Marbrume



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 Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]

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Barthélemy d'OrtiemerPrêtreavatar


MessageSujet: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mar 16 Mai 2017 - 22:43




Barthélemy d'Ortiemer




Identité



Nom : d'Ortiemer
Prénom : Barthélemy
Âge : 21
Sexe : masculin
Rang : clerc, noble déchu
Premier fils d'Arthur d'Ortiemer, petit chevalier issu de la noblesse de campagne et plus fermier que seigneur, après la mort de ses parents et de ses frères et sœurs, ainsi que la destruction du domaine par les premières vagues de fangeux, il renonce à ses droits et son titre pour devenir clerc.

Blason:
 

Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : carrière du prêtre
+1 de parade / +2 d'intelligence / +1 de charisme

Compétences et objets choisis : ALPHABÉTISATION / AGRICULTURE / DOCTRINE DU CULTE / ÉLOQUENCE

L'armure de famille, encore trop lourde pour être utilisée au combat par lui, et dont il a perdu l'épée : Harnois
Sa tenue de clerc : Bure à capuchon / Bâton de voyage / Poignard


Histoire



De sa noblesse, la famille d'Ortiemer n'avait conservé au fil du temps que le respect pour la lecture et les prénoms vieillots, ainsi que l'armure des aïeux qui trônait dans le salon. D'aussi loin que s'en souvenait Barthélemy, il n'avait vu son père la porter que deux fois : l'une au passage du Comte sur leurs terres, l'autre le soir de l'attaque.

Le domaine d'Ortiemer n'avait jamais été vaste et la vente de parcelles, générations après générations, avait achevé de le réduire au rang de simple ferme fortifiée. Celui-ci se composait d'une dizaine d'ares de terrain, à majeure partie de chou et de seigle, ainsi qu'un petit moulin à vent qui reposait sur une butte et que les voisins payaient pour utiliser, après la moisson. Plus jeune, Barthélemy ne s'était jamais demandé pourquoi ses parents ne cultivaient pas le blé, les questions n'étaient venues qu'une fois arrivé à Marbrume. Jusque là, la vie avait suivi son cour, suivant la régularité des saisons, tout juste rythmée une fois le mois, par un voyage de deux jours à Tourbiere pour y faire le marché. Le domaine se trouvait à une trentaine de kilomètres à l'ouest de la ville, refermé sur sa petite vie de travail et de famille.

Géographie:
 

Les d'Ortiemer y vivaient depuis suffisamment de temps pour ne plus savoir de quel haut fait ils tiraient leur titre de chevalier et dans les fermes alentours, ils étaient surtout connus pour être des voisins serviables et sans prétention. Si le clan pouvait être qualifié d'argenté par rapport aux familles roturières de la région, c'est qu'il tirait une certaine rentabilité de leur savoir-faire et de terres fertiles et relativement plates pour le marais. La famille bénéficiait également d'un nombre suffisant d'enfants. Le grand-père, Alexandre d'Ortiemer était décédé quelques années après sa femme, d'une maladie aux poumons suite à un hiver particulièrement rude. Son fils, Arthur d'Ortiemer et sa femme Cyrielle d'Ortiemer (née Coulomb, dans une ferme voisine) avaient repris les rennes de l'exploitation, bientôt rejoins par leur premier fils Barthélemy. Né en avril 1144 des mains d'une prêtresse d'Anür de Tourbiere, il avait bien failli ne pas survivre à son premier mois suite à des complications inconnues qui le faisaient tousser. De cet épisode, il conserva une petite taille qui lui valu les moqueries de son frère. Celui-ci naquit onze mois plus tard, en 1145, suivi bientôt de sa première sœur en 1146. Son deuxième frère, né fin 1146 ne survécu pas et c'est une deuxième petite fille qui vint compléter la fratrie. Au nombre de quatre enfants, ils pouvaient aussi compter sur leurs deux oncles Coulomb pour aider aux champs.

Barthélemy grandit donc avec pour projet de reprendre le domaine à la mort de son père, mais la forte constitution de son frère et sa meilleur habilité aux champs finirent par ancrer tacitement dans l'esprit de la famille que ce serait ce dernier qui hériterait des terres. Barthélemy ne s'en formalisa pas, bien que travaillant dur et de toutes ses forces le sol, il lui préférait les livres de la bibliothèque paternelle, ou ceux qu'ils ramenaient parfois du marché, si les ventes s'étaient bien déroulées. Toute la famille avait appris à lire, écrire et compter dès son plus jeune âge, grâce à l’éducation conjointe du père et de la grand-mère. Même leur mère, Cyrielle, pourtant née de peu, avait eu le privilège d'apprendre chaque soir les écritures avec son mari, jusqu'à pouvoir réciter des morceaux de livres par cœur pendant le travail aux champs, ce qui ravissait à l'époque les petits. En plus de cela, les garçons avaient reçu un entrainement sommaire, quoique régulier à manier l'épée, ce qui s'était résumé à se taper dessus avec des bâtons chaque samedi pendant deux heures. Les deux fils et le père en revenaient couverts de bleus, mais très heureux de pouvoir aller expliquer aux filles leurs nouvelles techniques personnelles autour du dîner. Face à des adversaires plus robustes que lui, Barthélemy avait surtout développé l'art de l'esquive et de la parade, savant mélange de coups dans les doigts de son frère pour le faire lâcher prise et de course effrénée dans la cour de la ferme pour éviter de se prendre une rouste.

Si de son père, Barthélemy hérita de la lecture et du combat, sa mère, elle, lui présenta les dieux. Comme tous les gens de la région, elle priait Anür pour la sécurité de ses enfants, Serus pour la fertilité des récoltes et Rikni, par prudence et pour se préserver des maraudeurs. La famille était pieuse, observait scrupuleusement les rites et les fêtes dont elle avait la connaissance. Barthélemy se montrait aussi croyant qu'un enfant, ne voyant dans la foi et les rituels que des actes symboliques, afin de préserver le statut quo de leur vie tranquille. Une poignée de main et un commun accord avec les dieux, en somme. Barthélemy aimait sa vie de fermier. La maison était douce, sa famille aimante, le travail dur mais gratifiant et son père veillait en roi sur son domaine et son petit monde. Aussi respectait-il sans fautes les prières et les rites, ne souhaitant pas prendre le risque d'offenser quiconque.

Barthélémy profita ainsi d'une enfance relativement heureuse. La richesse relative du domaine les mettant à l'abri de la faim et achetait le docteur au besoin. Les fermes alentours, dont celle des Coulomb où vivaient ses cousins, se trouvaient à moins d'une heure de marche ce qui faisait se retrouver les enfants à mi-chemin, où ils formaient une bande joyeuse et quelque peu cabocharde. Il apprit à grimper aux arbres, construire des cabanes de bois et monter des tentes, chasser le lapin et le pigeon avec des pièges, se baigner dans la rivière et faire du feu, chanter, boire de la bière, danser, discuter avec une fille, reconnaitre les champignons et les baies, se cacher, boire le vin que le vieux Freynom cachait dans sa remise, voler des fruits, monter à dos de chèvre et de cochon... bref, tout ce que font les petits enfants quand ils s'amusent. Barthélemy découvrit aussi, à ses frais, les risques des marais. Un soir, il ne rentrât pas. Son père et ses oncles passèrent la nuit dehors à sa recherche sans rien trouver si bien qu'on le cru perdu. Barthélemy rentra finalement vers midi, tremblant de froid et de crainte. Il avait passé la nuit entière réfugié dans un arbre, persuadé que des loups rodaient non loin du lieu où il jouait. Sans conséquence pour cette fois, des événements plus grave touchèrent l'un de ses amis qui mourut noyé dans les marécages, quand un autre se blessa à la jambe et la du faire couper une semaine après pour éviter l'infection.

Plus tard, l'enfant devenu un jeune homme s’éprit de nouvelles expériences. Sans mettre fin aux escapades et chapardages à l'occasion, les garçons des alentours se découvrirent deux nouvelles passions : les filles et la bagarre. Du fait d'une éducation aux armes tirée des quelques bribes de tradition chevaleresque que conservait la famille d'Ortiemer, Barthélemy et son frère supplantaient assez aisément leurs camarades au combat singulier. Toutefois, le jeune homme s’illustrait bien moins facilement quand il s'agissait de courtiser ces dames. Il vécu ses premiers émois à l'âge de quinze ans, avec une fille de la ferme Larsonneur, ce qui lui valut d'être rossé par ses deux grands frères. S'il n'hésitait pas à l'ouvrir et jouer les fiers-à-bras au quotidien, Barthélemy resta longtemps un garçon timide et un peu gauche pour ce qui était de dépasser le stade de la conversation dans les sous-bois. Il s'éprit tout de même, sur le tard, de la cadette de la famille Freynom, avec qui il resta plus d'un an, vers ses dix-huit ans, et partageait déjà timidement des projets de fiançailles, encouragés qu'ils étaient par leurs parents.

A l'âge avancé de dix-sept ans, de plus en plus convaincu qu'il ne reprendrait pas la ferme, Barthélemy se pencha plus en détails sur les rites religieux. Il était assez coutumier dans les familles nobles d'envoyer l'un des fils dans les ordres et bien que sa formation ait pris du retard du fait de son droit d'ainesse, son père voyait d'un bon œil cette professionnalisation. Ce dernier lui permis d'ailleurs de passer trois mois pendant l'hiver dans une petite retraite monastique, quelques kilomètres au sud de l'actuel village des bannis. Les bâtiments étaient austères et anciens, divisés en trois ailes pour chaque divin et le centre servait comme lieu de cérémonie. La vie y était rude, les prêtres campagnards bourrus et en tant que jeune et unique laïque du lieu, on confia à Barthélemy la plupart des tâches ingrates et du travail physique, si bien qu'à son retour au domaine d'Ortiemer, il ne semblait plus aussi enchanté qu'à son départ. Sans se décourager pour autant, Barthélemy se mit à entretenir une correspondance soutenue avec la prêtresse d'Anür, la même qui l'avait mise au monde. A raison d'une lettre par semaine et d'une rencontre par mois, à l'occasion du marché, pendant plus d'un an, Barthélemy se plu à débattre et nourrir sa propre réflexion sur la religion. Rapidement, il prit de lui même la charge d'officier les cérémonies domestiques, d'abord par jeu et à l'amusement général, apprenant certaines litanies et prières par cœur, notamment celles du souper, de la moisson et pour protéger sa famille des maladies et des dangers. Il ne manquait d'ailleurs jamais une célébration officielle, qu'il s'agisse de cérémonies ou de fêtes, pour lesquelles se déplaçait parfois un religieux jusque dans la communauté des fermes.

...

Début juillet 1164, la communauté des fermiers commença a recevoir des rumeurs d'anomalies à l'ouest, puis, quelques jours plus tard, les premiers réfugiés passèrent sur leurs terres. Pressés de s'éloigner vers la côte, ceux-ci ne prirent pour la plupart même pas le temps de demander l'hospitalité pour la nuit. Racontant des histoires contradictoires, récits horrifiques dépeignant tantôt des démons atroces, tantôt des bandits, tantôt les dieux eux-mêmes descendus sur terre, Arthur d'Ortiemer prit la responsabilité d'accueillir ceux qui venaient lui demander asile, autant par charité que pour comprendre ce qui arrivait. Pendant la première quinzaine de juillet, les réfugiés se succédèrent à la ferme, à raison de plusieurs nouveaux chaque nuit, chacun avec de nouvelles explications confuses. Au début, la plupart avaient leurs bagages avec eux et formaient les premiers lots de fuyards qui avaient eu le temps de s'enfuir en ayant vent des massacres. Mais avec le temps, les estropiés, orphelins et voyageurs aux familles détruites se firent de plus en plus nombreux. Ceux la avaient les yeux fous, terrifiés, quand d'autres vagabondaient simplement sur les terres, le regard vide, avançant mécaniquement sans qu'il soit parfois possible de simplement leur tirer un mot.

Devant l'ampleur de la migration, certains fermiers envisagèrent de partir eux-aussi, de se joindre à la vague. Cela fit débat, mais pour la plupart des gens, dont les parents d'Ortiemer, il était inconcevable d'abandonner ainsi leur unique source de revenus et héritage familial sur vent de simples rumeurs. S'il s'agissait de pillards, comme Arthur le croyait, alors ceux-ci pouvaient très bien avoir dévié de leur chemin, se rendre plus au nord où les terres sont plus riches. D'ailleurs, s'ils partaient, qui protégerait les récoltes des réfugiés affamés ? Ce serait la ruine. Mi-juillet, on invita tout de mêmes chacun à préparer ses bagages dans le cas où il faudrait se rendre en hâte à Tourbiere quelques jours, afin de profiter des murs de la cité.
Ils n'en eurent pas le temps.

Un soir, le 21 juillet, sous une pluie battante, alors que la famille soupait en silence, des cris s'élevèrent des murs d'enceinte. Arthur d'Ortiemer se leva gravement et sans rien dire se rendit au salon, où il vêtit l'armure familiale. C'était la seconde fois que Barthélemy le voyait habillé ainsi, si bien que chacun pressentait que l'heure était grave. Épée à la ceinture, il sortit sous l'averse, escorté de ses deux fils. Les cris s'étaient tu, on n'y voyait goutte. Les trois se séparèrent et entreprirent de faire le tour du mur, observant à travers les meurtrières les champs de chou qui encerclaient la propriété, sans rien pourtant distinguer à travers le rideau de pluie.
Les cris soudains se réveillèrent, mais cette fois-ci plus proches, à l'intérieur des murs, près de la maison. Barthélemy se précipita en compagnie de son père vers la demeure dont les vitres avaient été brisées. A l'intérieur gisait sa mère, entourée de quatre choses humanoïdes, nues et trempées. Arthur se précipita, épée à la main pour repousser une cinquième créature qui menaçait ses deux filles, blotties contre la cheminée. Barthélemy resta quant à lui un instant tétanisé par ce spectacle, le regard perdu dans les linges ensanglantées de sa mère. De l'autre côté de la pièce, les créatures attirées par les moulinets de l'arme portèrent leur attention sur le père, avant de soudainement se jeter dessus, faisant preuve d'une force inattendue. Déséquilibré, Arthur d'Ortiemer s'écroula sous le poids, sans que Barthélemy n'arrive à intervenir. Ses deux sœurs tentèrent de profiter de cet instant de flottement pour traverser la pièce mais la plus petite fut attrapée par derrière et mortellement mordue au cou.
Plaçant la seconde derrière lui, le jeune homme qui venait d'être rejoint par son frère, sembla se réveiller aux cries de la benjamine et s'empara d'un balais qui trainait pour se mettre à frapper de dos les monstres qui écrasaient son père. Ce dernier grognait et soufflait, à la fois protégé et enfermé dans sa lourde carapace. L'épée gisait dans un coin.
L'une des créatures, visiblement agacée de se prendre des coups à l'arrière, fit soudain volte-face, se jetant au visage de son frère qui gargouilla d’horreur avant de s'écrouler à son tour. Le père remuait déjà moins, alors qu'un épais fleuve de sang s'échappait de sa cuirasse. Barthélemy embrassa la pièce du regard. Trois créatures plongeaient leurs mains dans les interstices de l'armure du père, une avait tiré la plus jeune sœur près de la cuisine, comme ce qui n'était plus qu'un amas de membres sanglants. Son frère aussi avait cessé de se débattre et gisait, abandonné au sol, le visage méconnaissable.
Et la cinquième ? Où était-elle ? Et où était sa sœur ? Barthélemy se jeta au dehors, hurla son nom. L'averse couvrait sa voix. Cette nuit là, le jeune homme s'enfuit. Dans le fol espoir de la retrouver, il grimpa au pommier de la cour, comme il avait l'habitude de le faire, passa les murs d'enceinte et tomba dans le domaine. Le sol était de boue, gorgé d'eau de pluie et les jeunes choux se mêlaient de manière chaotique à la terre pour le faire trébucher.

Sans succès, Barthélemy passa la nuit entière à patauger dans le marais à la recherche de sa sœur, dans un état de confusion et de terreur totale. Ce n'est qu'alors que la pluie semblait se calmer, que le jeune homme se résolu à prendre le chemin de la ferme Coulomb, fou d'angoisse à l'idée de savoir ce qu'il y trouverait. Si ça sœur avait fuit, c'était naturellement chez leurs cousins qu'elle se serait rendue.
Leur ferme ne possédait, elle, qu'un muret pour toute protection. Seule sa relative dissimulation dans un bosquet aurait pu lui épargner une attaque. Les craintes du jeune homme se concrétisèrent néanmoins, lorsqu'il aperçu de loin la porte en bois gisante à côté de ses gonds et la rougeur du sang que la pluie n'était parvenue à totalement diluer teignant encore le sol.

Prudent, inquiet, Barthélemy longea les pierres jusqu'à l'entrée en espérant faire le moins de bruit possible. Il jeta un œil dans la demeure. Une tempête semblait s'y être déroulé, meubles et bibelots jonchaient le sol trempé et sanglant. Au milieu de la pièce, allongé par terre, une forme massive gisait. Il y reconnu son père.
Se jetant dans le salon, Barthelemy y découvrit un homme mourant, le flan droit de l'armure avait été percé et on pouvait apercevoir dans le trou la bouillie rougeâtre qu'avait autrefois été le torse de son père. Celui-ci respirait péniblement, l’œil vitreux, il mit quelques minutes à reconnaitre son fils qui sanglotait à ses côtés. Alors qu'une des créatures qui le pressaient avait finalement décidé de partir disputer les morts, plutôt que de s'acharner sur un homme en armure, Arthur d'Ortiemer était parvenu à assommer sa dernière assaillante d'un coup de tabouret. Décidé à retrouver ses deux derniers enfants et alors que les deux autres bêtes ne faisaient pas attention à lui, trop occupées à festoyer, il avait fuit le domaine et s'était directement trainé jusqu'à la ferme Coulomb pris de l'idée qu'il y retrouverait les survivants de l'attaque, pendant que son fils errait encore au dehors. Il n'y avait trouvé que des morts et les avait entassés dans la cour. Là bas gisait sa dernière sœur.

Barthélemy resta une journée sans oser bouger, aux chevets de son père, après quoi celui-ci s’éteignit en fin d'après-midi. Craignant une nouvelle attaque et sans possibilité de faire son deuil, le jeune homme entreprit de retirer l'armure ensanglantée, se munit d'un peu de fromage qui restait dans la réserve des Coulomb, empaqueta le tout et prit la route de Tourbiere alors que la nuit commençait à tomber.
Il ne rencontra rien de dangereux sur son chemin, s'arrêtant peu, n'osant pas dormir et à pas soutenus, arriva épuisé à Tourbiere un peu avant midi.

Il se mêla hagard à la colonne des réfugiés souhaitant entrer dans la ville et pu passer les portes le soir venu. Encombré d'un lourd paquetage, harassé de fatigue et sans lieu où dormir, il suivit quelques pauvres erres et trouva refuge dans un marché couvert. Avec l'été, la nuit fut douce quoique inconfortable. Le lendemain, il s'en alla retrouver la prêtresse d'Anür avec qui il échangeait depuis longtemps, lui exposa son histoire et demanda son aide. Celle-ci lui proposa de l'accueillir au temple quelques temps, en échange d'un travail domestique à fournir en tant que laïque. Alors que juillet touchait à sa fin, les vagues de réfugiés se firent plus pressantes à Tourbière, ainsi que les blessés en demande de soin. La ville entreprit des travaux de fortification et proposa à la population valide de rejoindre la milice pour former un nouveau détachement fait de civils, afin de patrouiller les environs et alléger le travail des gardes.
Barthélemy ne se sentait alors pas prêt à s'engager si vite et ce manque de combativité l'amena à envisager de quitter la ville, trop exposé à son goût, pour rejoindre la côte et la ville de Marbrume. Début août, alors que la pression sur la ville se faisait plus violente et que des nouvelles d'attaques provenaient de partout, Barthélemy fit ses adieux à la prêtresse et rejoint une caravane en direction de l'est, dans ce qu'il pensait être une de ses dernières opportunités de quitter la ville avant que les alentours ne deviennent trop dangereux.

Ils remontèrent pendant trois jours, lors d'un voyage sans encombre. Les lieux traversés étaient alors encore préservés et seule la masse de réfugiés toujours croissante qui se dirigeaient vers Marbrume témoignait des événements dans le pays. Il atteignit la ville le premier août 1164 et se trouva rapidement sans biens ni personne sur qui compter. Profitant les premiers jours des lieux d'accueil prévus pour les réfugiés, il prit finalement une décision qu'il murissait depuis quelques temps : celle de se faire ordonner prêtre.
Sa famille massacrée, ses terres inaccessibles et hantées, noble d'un titre vieux de plusieurs générations et oublié de toutes les cours, il était temps de renoncer à ses anciennes prétentions, son ancienne vie, et partir à la recherche de ce qui la lui avait volé...

Il s'en alla au temple de Serus, qui lui semblait le plus à même de reconstruire le vieux monde. La ville grouillante de miséreux, les prêtres étaient débordés, on lui accorda une place comme apprenti suite à une entrevue express avec pour mission de se présenter le lendemain au temple, dès l’aurore. Bien qu'un peu plus âgé que les novices habituels, son nom à particule suffit à lui ouvrir sans trop d'ennuis la voie des dieux. On lui attribua une petite alcôve dans un coin du temple, le droit de se présenter aux repas et un clerc ordonné pour lui servir de mentor. Il avait de plus obligation d'aider aux travaux domestiques, ce qui se résumait à entretenir les potagers du temple, laver le sol et la vaisselle ainsi qu'assister les prêtres autant que faire se peut, en étant présent à toutes les cérémonies, avant et après, afin de veiller à leur bon déroulement et ranger ensuite.

Il devint l'assistant personnel du prêtre de Serus, Adrien Métivier, ancien paysan et homme du peuple, qui l’emmena au contact des indigents et des réfugiés, afin de leur fournir des soins et des réponses. Il y avait fort à faire et Barthélemy fut rapidement envoyé au charbon par son supérieur. Il put ainsi très vite s'exercer à l'art des prêches et des sermons, bien que n'étant pas encore clerc, ce qui lui valut une formation accélérée, néanmoins compensée par le fait que le jeune homme dû parfois improviser un peu la parole des divins. De là sans doute naquit une certaine tendance à l'excentricité dans sa pratique du culte, certain diront une forme d'hérésie populiste imputable à sa jeunesse. Durant sa formation, il se lia d'amitié avec d'autres jeunes apprentis avec qui il eu l'occasion de discuter théologie. Les temps étant aux bouleversements et les prêtres assermentés, trop occupés à faire face à la demande croissante des nouveaux venus, n'avaient guère l'esprit à surveiller scrupuleusement les chemins de pensé de leurs apprentis.


Barthélemy d'Ortiemer resta plus d'un an comme apprenti au service d'Adrien Métivier, jusqu'en automne 1165, la période actuelle. Durant sa formation, il avait l'occasion d'observer l'évolution du mal qui attaquait le pays, en étant chaque jour au contact de ses témoins. Heureusement, il ne resta pas toujours à Marbrume et se trouvait à Traquemont, dans les pas de son mentor, lors des événements de janvier 1165, ce qui le sauva peut-être d'une mort tragique. Cette expédition commandée par le temple avait pour objectif de pallier le manque de prêtres de Serus dans la région pour la cérémonie de l'Avènement, hautement symbolique en ces temps de crise.

Barthélemy retrouva à son retour une ville plus fragilisée que jamais. Pire, la vulnérabilité de Marbrume, où il avait cru pouvoir trouver refuge et dépasser son passé, le renvoyait six mois plus tôt, à la tragédie qu'il avait connu. De plus, la crise ne semblait pas vouloir se calmer. Pris d'angoisses solitaires et de difficultés à trouver le sommeil, le jeune homme trouva une forme d’apaisement dans un intérêt quasi obsessionnel pour les fangeux, sur qui il commença à emmagasiner un maximum d'informations et de témoignages.

Durant l'année 1165, le garçon se referma sur lui-même, très attentif à son parcours, il donnait beaucoup du sien dans ses prêches et Métivier ne trouva plus grand chose à redire sur son comportement. Durant son temps libre, il avalait les livres de la bibliothèque des temples et parcourait les refuges pour entendre les dernières rumeurs. Il n'était d'ailleurs pas rare de le croiser aux portes de la ville pour y observer les colonnes de réfugiés qui ne semblaient pas se tarir, ou vagabondant parfois jusque dans les Faubourgs, à interroger les habitants sur leurs histoires. Cela lui valut parfois des roustes, souvent du mutisme, mais il en apprit assez pour commencer à nourrir l'idée que la suite de ses investigations ne pourrait plus se dérouler uniquement à Marbrume, et qu'un jour ou l'autre, il lui faudrait reprendre la route pour observer les choses de plus près...


Physique




Barthélemy tire ses cheveux blonds cendrés de sa mère et les laisse pousser depuis son arrivée à Marbrume, ce qui aurait été plus gênant pour le travail de la ferme. Encore jeune d'apparence, la famine qui tient la ville depuis maintenant un an n'a pas contribué à renforcer sa carrure et c'est en apparence un jeune homme frêle, presque maladif, qui aide à la messe dans les quartiers du Goulot et de la Hanse. Les insomnies lui ont cerné les yeux, la malnutrition creusé les joues et l'expérience pincé les lèvres, mais sa voix n'a rien perdu d'une certaine fougue adolescente, animée d'énergie et de bonne volonté. Très loin d'être apathique malgré de courtes nuits, il donne le plus souvent l'impression d'un garçon dynamique, alerte et avenant. S'il peut sembler parfois soucieux, surtout dans des moments de solitude, ce n'est pas pour autant quelqu'un d'avare pour les sourires et sa personnalité presque chaleureuse, animée d'un soucis pieux des autres, en fait quelqu'un de social, avec qui il est plaisant de converser, à condition que ce soit de religion.

Reconnaissable de loin par sa bure miteuse et ses cheveux fous, il arpente la ville du haut de son mètre soixante-dix et fort d'une petite soixantaine de kilos. Le teint pale, autant à cause du climat que du manque de protéines, souvent crasseux de par ses escapades, il ne se différencierait pas vraiment des gamins des rues si ce n'est pas ses habits de clerc et un certain port noble. Loin de faire illusion avec une famille de plus haute extraction, son père avait néanmoins toujours insisté pour que ses enfants se tiennent droits, le menton haut, ce qui leur évita les postures courbées qu’arborent bien trop souvent les paysans cassés aux champs. Cette souplesse de maintient et d'allure lui donne par certains aspects des allures de chat errant.
C'est néanmoins dans son langage que la différence est significative. Bien que ponctué de mots en patois, bien souvent inconnus dans la ville de Marbrume, Barthélemy sait porter porter la voix et se faire entendre par une élocution altière, claire et incisive au besoin. Son vocabulaire néanmoins n'est pas particulièrement plus développé que celui du péquin lambda, tout au plus connait-il quelques termes spécifiques à la chevalerie et ses armoiries.
Ces quelques signes d'apparente noblesse contrastent d'ailleurs avec des mains rendues caleuses par le travail de la terre et une certaine rudesse des mœurs, propre au monde paysan. De même, le jeune homme n'est pas le dernier à connaitre les chansons paillardes à la mode et à prendre son pieds en se saoulant plus que de raison. Seuls ses moyens financiers l'en empêchent.

Barthélemy n'a jamais eu l'occasion de porter l'armure familiale, qui se trouve rangée en sécurité au temple.


Personnalité



Ce qu'on retient d'abord de Barthélemy, c'est sa résolution de caractère. Comprenons nous bien, n'importe qui ayant vu sa famille se faire dévorer sous ses yeux aurait soit sombré dans le plus profond abattement, soit se serait retranché en lui même. Le jeune homme ne fait pas exception : plutôt taciturne et réticent à parler de lui, du moins dans un cercle privé, il préfèrera toujours amener la discussion sur son interlocuteur. En public, d'ailleurs, Barthélemy semble être quelqu'un de sociable, sympathique, voire détaché. Ses prêches l'amènent souvent au contact d'inconnus, ou à prendre la parole devant plusieurs personnes. Dans ces moments là, tout semble laisser paraitre un garçon sûr de lui, empathique, prévenant, posé. Il suffit néanmoins de sortir de ce rapport prêtre-ouaille pour tomber abruptement sur un individu scellé, de marbre. Peu amène voire cassant, Barthélemy semble n'avoir pas de temps à perdre, en dehors de ses offices. Le garçon se révèle en effet tout entier consacré à la question des fangeux qui l'obsèdent. Collectionnant les rares écrits à leurs propos, les récits de caravanes et de mercenaires, allant chercher jusque dans les bouges les plus mal famés le dernier réfugié arrivé en ville pour écouter son histoire, Barthélemy compile, compare les informations. Pour en faire quoi ? Pour l'instant rien. Mais persuadé de l'origine divine de ce fléau, il tente d'en comprendre la raison.

C'est d'ailleurs un étrange dévot qui a rejoint les ordres dès son arrivée à Marbrume. Débarqué pour devenir prêtre sans humilité ou crainte pour les trois divins, il le dira lui même, il est ici pour trouver un sens à la tragédie générale. Sa relation avec les dieux semble donc étroite... du moins de son côté. Il dialogue souvent, médite, interroge le vide, cherche des symboles et des indices. Sans jamais perdre son calme, il semble néanmoins déterminé à obtenir des réponses à ses questions. Persuadé que les événements qui s’abattent sur le monde ne peuvent pas laisser les Trois indifférents, Barthélemy emploie toute son énergie à comprendre si ceux-ci en sont à l'origine ou cherchent à limiter la casse. Auquel cas, une force aussi puissante qu'eux serait à l’œuvre et à identifier de toute urgence. Sans néanmoins de preuves pour étayer ses spéculations, le jeune homme s’emploie donc à chasser au quotidien les traces d'influence divine sur le monde.

Il développe, avec l'aide de quelques autres clercs une nouvelle approche du dialogue divin : c'est par l'empirisme que l'on comprendra la volonté des Trois. Les attitudes qui réussissent dans la vie de tous les jours sont forcément louées par le ciel, au contraire, tout acte qui échoue en est forcément désapprouvé. En observant bien les comportements fructueux, il est donc possible de déterminer la volonté divine et la voie à suivre pour apaiser leur colère, ou mériter leur pardon. Dialoguer, prier avec les dieux ne servirait alors qu'à obtenir des indications, à porter le regard au bon endroit, s'ouvrir l'esprit à de nouveaux chemins. Seule la vie quotidienne est en dialogue avec la Trinité. Partant de cette idée, Barthélemy chercha à multiplier les expériences possibles, allant à la rencontre des indigents comme des riches, mais toujours avec à l'esprit l'idée d'un jugement moral. Par un procédé dialectique qu'il approfondit avec d'autres apprentis, c'est l'introspection qui doit permettre de faire réaliser à chacun, à partir de son passé, quels comportements ont été vertueux dans sa vie, ou non. Cette conception de la vertu viendra paradoxalement renforcer sa carapace. En tant que futur prêtre, que guide, il se doit à la fois de garder un œil pieu et donc objectif sur le monde, sans y faire intervenir son intimité et ses doutes, mais aussi pour offrir à ses ouailles l'image d'un homme de confiance à qui l'on peut se confier.

Ces pérégrinations ont rapidement fait de Barthélemy un aventurier, certains diront une tête brulée, capable de s'engager de manière assez instinctive dans une entreprise qui lui semble singulière. Mettant cela sur le dos d'un empirisme radical, on peut surtout penser que, plongé dans un monde dont il ne connait rien, sans repaires et traumatisé, le jeune homme poursuit certaines tendances auto-destructrices et existentialistes. La quête de réponses, plus qu'une expérience théologique, se présente comme une crise adolescente et intime, un exutoire à ses peurs.

Bien sûr, tout cela reste de la théorie. Entendez que c'est ainsi que Barthélemy se représente lui-même et donc la direction qu'il prend.
Dans les faits, Barthélemy n'a jamais cessé d'être l'adolescent qu'il était et de qui on a brisé la vie d'un coup sec. Caché derrière un masque de détermination pointe parfois un peu de sensibilité, qu'il exprime notamment dans ses lectures. Exutoire et échappatoire à sa nouvelle condition, Barthélemy dévore le moindre récit qu'il peut trouver, comme quelqu'un qui se noie cherche de l'air.


Soi réel




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Dernière édition par Barthélemy d'Ortiemer le Jeu 18 Mai 2017 - 3:01, édité 27 fois
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Sydonnie d'AlgrangeMilicienneavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mar 16 Mai 2017 - 23:08
Bienvenue ou Rebienvenue parmi nous =)
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Séraphin ChantebrumeMilicienavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mar 16 Mai 2017 - 23:12
Re-bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche!
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Barthélemy d'OrtiemerPrêtreavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mar 16 Mai 2017 - 23:23
Merci à vous, mais non, pas de double-compte, je débarque ^^
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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mer 17 Mai 2017 - 6:00
Bienvenue parmi nous. Very Happy
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Victor de RougelacComteavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mer 17 Mai 2017 - 6:27
Bienvenu !
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Anton GunofBoucheravatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mer 17 Mai 2017 - 6:56
Rebienvenue !
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Ruin WestingerVoleuseavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mer 17 Mai 2017 - 13:22
Bienvenuuuuuuu
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Talya de HaldonoresPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mer 17 Mai 2017 - 16:40
Yé, bienvenue dans nos rangs !
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Barthélemy d'OrtiemerPrêtreavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mer 17 Mai 2017 - 22:19
Fiche terminée (a priori ^^)
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Talya de HaldonoresPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mer 17 Mai 2017 - 22:34
Quel bel avatar I love you
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Barthélemy d'OrtiemerPrêtreavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Mer 17 Mai 2017 - 22:39
Tout est affaire de bon goût x)
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Yseult de TraquemontChâtelaineavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Jeu 18 Mai 2017 - 0:08
Voyons donc ce qu'on a là !

Une fiche assez étoffée, plutôt complète. À titre personnel j'apprécie le personnage en ce que tu nous présentes un jeune homme que je trouve tiraillé entre des restes d'adolescence (avec ce que ça comporte de vulnérabilité et d'énergie) et les débuts d'une vie adulte pas franchement rigolote. Son côté sérieux associé à son apparence ébouriffée me laisse en tête un contraste amusant.

Quelques fautes traînent, un peu trop je trouve : tu écris bien, ces erreurs d'accords de genre et de nombre ne devraient pas être là. Une relecture ou un quelconque logiciel pas trop débile te les auraient trouvées très vite, c'est dommage !

Concernant l'histoire, et parce que j'aime bien chipoter, voici ce qui me chiffonne : la scène de la destruction du domaine familial. En soi, elle est plutôt sympathique et ne dépareillerait pas dans un film d'horreur. C'est la panique, c'est grave et c'est le bordel - on se retrouve assez aisément derrière les yeux de Barthelemy. En revanche son père me fait l'effet d'un magicien ! À un moment il précède ses fils dehors, et d'un seul coup il est de retour à la maison à faire rempart de son corps au reste de la fratrie, puis quand son aîné s'enfuit vers la ferme de ses cousins... son père trouve le moyen d'y arriver avant lui ! Et en armure lourde, je vous prie. Ça reste du détail mais ça gêne un peu la cohérence de la scène, qui hormis ça est bien fichue. J'apprécierais que tu trouves le moyen de retarder Barthelemy durant cette partie (afin de justifier que son super-papa se téléporte partout avant lui), puisque je crois sentir que tu tiens à ce qu'Arthur porte une grosse cuirasse.

Une autre chose, qui consiste juste en une précision que je t'apporte : manifestement, la famille Ortiemer est très désargentée, à tel point qu'hormis un peu d'éducation ils n'ont pas grand-chose en commun avec la noblesse du Morguestanc. Note bien qu'en RP, ça t'attirera le mépris ou la pitié des aristocrates.

Dernier point, qui à mon avis comme tu dois t'en douter, concerne l'armure familiale. Quelques précisions supplémentaires tout d'abord : c'est exceptionnel qu'un prêtre possède ce genre d'objet, et par ailleurs, il n'y a aucune raison qu'il la porte lors de son travail (note bien les malus que le harnois inflige, et en prenant en compte l'inexpérience du personnage avec ce genre de cuirasse, une pénalité pourrait t'être donnée en quête par le MJ si tu venais à l'enfiler malgré tout).
Si tu venais à officier à l'extérieur de la ville, il est bien plus probable que des miliciens t'escortent et même qu'ils t'accordent pour la sortie une protection de type cotte de mailles, plus pratique et adaptée. À titre personnel je te suggère de transformer l'armure en question en ladite cotte.
Malgré ça, si tu le souhaites vraiment, tu peux débuter l'aventure avec le harnois - et ça exclut les jambières et le casque : une pièce d'armure !

Voilà voilà. ♪
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Barthélemy d'OrtiemerPrêtreavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Jeu 18 Mai 2017 - 2:12
Merci pour cette réponse étoffée ^^

J'ai retravaillé un peu le passage de l'attaque pour rendre l'enchaînement des événements plus clair, et corrigé un maximum de fautes.

Pour l'armure, c'est entendu. En fait, je ne compte pas spécialement l'utiliser pour le moment, il s'agit plus d'un dernier vestige de la famille Ortiemer. Hors de question de l'utiliser au combat, déjà parce que Barth' craindrait trop de l'abimer (ce qui est stupide) ou de la perdre mais surtout qu'il est bien incapable de s'en servir. ^^
Disons que je la garde dans un coin si un jour Barthélemy a suffisamment progressé pour donner un tournant à son RP en le réconciliant avec sa vie perdue. Mais du coup je préfère garder l'armure bien lourde. Smile

EDIT : après relecture de la fiche, j'ai changée la compétence DIPLOMATIE en ÉLOQUENCE , plus cohérente avec la personnalité du personnage.
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Yseult de TraquemontChâtelaineavatar


MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   Jeu 18 Mai 2017 - 11:47
C'est tout bon. Ta carrière a été créée ici, pense à la mettre dans ta signature ou son lien dans ton profil, ça facilitera la vie des MJ : http://marbrume.forumrpg.org/t2336-barthelemy-d-ortiemer-carriere-du-pretre#37336

Je valide et archive, ton rang et ta couleur arrivent sous peu. Bon jeu parmi nous !
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MessageSujet: Re: Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]   
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Barthélemy d'Ortiemer - La pluie, le sang et le vin de messe [terminée]
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