Marbrume



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 Violette, fille de vannier [Terminé]

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Violette LevannierGuérisseuseavatar


MessageSujet: Violette, fille de vannier [Terminé]   Dim 27 Aoû 2017 - 11:53




Violette Levannier




Identité



Nom : Levannier
Prénom : Violette
Âge : 19 ans
Sexe : féminin
Rang : femme du peuple, herboriste et guérisseuse

Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Herboriste

Int +2 Char+ 1 Hab : +1
Compétences et objets choisis :
Bas Fond
Connaissance végétale
Discernement
Empathie



Physique




Issue d’une famille du petit peuple, Violette est aussi frêle au premier regard que le reste de sa famille arbore une apparence solide. Mais cette apparente fragilité et cette silhouette menue dissimulent la robustesse du roseau. De bonne constitution malgré une petite taille qui n’excède pas le mètre cinquante cinq et un profil délicat, elle incarne assez bien l’adage « ne vous fiez pas aux apparences ».
Ses traits quelque peu anguleux ont une certaine finesse, et sa peau plutôt claire par essence est régulièrement tannée par une exposition prolongée au soleil.
De grandes prunelles noires expressives et brillantes éclairent son visage de la manifestation d’un esprit vif. Elle laisse pousser sa longue chevelure de jais depuis l’enfance, la portant nattée la plupart du temps. Si ce portrait peut paraître flatteur, Violette n’est pas une beauté au sens académique. On ne peut certes pas dire d’elle qu’elle soit laide non plus, mais son physique ne lui permet pas de se distinguer d’une manière ou d’une autre dans une foule. Elle fait partie de ces personnes ordinaires que l’on ne remarque qu’en s’y intéressant.
Malgré ce physique plutôt commun, il émane de cette jeune fille une force tranquille, une stabilité rassurante de celles que suggèrent les personnalités qui ont les pieds sur terre.

Bien que du peuple et vivant dans des conditions difficiles et limitées, elle met un point d’honneur à respecter une certaine hygiène. Cette habitude lui vient de sa mère, elle-même guérisseuse, à qui sa propre mère avait enseigné ce qu’elle avait appris de la sienne avant, sur l’importance d’une certaine propreté dans le travail des soins. Cela lui vaut donc d’apparaître la plupart du temps dans une tenue simple, souvent usée mais proprette. Elle porte la plupart du temps des couleurs sombres, moins salissantes pour ses travaux.


Personnalité



Tempérance : Si un mot un seul devait désigner la dominante de la personnalité de cette jeune fille, ce serait celui-ci. Violette est de ces gens qui n’expriment pas un mot plus haut que l’autre. D’un tempérament plutôt calme, intuitif et observateur, il arrive souvent qu’elle n’écoute plus qu’elle ne parle. De par son éducation, elle a acquis un certain pragmatisme et va généralement à l’essentiel sans s’encombrer de faux-semblants ou de formules alambiquées.
Si ces caractéristiques pourraient suggérer une personnalité plutôt soumise et passive, à l’instar de son apparence, il convient de ne pas trop s’y fier. Malgré cette introversion, Violette témoigne d’une volonté bien trempée, et d’une tendance à l’opiniâtreté. Elle ne s’oppose que rarement frontalement à un obstacle ou à une résistance mais cherche la meilleure manière de le déjouer. C’est un esprit subtil qui aurait pu devenir savant avec l’instruction adéquate, mais qui se contente d’une érudition dans son domaine d’expertise.

De par sa formation d’herboriste et de soigneuse, et les valeurs transmises par sa mère, elle a une inclinaison particulière vis à vis du dieu Serus dont elle est une fervente adepte, même si elle reconnaît tout autant Anür et Rikni. Cette foi la soutient depuis l’apparition des Fangeux, et elle en nourrit son courage.

Si elle n’a pas une nature véritablement passionnée, les plantes constituent un univers familier qu’elle aime plus qu’aucun autre et qui la rassure. Elle a bâti ses repères autour de leur connaissance et s’y accroche autant qu’à sa foi pour guider le chemin de son existence.

Comme le suggère son caractère, Violette n’a pas un tempérament belliqueux, mais elle reste pugnace à sa façon dans son domaine, et affiche une détermination à soutenir et protéger la vie autant que ses moyens le lui permettent. Même si elle n’est pas agressive de nature, elle est capable en dernier recours de se battre à la mesure de ses moyens pour protéger sa vie ou celle de ses proches.

Sa personnalité est facile à apprécier de par sa simplicité et sa bienveillance, mais Violette n’établit pas facilement une relation de confiance. Devenue soutien de famille après la disparition de ses parents, elle fait montre d’une prudente méfiance à l’égard des discours trop enjôleurs ou des camaraderies un peu trop opportunistes.
Mais lorsqu’elle accorde sa confiance, elle est capable d’une loyauté proverbiale.


Histoire



Hiver 1153 - décembre
Nouveau départ
La nuit était tombée comme une chape de plomb sur le petit village de La Châtaigneraie et une neige épaisse tournoyait avec nonchalance dans les ténèbres froides, amortissant le moindre son dans un manteau ouaté. Sur le pas de sa porte, Aveline resserra son châle de laine autour de ses épaules en scrutant l’obscurité avec angoisse. Elle priait comme chaque soir pour un geste, un son, l’étincelle d’une lanterne au loin, la moindre promesse du retour de son époux. La bise glacée s’engouffra dans ses jupes, ébouriffa ses longues boucles auburn et rosit sa peau frigorifiée sans la dissuader d’attendre et d’espérer encore un peu.
Trois semaines déjà que Thibald aurait dû revenir de Marbrume où il était parti vendre ses paniers. Trois semaines et aucun signe de lui.

Les affaires du vannier ne tournaient plus guère ces derniers mois, et Aveline ne parvenait pas à trouver assez de patients au village pour offrir un réel soutien financier à son foyer. Thibald avait multiplié les déplacements vers les bourgs voisins en espérant élargir sa clientèle et dans un premier temps, cela avait fonctionné. Mais cet hiver-là était rude pour tout le monde, et les paniers moins nécessaires que les ressources vitales comme le grain ou le bétail.
A contrecœur, il était parti pour Marbrume, conscient que la grande ville lui offrirait bien plus d’opportunités de vente, même s’il avait répugné à cette solution. Marbrume était à un peu plus d’une semaine de marche, et la froidure rendait les routes plus incertaines que d’ordinaire.
L’hiver était dur pour tout le monde, les hommes comme les bêtes. Il avait tout de même tenu à essayer, et avait assuré à son épouse qu’il serait rentré avant la lune nouvelle.

Une nouvelle bourrasque gelée fit grelotter Aveline qui se résigna à rentrer, la mort dans l’âme. Prendre mal sur le pas de sa porte n’améliorerait pas leur sort à tous.
La douce tiédeur et le calme du logis ne lui offrirent aucun réconfort. Pelotonnés dans des couvertures près de l’âtre de la petite chaumière familiale sommeillaient Primerose et Allister, insouciants dans leurs premières années de vie des tourments endurés par leur mère. Le sommeil leur permettait d’oublier pour un temps la faim liée au rationnement que la famille s’était contrainte à faire depuis plusieurs semaines. Cela faisait plusieurs soirs que la soupe était devenue trop claire pour rassasier quiconque. Seules les récoltes de plantes sauvages et leurs provisions de fruits d’automne leur avait épargnés la disette, mais avec la neige incessante la cueillette était devenue difficile.

Occupée à trier les plantes séchées récoltées dans l’année, Violette leva les yeux de son ouvrage lorsque sa mère entra. Malgré la jeunesse de ses sept printemps, elle avait commencé à apprendre le métier d’Aveline lorsque les temps étaient devenus difficiles et que la guérisseuse avait eu besoin d’aide. Un consensus familial avait destiné le petit Allister à la reprise de l’activité paternelle, mais du haut de ses trois ans, il était encore trop jeune pour entreprendre l’apprentissage de la préparation et du tressage de l’osier. Aveline avait obtenu de former sa fille aînée à travailler avec elle et prendre sa relève le moment venu. Primerose suivrait le même chemin si les dieux étaient cléments et lui permettaient de passer sa deuxième année, une perspective qui sembla cruellement incertaine à Aveline lorsqu’elle se pencha sur leur situation. La benjamine était de loin la plus fragile de la fratrie, combien de temps pourrait-elle tenir le ventre vide… ?

Non. Il était hors de question qu’elle laisse un seul de ses enfants mourir de faim dans la misère. Elle ne pourrait attendre le retour de Thibald tout l’hiver, et bien que cette idée lui serre le cœur elle devait envisager la survie des siens à présent.
Captant l’inquiétude qui pesait sur sa mère, Violette se leva, le front plissé d’une barre soucieuse et vint la rejoindre.

- Maman… ?

- Pardonne-moi ma fille pour tout ce que je te fais porter… Mais je vais encore avoir besoin de toi.

L’enfant hocha vigoureusement la tête, soulignant l’allant de soi. Ce geste arracha un sourire un peu amer à Aveline qui chassa une mèche rebelle du jeune visage lui faisant face. La fillette se tenait droite et s’efforçait de montrer tout le courage et toute la résolution dont elle était capable. Aveline aurait pu lui demander n’importe quoi, Violette s’y serait prêtée sans regimber.
Elle avait la détermination et la bravoure silencieuse de son père.

- Nous allons devoir partir.

La fillette ouvrit la bouche, mais sa protestation ne franchit pas ses lèvres lorsqu’elle croisa le regard de sa mère. Elle se reprit et acquiesça gravement. Elle était assez grande pour comprendre qu’un petit village comme le leur disposant de plusieurs guérisseuses n’offrait pas assez de travail pour permettre la subsistance de sa famille, mais elle ne pouvait chasser l’espoir de voir revenir son père, et la peur de quitter le seul foyer qu’elle avait jamais connu. Il n’y eut cependant pas plus de discussion et le lendemain, après avoir rassemblé ce qu’ils pouvaient emporter les enfants du vannier et leur mère quittèrent La Châtaigneraie pour ne plus y revenir.


Automne 1160 -octobre
Roseaux

Il n’avait pas fallu longtemps à la famille du vannier pour se trouver une place à Marbrune. Errant de villages en villages, Aveline avait dû se résoudre à courir le risque d’aborder la grande ville malgré ses craintes. Elle avait perdu un époux sur un trajet incertain, mais elle savait qu’elle perdrait beaucoup plus en hésitant sur sa destination et en s’attardant dans des hameaux où l’on n’avait pas besoin d’elle. Avant la fin de l’hiver 1153, les Levannier avaient trouvé refuge en ville.

Aveline avait tout d’abord dû se contenter des bas-quartiers, n’ayant pas les moyens de loger sa famille ailleurs. Mais, récompense de sa ténacité et de son acharnement à sortir les siens de la misère, elle réussit à rassembler assez d’argent pour s’installer avec ses enfants vers la Porte du Crépuscule. Si l’endroit ne respirait pas l’opulence, il n’avait ni la saleté ni l’insécurité des ruelles sombres et crasseuses du quartier pauvre.
D’abord cantonnée à la surveillance et à la prise en charge des plus jeunes, Violette avait parachevé sa formation d’herboriste et de soigneuse en accompagnant Aveline dès qu’Allister avait eut huit ans. A quatorze ans, elle commençait à officier seule, et ses premiers salaires s’ils n’étaient guère mirobolants permirent à la famille de retrouver un certain confort.

Mais ne dit-on pas que les dieux éprouvent le courage des êtres de valeur pour les pousser à se révéler? Cette quiétude âprement méritée ne dura qu’un temps.

*
**

La dernière heure du jour sonnait tout juste alors que la jeune fille quittait le logement d’une de ses patients la mine défaite. La première chose que ses débuts de soigneuse l’avaient contrainte à devoir accepter était la possibilité de l’échec, et elle venait d’échouer comme en témoignaient encore à ses oreilles l’écho des sanglots qui lui parvenaient de l’entrée de la demeure.
Si elle était intervenue plus tôt, si cette femme n’avaient pas été aussi faible, si la maladie était moins avancée… Mais regretter ne changerait rien.
Violette s’obligea à prendre une grande inspiration et releva le menton. Elle n’avait pas le droit de se morfondre, pas alors qu’elle avait déployé tous les efforts possibles pour sauver sa patiente. Quelle dignité offrirait-elle à Serus en pleurnichant sur ses échecs ? Honorer la vie impliquait d’accepter la mort lorsque celle-ci était inéluctable. Certaines existences s’achevaient avant d’autres, et la décision n’appartenaient qu’aux dieux. Elle avait respecté sa part d’engagement en faisant pour le mieux à préserver une vie.

D’un revers de main, elle chassa les larmes qui lui avaient échappées et reprit le chemin de ses pénates la tête haute. Pour s’occuper l’esprit, elle songea à sa prochaine sortie de récolte. Les journées étaient encore assez douces pour permettre de faire des provisions de plantes fraîches pour ses baumes et ses tisanes. Les orties poussaient en abondance aux abords de la ville, et elle n’aurait pas de mal à trouver des ronces dans les halliers. Il était encore temps pour la valériane et la consoude, et la saison était opportune pour les baies de sureau et les fruits du sorbier des oiseleurs.
Les rues familières de Marbrume se succédèrent au fil de sa progression sans qu’elle n’y prête attention, alors que ses pas la ramenaient chez elle.

A peine arriva t-elle en vue du logement familial qu’Allister se rua dans sa direction. Violette n’eut besoin que d’un instant pour constater son état d’affolement et l’intercepta avec inquiétude.

- Qu’est-ce qu’il se passe ? Où est Rose.. ?

- A la maison articula le garçon en cherchant son souffle, c’est maman… Viens dépêche-toi !

Le cœur de la jeune fille marqua une pause alors qu’elle accélérait à la suite de son frère jusqu’à la masure. Elle se rua vers la petite pièce qui faisait office de chambre commune pour trouver Aveline alitée, le teint d’une pâleur inquiétante. Endormie ou inconsciente, elle n’était de toute évidence pas en état de lui répondre. Le cœur de la jeune fille marqua une pause alors qu’elle voyait sa mère si vulnérable pour la première fois ; Aveline avait toujours été une force de la nature, une femme solide qui lui avait paru taillée dans le roc. Perdue dans les draps rêches, elle avait l’air affreusement fragile...
Avant qu’elle ne puisse demander une explication, Allister reprit la parole dans un souffle.

- Un cheval s’est emballé sur le marché, elle a pas eu le temps d’éviter la charrette… C’est un homme de la milice qui l’a ramenée… On voulait de faire appeler mais on savait pas où te chercher…

- ]Il y a combien de temps ?

- Je sais pas trop… moins d’une heure je crois… Violette, c’est pas trop grave hein… ? Tu vas la soigner et elle va guérir...

Violette ne répondit pas et tira le drap pour examiner Aveline. Ses gestes habituellement si sûrs manquaient d’aplomb alors qu’elle dénouait le lacet coulant de la chemise de sa mère. La tâche sombre qu’elle vit se dessiner de ses côtes à son sternum lui glaça l’échine. Elle en palpa le relief et ne put que voir ses craintes se confirmer. Elle en devinait la cause, mais la solution relevait de la chirurgie, un domaine qui ne lui avait pas été enseigné. Les rares connaissances qu’elle avait dans cette science lui permettait au mieux d’établir un diagnostic, mais certainement pas d’intervenir.

Primerose se pressait contre son frère, les traits tirés par l’angoisse, mais n’osant pas émettre un son. Elle retenait régulièrement sa respiration, en suspend dans l’attente que sa sœur aînée, sa sœur chérie ne prenne la parole pour annoncer que tout irait bien, que leur mère allait guérir.
Les mots attendus ne virent pas, ils furent remplacés par d’autres bien plus inquiétants.

- Allister, c’est hors de mes compétences… Il faut trouver un chirurgien très vite.

Le garçon partit au pas de course, Primerose se laissa tomber sur une chaise proche, deux sillons humides dévalant sur ses joues.

- Rose je vais avoir besoin de ton aide, va chercher de l’eau et mets-la à chauffer. Vite !

Face au ton impérieux de Violette, la fillette se ressaisit et s’empressa d’obéir. L’eau chaude était bien moins indispensable qu’une intervention urgente, mais éloigner Rose lui éviterait peut-être de devoir affronter le pire…

La jeune herboriste démunie serra la main d’Aveline dans les siennes en adressant toute sa ferveur à son dieu. Elle avait fait tout ce qui était à sa portée et ne pouvait à présent plus que supplier pour une grâce, pour qu’Allister revienne vite avec une personne capable de sauver Aveline.

Si les dieux entendirent sa supplique, ils avaient d’autres projets pour la famille du vannier.

Le chirurgien attendu arriva au lever de la lune. Face à l’urgence de la situation, il déploya tous les efforts possibles pour sauver la guérisseuse, congédiant les enfants. Seule Violette resta après avoir insisté pour le seconder sur les actes où elle pourrait se montrer utile. Ils se battirent longuement contre la mort avec l’espoir ténu d’avoir une chance de remporter ce bras de fer. Et pendant plusieurs heures, l’état d’Aveline laissa matière à y croire. Mais les lésions étaient profondes et l’intervention trop tardive, la rémission fut sommaire et de courte durée. Aveline Levannier s’éteignit deux heures avant l’aube, sans avoir jamais repris conscience.

Le chirurgien se rinça les mains et les avant-bras dans une bassine d’eau tiède. Verrouillant sa propre frustration, il ne put qu’envoyer un regard compatissant à la jeune fille qui à cette heure tardive était devenue le dernier soutien de sa famille, et devait gérer la perte d’une personne aimée.

D’abord prostrée et murée dans le silence, Violette avait finit par céder aux larmes, tant de chagrin que d’épuisement. Face à l’injustice de la situation, ce qui l’attendait lui parut d’abord insurmontable. Jusqu’à ce qu’elle entende Allister et Primerose s’agiter dans la pièce voisine.
Il faudrait leur annoncer. Il faudrait qu’elle leur offre un appui sur lequel se reposer. Il faudrait qu’elle soit forte pour eux.
Les Levannier étaient comme les roseaux : ils pliaient face aux épreuve mais ne cédaient pas sous le poids des événements. Après la tourmente, ils relevaient la tête.
Rassérénée par cette étrange image, elle s’y accrocha pour y nourrir sa résolution : faire honneur à sa famille, et protéger ce qu’il en restait.


Été 1164 – Juillet
Les doutes
Le marché de Marbrume résonnait de son agitation habituelle. Les commerçants hélaient le chaland à la criée, couvrant le bruit des bêtes sur le champ de foire et le tumulte des attelages et de l’activité urbaine. Face à la chaleur, une sécheresse poussiéreuse s’ajoutait au fumet particulier qui émanait des hommes, des animaux et des denrées périssables présentées sur les étals journaliers. Violette et Primerose proposaient leurs tisanes, comme tous les jeudis. Ces ventes régulières constituaient une partie non négligeables des revenus familiaux.

Comme l’avait souhaité leurs parents, Allister avait repris l’activité paternelle en apprentissage chez un vannier de la ville, et son compagnonnage avait donné un second souffle à la fratrie qui avait un membre de moins dont gérer les besoins, du moins temporairement. Primerose était pour sa part devenue l’apprentie de sa sœur et l’assistait dans les tâches les plus simples.
La benjamine avait développé un véritable don pour le commerce et trouvait toute son aisance sur les ventes hebdomadaires au marché. Si les Levannier ne savaient pas lire, ils savaient compter, et Primerose était excellente à cet exercice.

Le marché était devenue pour la fillette un moyen de démontrer ses talents et son utilité au reste de la fratrie. Elle qui était la dernière à entrer dans l’autonomie tirait une grande fierté de pouvoir revendiquer un domaine où elle était douée.
Pour cette raison, Primerose ne manquait rien de l’activité du marché. Elle s’intéressait à tout, et particulièrement aux rumeurs, tant par curiosité que par intérêt. Il suffisait que les gens s’inquiètent massivement d’une épidémie d’angine pour que les tisanes de feuilles de fraisiers se vendent soudain très efficacement.

Elle laissait donc traîner une oreille dans le sillage de sa sœur, lorsqu’elle capta des conversations qu’elle avait déjà entendues plusieurs fois depuis quelques semaines.

-… Des démons, je vous assure. Il paraît qu’il y a eu plusieurs attaques à moins d’une semaine de route !

- Sornettes ! Ce sont des histoires de nourrice pour effrayer les marmots !

- Que vous dites ! Vous n’avez donc pas remarqué ces gens des villages de l’ouest qui arrivent depuis quelques jours ?

Primerose accéléra pour rejoindre son aînée et glissa une main dans la sienne.

- Violette… Tu sais cette histoire de monstre…

L’herboriste se tourna vers la fillette avec un sourire rassurant.

- Ne t’inquiète pas Rose, ce ne sont que des ragots. Les gens aiment bien se faire peur tu sais. Il y a sans doute eu des attaques de loups sur des villages éloignés et la rumeur a amplifié avant d’arriver jusqu’à nous. Ce ne serait pas la première fois.
Ce dernier commentaire fut ponctué d’un soupir las. Comme si les habitants de Langres n’avaient pas de motifs d’inquiétude plus sérieux que des racontars de créatures fantastiques ! Pourtant, une petite voix au fond de l’esprit de la jeune femme la mettait en garde : cette rumeur-ci avait quelque chose de différent : elle était plus soutenue. Et elle commençait à durer.
Instinctivement, elle serra la main de Primerose et accéléra jusqu’à l’emplacement qu’elles occupaient d’habitude les jours de marché.
Elle ne pouvait se permettre de laisser entrevoir ses doutes.


Hiver Décembre-janvier 1164
Ce qui était apparu comme de simples rumeurs s’était confirmé comme un cauchemar, et ce cauchemar avait un nom : les Fangeux. Face à la crise, la population de Marbrume avait été grossie par les réfugiés des zones sinistrées, et seuls les murs de la ville semblaient être devenus gages de sécurité. Si dans un premier temps, la famille du vannier n’eut pas de mal à s’en sortir avec l’afflux de nouveaux patients à traiter, la fermeture des portes de la ville et l’âpreté de l’hiver leur rappela les heures difficiles qu’ils avaient déjà affrontées. De par son activité, Violette parvint à couvrir les besoins de sa fratrie en leur évitant une véritable disette. Ils eurent le mérite de ne pas compter au nombre des victimes de la famine mais la pauvreté omniprésente parmi le peuple obligeait à la prudence et à l’économie. Jamais morne saison ne sembla plus longue et plus terrible que celle-ci dans leurs jeunes mémoires.

Et les bêtes entrèrent à La Hanse, et avec cette intrusion s’envola toute idée de sûreté, même restreinte dans les murs de la ville.
Il devint évident pour les enfants du vannier que la sécurité était devenue une illusion, et que leur seule chance de survivre était de se battre pour cela. L’adversité renforça les liens entre les frères et sœurs qui firent front uni dans chaque épreuve. Beaucoup de scrupules disparurent avec les illusions d’un retour à la normale. A Marbrume, vivre était un combat où il ne fallait pas s’encombrer de cas de conscience.

Ce fut dans ce contexte que Violette contracta une demande de fiançailles avec le fils d’un cordonnier. Le jeune homme était rustre brutal et grossier, et elle avait compris au premier coup d’œil qu’il attendait d’elle qu’elle courbe l’échine devant lui et lui obéisse en tout points. Mais il acceptait Primerose qui était encore à sa charge, et sa situation était suffisamment aisée pour les mettre à l’abri du besoin. Si ce n’était qu’une union utilitaire, elle aurait au moins le mérite de les protéger un minimum.

La jeune fille inspecta son reflet dans le miroir, la mine sombre. Son inquiétude craquelait le masque de courage silencieux qu'elle s'était forgée lorsqu'elle songeait à son union prochaine avec Ernest Cordonnier. Leur mariage avait été âprement négocié par le père du garçon qui voyait assez peu de bénéfices à s'attacher une belle-fille sans dot conséquente, sans terres et sans famille de qui hériter ne serait-ce que quelques privilèges. Dans sa position sociale, Violette n'aurait en principe pu espérer qu'un mariage de très basse condition avec une personne de son niveau social. Les cordonniers étaient encore des artisans qui subsistaient plutôt bien malgré la crise liée aux Fangeux, ils pouvaient revendiquer de meilleurs partis. Ce fut la rigueur au travail et la constance de Violette qui virent à bout des réticences du père d'Ernest. Si elle avait peu à offrir, elle était assez acharnée pour fournir au moins des revenus constants à sa famille.

Ernest avait jugé sa future épouse selon des critères plus pragmatiques, ayant tout d'abord une réaction dédaigneuse pour cette gamine au profil fluet, bien loin de la silhouette opulente qu'il aurait espéré pour la femme qu'il marierait. Mais Violette restait agréable à l’œil, et d'un tempérament assez placide pour qu'il n'ait pas de mal à se convaincre qu'elle ferait une épouse docile et soumise en tout point, et cette idée avait fini par le flatter.

Consciente de ce qui l'attendait, la jeune fille prit une profonde inspiration, se concentra sur son reflet pour y insuffler toute sa détermination, et se façonna un nouveau masque stoïque.
Pour Primerose. C'était ce que leur mère aurait voulu. Leur père n'aurait pas sacrifié moins pour sa famille.
Ayant réussi à retrouver la contenance qu'elle voulait afficher, elle quitta le logis et rejoignit celui des cordonniers d'un pas sûr.

Elle avait toujours su qu'elle se marierait, et qu'elle n'aurait probablement pas le luxe de laisser décider les sentiments contrairement à ses parents. Mais son esprit raisonnable avait au moins espéré s'attacher un homme compréhensif et respectueux.
Mais elle ne pouvait se permettre le caprice d'être difficile: un homme de bonne condition était déjà une chance, le reste viendrait avec le temps. Du moins priait-elle pour cela.

L'atelier était net et ordonné, des cuirs de belle facture en attente d'être façonnés reposaient sur des présentoirs bien entretenu, et les différentes marchandises achevées étaient entreposées dans de larges malles en attendant d'être vendues. Assis à leurs établis, Ernest, son père et deux de ses frères travaillaient en silence, répétant les mêmes gestes avec une minutie d'horloger.

Un tintement de clochette annonça Violette lorsqu'elle poussa la porte, et les artisans se retournèrent. Seul Ernest se leva pour l’accueillir, la détaillant d'un regard qui la fit frémir.

Calme-toi s'ordonna t-elle en réprimant un frisson désagréable. Cette expression qui la déshabillait du regard la terrifiait. Ce n'était pas de l'ordre du désir qu'elle avait parfois entrevu dans les yeux de certains hommes qu'elle côtoyaient. C'était une soif de possession. Restant maîtresse d'elle-même à grand renfort de volonté, elle salua son fiancé d'un geste gracile et en vint au sujet de sa visite. Malgré son calme apparent, ses doigts tordaient nerveusement un pli de sa robe.

- Comme nous en avions convenu plus tôt, nous devions nous revoir pour fixer une date pour les noces...

Ernest opina d"un geste distrait sans la lâcher du regard, un léger sourire qui n'avait rien de rassurant flottant sur ses lèvres.

- Venez, allons en discuter dans un endroit plus tranquille.


Mal à l'aise, elle le suivit de mauvaise grâce jusqu'à l'arrière de l'atelier où se trouvait le logement familial. Ernest la fit entrer dans une petite pièce à vivre, modeste mais plus vaste et mieux meublée que l'essentiel de son propre logis. Saisissant une pomme dans une corbeille, il joua avec d'un geste nonchalant en s'installant près de sa future épouse.

- Mon père estime qu'il faudrait attendre le mai pour nos épousailles, mais je l'ai convaincu que la première semaine de mars serait une très bonne période. Il me tarde.

Le ton sur lequel il avait prononcé ces derniers mots arracha un nouveau frisson à la jeune fille qui détourna le regard pour garder contenance.
Elle avait besoin de ce mariage pour stabiliser la situation de sa famille, elle ne pouvait se permettre de céder à l'instinct qui lui dictait de prendre la fuite et de renoncer à ses vœux sur-le-champ.
Ernest repoussa une mèche brune qui s'était échappée de la natte de Violette, laissant sa main s'attarder sur sa joue, puis sa gorge avant de glisser lentement dans son corsage. Il fallut à la jeune herboriste un effort tout particulier pour ne pas réagir, ne pas protester malgré toute la révolte qui grondait dans son esprit. Déçu de ne pas même lui soutirer un regard, il lui attrapa le visage pour la contraindre à l'affronter. Avec ses yeux d'un bleu de glace, ses boucles châtain sa mâchoire carrée et la jeunesse de ses vingt ans, il faisait un bel homme. Pourtant après son entreprise subtile, l'emprise qu'il exerçait sur son menton était forte et autoritaire.

- Ne sois pas farouche, très bientôt tu seras à moi.

Malgré le ton doucereux de sa voix, quelques trilles donnaient le ton d'une sourde menace, indiquant à la jeune fille qu'elle s'exposerait à des représailles en étant aussi peu coopérative. Loin d'être convaincue par ce genre de marque d'autorité, Violette resta sidérée lorsqu'il reprit ses attouchements avec un peu plus d'insistance.
N'obtenant pas même un témoignage de plaisir ou de soumission, le jeune homme la repoussa d'un revers brusque du bras qui l'envoya au sol.

- Par la Trinité pourquoi a t-il fallut qu'en plus d'être faite comme une fillette, la femme à laquelle on m'a attaché soit une frigide? J'ose espérer un peu plus d’enthousiasme pour tes devoirs envers moi quand nous serons mariés.

Désemparée, la jeune fille ouvrit la bouche sans trouver quoi répondre. Il n'y avait rien à dire, rien qu'il eut été prêt à entendre. Pouvait-elle lui confier qu'il la terrorisait? Qu'elle n'avait jamais connu la proximité d'un homme? Elle se contenta de serrer les dents après avoir bredouillé une excuse.
Tout cela commençait bien mal...
La voyant ployer devant lui sans opposer de résistance, il se calma et après un temps interminable, l'aida à se relever. Ses prunelles dardaient sur Violette un regard froid.

- Violette, je veux une femme, et tu devras apprendre à le devenir. Je ne suis pas très patient et je n'ai pas beaucoup d'estime pour la faiblesse. Alors j'espère pour toi comme pour moi que tu apprendras vite comment me satisfaire.

Cette fois elle ne se déroba pas à la confrontation et lui offrit une expression trouble de peur et de confusion. Eut-il plaisir à avoir tiré une autre réaction d'elle que de l'indifférence, il lui vola un baiser avant de la laisser repartir.
Retranchée derrière son attitude digne, elle regagna son foyer sans laisser poindre la tourmente qui la ravageait intérieurement. Ce ne fut que lorsqu'elle fut seule chez elle après avoir envoyé Primerose aux courses qu'elle fondit en larmes, cédant à sa détresse. Elle ne laissa pas le désespoir la consumer longtemps et se contraignit à se relever.
Elle devait épouser Ernest. Elle devait apprendre à ne plus en avoir peur. Apprendre à éviter ses colères, comprendre comment il fonctionnait et en tirer le meilleur parti.

" Lorsque quelque chose te semble impossible, prend du recul et essaie d'approcher le problème différemment" disait souvent Aveline.

Ernest avait certainement une faille, un point faible. Si elle le trouvait et qu'elle manœuvrait habilement, elle pouvait peut-être espérer inverser le rapport de forces. S'accrochant à cette idée, elle reprit le cour de sa journée sans plus afficher l'appréhension et la peur que lui provoquaient son futur époux.

Elle n'eut guère à endurer longtemps l'avidité d'Ernest, les noces promises ne vinrent jamais, le fiancé disparut quelques semaines avant la date fixée au printemps. A nouveau livrée à elle-même, et bien que soulagée dans un premier temps, Violette s'efforça de percer le marché des nobles pour tenter d'y vendre ses remèdes. Elle commençait à avoir de beaucoup dépassé l'âge moyen du mariage sans avoir attiré de bon parti, et son célibat s'accompagnait de quelques rumeurs malveillantes, n'arrangeant guère son image de fille à marier. Échaudée par sa brève expérience des fiançailles, la jeune fille se tourna vers la quête d'un mécène de la noblesse. Une entreprise qui représentait un pari audacieux pour ne pas dire effronté de la part d'une si modeste herboriste, mais l'ambition ne coûtait rien et pouvait lui rapporter tellement...
Si elle parvenait à devenir la guérisseuse attitrée d'une famille bien née, elle résoudrait une bonne partie de ses problèmes et l'argent ne serait une préoccupation en moins dans l'ordre de ses priorités...




... Et maintenant...

Lutter pour vivre


Un an plus tard, la menace des Fangeux était devenue une réalité quotidienne avec laquelle la famille du vannier avait appris à survivre. L'âpreté des événements avait rendu la fratrie plus soudée et plus déterminée que jamais. Tous avaient acquis la certitude que le monde tel qu'ils l'avaient connus jadis était désormais derrière eux, et que ce qu'ils avaient au départ envisagé comme une catastrophe passagère était devenu une nouvelle norme.
Un nouvel âge commençait.
Sans doute les Trois avaient-ils un plus vaste projet d'où rejaillirait le bien en temps voulu, sans doute y avait-il une raison bien particulière à l'invasion des Fangeux... Mais plus aucun des frères et sœur n'espérait voir le jour où l'on annoncerait la disparition spontanée de ces créatures. C'était à eux de faire leurs preuves, à eux de montrer leur valeur, de démontrer la force de leur foi et la puissance de leur courage.
Survivre dans un contexte impitoyable laissait des traces même sur les âmes les plus pures, et la dureté de leur situation leur avait pris beaucoup de leur innocence.
Violette, toujours sans protecteur puissant n'a pas renoncé à son entreprise.
Renoncer ne fait pas partie du vocabulaire des enfants du vannier.



Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Je le certifie Smile
Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...) En écumant Google et plusieurs annuaires RPG en quête d’un support de jeu qui me plaise
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Dernière édition par Violette Levannier le Jeu 14 Sep 2017 - 7:14, édité 23 fois
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ConstancePrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Dim 27 Aoû 2017 - 11:58
Bienvenue parmi nous ♥
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Séraphin ChantebrumeMilicienavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Dim 27 Aoû 2017 - 15:11
Bienvenue à toi et bon courage pour la fin de ta fiche!
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Astrid la DouceCartomancienneavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Dim 27 Aoû 2017 - 16:03
Bienvenue =)
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Violette LevannierGuérisseuseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Jeu 7 Sep 2017 - 16:29
Bonjour et merci (très trèèèèèès en retard) pour votre accueil Smile J'attendais de finir la fiche pour répondre, et... je crois que je vais m'arrêter là '^^ (si je m'écoutais, je pourrais continuer encore longtemps '^^)
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Talya de HaldonoresPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Dim 10 Sep 2017 - 18:20
Je passe en vitesse pour te dire que la transition de la nouvelle équipe prendra encore un peu de temps, alors si tu veux écrire plus ne te bride surtout pas, on s'adapte très bien ici !
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Violette LevannierGuérisseuseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Jeu 14 Sep 2017 - 6:59
Du coup j'en ai profité pour mettre ton conseil en application et rajouter quelques passages que je voulais développer... J'espère que ça ira et que l'ensemble restera cohérent (je n'ai pas assez de recul sur le texte pour tout voir pour le moment '^^) Smile
J'avoue avoir hâte de me frotter au RP
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Talya de HaldonoresPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Jeu 14 Sep 2017 - 23:37
Alors je te souhaite tout d'abord la bienvenue, c'est bien que tu aie développé selon tes souhaits !
Ensuite rien à redire si ce n'est que tu ne peux acquérir au départ que 4 compétences (comme précisé dans la rubrique Compétences du système rp & xp), il te faudra donc choisir laquelle ôter pour que je t'ouvre ta carrière du guérisseur !
Ceci dit, je te valide, bon rp !
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Violette LevannierGuérisseuseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Ven 15 Sep 2017 - 7:53
Re, et merci beaucoup Smile

Concernant les stats, j'ai utilisé 4 points de compétence : 2 en intelligence, 1 en charisme et 1 en habilité, du coup, s'il faut en retirer un, autant l'enlever à l'intelligence, mais je ne pensais pas avoir dépassé le quota :/
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Ethaïs Guire "Iris"Prostituéeavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Ven 15 Sep 2017 - 7:54
Talya te parlait de ces compétences :
Bas Fond
Connaissance végétale
Diplomatie
Discernement
Empathie

On ne peut en avoir que 4 au début ^^
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Violette LevannierGuérisseuseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Ven 15 Sep 2017 - 7:54
Ah, my bad, erreur de lecture (du mal à démarrer) je vois où est le soucis '^^ Du coup j'enlève Diplomatie Smile
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Talya de HaldonoresPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Ven 15 Sep 2017 - 10:54
Rebonjour !
Je parlais bien des compétences et non des points, en tout cas tu peux désormais trouver ta carrière ici !
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Violette LevannierGuérisseuseavatar


MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   Ven 15 Sep 2017 - 11:06
Effectivement, il m'a fallu quelques minutes pour comprendre mon erreur, toutes mes excuses (pas les idées très claires sur le moment) Merci beaucoup
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MessageSujet: Re: Violette, fille de vannier [Terminé]   
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Violette, fille de vannier [Terminé]
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