les premières rumeurs à propos du Fléau avaient couru jusqu’à Marbrume. La plupart prenaient cela comme des contes de bonne femme. A cette époque, j’étais à Marbrume pour m’occuper de grand nombre de préparatifs, tandis qu’Armand était dans son domaine pour les mêmes raisons. J’attendais son retour avec impatience ; et lorsque les premiers réfugiés commencèrent à arriver dans la cité, une grande peur s’empara de mon coeur. J’allai jusqu’à me présenter dans les quartiers populaires, écouter les témoignages, voir de mes propres yeux les blessures causées par ces créatures infâmes nommées Fangeux. Terriblement inquiète pour mon promis qui se trouvait là quelque part, dehors, je parvins à convaincre mon frère de réunir une petite troupe, de façon à rejoindre les terres des De Sarosse pour prendre des nouvelles et les rapatrier si besoin, contre l’avis de notre mère. Nous n’eûmes pas à mettre les pieds en-dehors des enceintes néanmoins. Le soir même, les cors sonnaient, et les De Sarosse demandaient à entrer à Marbrume pour se réfugier. Lorsque j’appris la nouvelle, je m’activai jusqu’aux remparts. Là, je découvris que non seulement ils n’étaient pas encore rentrés, mais que le Duc leur refusait l’entrée en ville. Des histoires d’ego et de mauvaises relations, encore et toujours, et le chef de famille De Sarosse alla jusqu’à supplier et s’excuser à genou. Après quoi, Sigfroi de Sylvrur déclara haut et fort de garder les portes fermées. Et, malgré le choc, mon horreur, mes cris, mes pleurs, je vis depuis le haut des remparts – me débattant dans les bras de mon frère qui voulait que je ne fasse rien d’inconsidéré – la famille De Sarosse se faire décimer par les Fangeux. Avec la nuit, je pus à peine apercevoir Armand, je hurlais son nom à tout va et je ne sais pas si l’écho de réponse que je pus entendre fut réel ou un simple effet de mon imagination et mon désir brûlant de l’entendre. Les Fangeux s’en donnèrent à cœur joie cette nuit-là, se repaissant des corps nobles, et parmi eux, celui de mon promis. L’on retrouva le pendentif que je lui avais offert, mais personne ne fut capable de me ramener son corps ; même moi, qui déambulai le lendemain matin sur les lieux du combat pour le trouver, je fus incapable de le reconnaître parmi la charpie de chair que constituaient les cadavres.

Depuis ce jour, mon deuil fait partie quotidiennement de ma vie. De souriante, je suis devenue mélancolique, malheureuse, et une rancœur sourde se tapit en moi. Les De Mirail sont réputés pour leur neutralité, n’est-ce pas ? Je ne suis pas sûre de pouvoir respecter cet état de fait envers le Duc de Sylvrur dorénavant. Petit à petit, mon désir de vengeance se fait grandissant. Le malheur de mon mariage avorté aura fait beaucoup jaser à la cour, et cette dernière n’aura jamais été aussi en ébullition, car je ne suis pas la seule noble écœurée. Beaucoup n’approuvent pas les  agissements du Duc en cette affaire, et je suis certaine que je saurai me trouver des alliés. Ce n’est pas fini. Cela ne le sera jamais.

Soi réel




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