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 Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins

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Rollon TencravelPirateavatar


MessageSujet: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Ven 5 Mai 2017 - 21:18




Prénoms & Nom




Identité



Nom : Tencravel
Prénom : Rollon
Âge : 38 printemps
Sexe : Masculin
Rang : Pirate, membre du Séraphin.

Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs :

+2 ATT
+2 INI

Compétences et objets choisis : (voir topic Système Rp & Xp)

CONNAISSANCE TACTIQUE
COUP PRECIS (1)
TORTURE
VIOLENCE FORCENEE

Epée longue à une main
Crochet à la main manquante
Capuchon en cuir
Gants en cuir usé
Veste de cuir
Jambière de cuir


Physique



Rollon est un individu caucasien plus petit que la moyenne, en plus d'être assez fin, quoiqu'endurci par le temps et les épreuves. La première fois qu'on daigne l'observer dans les yeux, on est pris d'un haut le coeur, d'une nausée désagréable qui vous serre la gorge. Sa laideur est telle qu'il aurait, dit-on, réussi à tuer quelqu'un juste par effroi. Rollon est laid. Il a l'oeil noir, tant au sens propre qu'au sens figuré, surplombé de sourcils noirs et froncés ainsi que les cheveux noir en bataille, sales, disgracieux, tombant en désuétude sur un visage violacé par la haine et la misanthropie, exprimées par ce regard ample, opaque, qui ne laisse rien transparaître des méandres de son esprit. Son nez est énorme et davantage coloré que le reste de son visage couvert de cicatrices, preuve de son alcoolisme invétéré. Il possède d'ailleurs une sérieuse séquelle à l'estomac, dont il aurait failli mourir d'un ulcère, croyant encore qu'Anür ne souhaite pas, pour l'heure, recueillir son âme souillée. Sa bouche fine, entourée de grosses lèvres humectées en permanence par une salive acide et alcoolisée, laisse parfois entrevoir un sourire carnassier aux dents noircies ou remplacées çà et là par de l'or. Il porte en permanence un capuchon pour ne pas afficher sa calvitie prononcée, sur laquelle se dessinne d'horribles points de suture à tout va.

Sa démarche est boîteuse et frénétique. Il est souvent parcouru de spasmes alors qu'il s'exprime d'une voix graveleuse au timbre altéré par l'opium qu'il consomme à foison pour calmer ses ardeurs. Des chevalières en tout genre ornent ses doigts, différentes au fil des jours, qui butins de guerre personnels. Rollon est en effet un excellent bretteur, dont seul lui a le secret de son ignoble stratégie.

Ah, et pour courroner le tout, Rollon a le mal de mer.

Personnalité



On dit de Rollon que c'est un meneur né. Il n'hésite pas une seule seconde à exploiter la faiblesse, la petite faille d'autrui à ses propres desseins. La vie lui a en effet appris à ne jamais faire confiance à qui que ce soit. Il flirte en permanence avec le meurtre et la violence. Il sait comment instaurer la peur et le désarroi tant chez les ennemis pour les vaincre que chez ses alliés pour les dissuader de prendre sa place. L'on raconte qu'il convoite la place du Séraphin. Seul lui sait vraiment quels sont ses véritables desseins qu'il ne révèle à personne. Un allié d'aujourd'hui peut être un traitre de demain.

Son rapport à la Trinité est profond et très personnel. Rollon n'éprouve aucune confiance envers l'espèce humaine et agit seul contre tous. Il croit cependant à la Trinité, surtout depuis qu'il a enrôlé le Séraphin, convaincu qu'il bénéficie de la bénédiction d'Anür, voguant dans son domaine dont l'étendue lui donne le vertige - le mal de mer, en fait. Son ennemi principal se retranche derrière une citée fortifiée qu'il n'hésitera pas à malmener. Rollon a la ferme volonté d'écraser ses ennemis. Il se sent au-dessus de tous ces seigneurs qui se faisaient la guerre, seigneurs qu'il avait à ses dépends servi autrefois. Il n'hésitera pas à porter le coup fatal à Sylvrur lorsque son armée sera suffisamment puissante, pour ensuite écraser une par une ses fourmis vassales.

Rollon est un homme très orgueilleux. Il ne supporte pas que l'on l'insulte ; auquel cas il prépare une vengeance froide et dévastatrice à l'encontre de ceux qui osent le chauffer. L'alcool, l'opium, le viol, la torture, tout ce qui dépasse les moeurs de ces idiots de bonnes gens qui s'inventent une ligne de conduite pour se convaincre d'on ne sait quelle intégrité ; tout ça l'excite au plus au point et ainsi consomme-t-il sans modération au grand dam de tous.

Histoire



Sigfroid de Sylvrur a écrit:
J'envoie des gens à la mort, c’est certain.

Le ciel nuageux s'obscurcit tandis que les nuages, alourdis, commencèrent à libérer de grosses gouttes de pluie qui tombaient lourdement dans l'océan remué par la tempête et les vagues qui se heurtaient entre elles jusqu'à provoquer par la suite des secousses déstabilisantes sur la coque du vaisseau.

"C'est d'la folie ! On va tous y passer !" clâma une voix.

Celle-ci peinait à être audible en plein milieu de cette tempête, alors qu'un éclair, déchirant le ciel, fut précédé d'un grondement sans précédent ; un tonnement qui annonçait le pire. Rollon se hâta vers le protestataire avant de lui enfoncer sa lame dûment dans la glotte, le poussant du pied par-dessus bord sans aucun état d'âme, tandis qu'il se rua ensuite sur les richesses accumulées lors de butins précédents pour toutes les balancer par-dessus bord, devant le regard éhabi de ses comparses.

"Votre butin est chez l'ennemi, alors crevez ces fils de putes ou restez appauvris dans votre merde !"

Et il continuait de circuler sur le pont tandis qu'il avait fait naître en ses matelots une colère noire, celle qui servirait à décimer ces imbéciles d'anti-pirates qui pensaient pouvoir profiter de la météo pour porter un coup dur au dauphinat. Tous regardaient, s'armaient, ne protestaient pas ouvertement contre Rollon, sans doute par peur de finir par dessus bord alors que lui n'avait rien à perdre. Il ouvrit la cabine dans laquelle il avait sequestré cette jeune fille à peine adulte, vers qui il se dirigea pour l'égorger vive alors qu'elle n'eût le temps de protester que d'un simple cri étouffé ; celui d'une biche qui voulait hurler au supplice mais qu'on coupait sauvagement. De son épée, il cisaillait sans nausée aucune le peu de ligaments qui maintenaient encore la tête du corps frêle tandis que le liquide carmin noyait presque la cabine. Il planta ensuite ses ongles crasseux dans l'oeil droit de la jeune fille meurtrie, dont le visage s'était figé dans un rictus d'horreur, avant d'arracher le globe occulaire visqueux encore soutenu par un nerf optique fragilisé.

Emergeant de la cabine à grand fracas, mordillant la fibre qui finit par céder tandis que l'oeil alla s'échouer quelque part sur le bâteau, Rollon commençait à délier son futal alors qu'il se dirigeait en direction de la planche à détenu, celle où il avait poussé quelques matelos ligotés avant de les lâcher à la mer pour les donner en pâture au requin. Ainsi, faisant face à l'ennemi, il carra son troisième membre dans l'orifice éborgné, effectuant des va-et-vient provocateurs à l'attention des ennemis. Ce faisant, il saisit la tête décapitée par les cheveux blonds et la balança sur l'ennemi dont le vaisseau approchait, redressant son pantalon.

"A L'ASSAUT ! AUCUN SURVIVANT !"

Et Rollon chargeait, suivi par une vingtaine de pirates sanguinaires qui n'avaient plus rien à perdre. C'était tué ou être tué, face à des adversaires déjà effrayés par l'horreur du spectacle que Rollon venait de leur offrir, tandis qu'il ne se faisait pas prier pour jongler de sa lame souillée parmi la chair des adversaires, entraînant ses chiens dans cette même danse macabre. Anür allait devoir accorder l'asile à bon nombre de victimes, cette nuit-là.

Et Rikni. Rikni qui témoignait de sa pluie battante, qui peinait à nettoyer l'horreur causée par Rollon qui se prenait pour un Dieu, hurlant au milieu de ses acolytes alors qu'ils venaient de prendre un navire de plus dans leur armada. C'est dans ces moments-là que la bête en lui s'exhaltait d'une façon extra-ordinaire, tandis qu'il scrutait au loin cet horizon pourpre, déchiré et incertain.

La météo était redevenue clémente, les troupes avaient perdu leur soif de sang, leur transe formidable, tandis que Rollon se trouvait là, debout sur la coque, scrutant l'horizon pourpre et incertain. Cet horizon qui semblait à présent lui rendre son regard, lui qui n'avait jamais détoruné les yeux de quelconque meurtre sanglant, encore moins de sa signature. Les échos d'une vie passée lui revenaient tandis qu'il soutenait la vision d'une aube pleine de quiétude.

---

Rollon naquit un matin de printemps dans un petit hammeau montagneux. C'était en 1127, à une époque où l'on connaissait les Langres comme disputée entre seigneurs qui guerroyaient pour préserver leurs intérêts. Mais lui vivait avec sa famille loin des tumultes de la guerre, dernier d'une fratrie de trois enfants et fils de bûcherons. Son père était un grand gaillard imposant et ses deux frères aînés se forgeaient également le corps par le métier. Mais si la nature était bien faite, elle ne semblait pas avoir gâté Rollon, laid de naissance et taillé comme une brindille qu'on scinderait par l'exercice d'un pli. Il était d'ailleurs souvent malmené par ses grands frères qui s'amusaient à martyriser plus faible que soi.

Rollon était frêle et convaincu qu'il n'arriverait jamais à échapper aux brimades de ses frères en plus d'aider correctement à fendre le bois. Il était inutile et malheureux, tandis qu'il s'isolait parfois pour contempler, du haut des monts, l'étendue du monde qui s'offrait à lui, qu'il semblait tenir, l'espace d'un instant, d'un simple regard, dans la paume de sa main. Il se fit très vite une raison qu'il ne devait pas rester ici à pourrir avec une famille à qui il faisait honte, avec des frères qui le rejetaient de par ses différences.

A six ans, au fil des jours, il parcourait les environs de sa maisonette perdue en montagne, jusqu'à s'éloigner un beau jour et ne jamais revenir. Il se nourrit tant bien que mal de ce que la Nature avait à lui offrir, davantage de flore que de faune puisqu'il n'était pas rompu à la chasse. Mais il était bien jeune et regrettait déjà d'être parti alors qu'il était rongé par la faim et la fatigue.

Il fut rattrapé par ses deux frères qui s'étaient mis à sa recherche, qu'il tentait encore de fuir malgré l'était critique de sa situation. Comme si le jeune Rollon courait pour sa survie. Mais il n'était pas de taille et à bout de force, et les frères avaient convenu d'un accord : ils le battraient à mort et raconteraient aux parents qu'ils l'auraient retrouvé décédé en pleine nature. Lorsqu'ils étaient sur le point de commettre leur méfait, des hommes armés passèrent par là, comme par magie, comme s'ils étaient envoyés des Dieux, et préemptère la tentative de meurtre de Rollon au prix du sang et de la mort des deux gorilles. Rollon put à peine discerner les visages salvateurs dans sa vision trouble qu'il succomba à l'inconscience, entre la vie et la mort.

*Je m'en souviens comme si c'était hier. Ces trois êtres chimériques qui me contemplaient d'un regard lourd, la Trinité qui, présidée par Anür, semblait débattre du sort de mon âme. Serus m'avait donné la vie et objectait que j'étais trop jeune. Rikni voulait encore me mettre à l'épreuve. Anür était sceptique. Etait-ce en accord avec les lois de la nature que je survive, roué de coups après avoir passé deux jours presque sans manger et sans boire ?*

---

Rollon reprit ses esprits dans un endroit qu'il ne connaissait pas. Alors qu'il se remémorait des évenements passés, l'on vint s'enquérir de son état de santé. Un enfant si jeune que lui qui avait survécu, l'on admettait communément qu'il s'agissait d'un miracle. Mais cet homme, dont il se remémorait les traits avant qu'il ne tourne de l'oeil, Médard Raoult qu'il disait s'appeler ; lui expliquait qu'il s'agissait d'un garçon des montagnes, et par essence bien plus robuste que les jeunes garçons de son âge, même ceux qui aidaient la parentèle à la ferme.

Enfin quelqu'un qui le disait robuste. Enfin quelqu'un qui semblait croire en son potentiel.

Médard était un homme marqué par les âge, le cache-oeil brodé à l'effigie de Rikni et à l'armure cramoisie tape-à-l'oeil. C'était le chef des mercenaires de la Griffe d'Obsidienne. Le genre d'individu brillant à la tête d'une trentaine de soldats qui offrait ses services au seigneur le plus offrant. Il pratiquait le style d'escrime sobrement intitulé, en langue ancienne, Divī tonitrūs Schola. L'école du Tonnerre Divin, à l'image de Rikni qui déchaîne sa colère pour porter une frappe rapide et fatale.

Tout ceci suffisait grandement à convaincre Rollon de le suivre dans la compagnie de la Griffe d'Obsidienne où il démontra une certaine pugnacité et un caractère assez violent malgré son jeune âge, sous l'oeil assuré de Médard qui voyait en Rollon un atout, un élément de choix, un mercenaire prometteur.

Tous, ils étaient suffisamment malins, organisés et compétents pour ne pas avoir recour à piller d'eux-mêmes les villes ou villages. Il leur suffisait simplement de se ranger aux côtés des seigneurs les plus riches et les plus puissants. La Griffe d'Obsidienne avait une réputation exemplaire, comme la compagnie de mercenaire à qui il faisait bon louer les services.

---

La nuit était déjà bien entamée lorsque Rollon attendait posté avec ses acolytes mercenaires au détour d'une futaie, prêt pour l'embuscade. Ils allaient éradiquer une compagnie de mercenaires, une quizaine de rejetons du monde qu'on appelait les Loups de Langres, des saccageurs sans foi ni loi, au service de nul seigneur, qui combattaient uniquement par plaisir de guerroyer. Des sauvages, en somme. C'en n'était que plus excitant, d'autant plus qu'une coquette somme était promise à la Griffe d'Obsidienne si ils évinçaient ces loups en libertés qui dérangeaient trop.

Comme prévu, ils passaient par là, avaient sans doute prévu de voyager un peu avant l'aurore alors qu'il faisait encore sombre. Une flêche fusa, puis une autre. Il était tant d'acculer le loup dans ses derniers retranchements et de l'achever. A trentre contre quinze, pour eux, c'était perdu d'avance.

Rollon avait trente-cinq ans et avait fraîchement obtenu le grade Secundus de l'école du Tonnerre Divin. Il était bien portant, vif, rapide, et sa lame eut raison d'un de ces loups de Langres qu'il tua sauvagement dans le feu de l'action au milieu d'un carnage qu'il ne constatait plus, emporté par sa folie sanguinaire qui l'envahissait à chaque fois lors de combats, qui allaient jusqu'à lui rappeler les violences subies dès son plus jeune âge.

Il croisa le fer avec un homme brun de son âge, aussi rapide et vif que lui, la première personne qui lui tenait tête après trente seconde de croisades et de passes d'armes. Pour la première fois, la toute première fois dans sa vie depuis longtemps, la combattivité de Rollon fut mise à l'épreuve face à ce prodige de la lame qui semblait en avoir suffisamment en réserve lui aussi, face à Rollon, ce bretteur au talent et à l'endurance supérieurs à la moyenne dû à sa condition montagnarde et rustre.

Mais le combat s'éternisait et, alors que Rollon commençait à ressentir l'essouflement, il sentit la mort lui frôler l'échine de son souffle glacial lorsque son adversaire se déséquilibra, tombant à la renverse sur les coudes, pris d'une abominable quinte de toux qui peignit le bas de son visage d'une substance visqueuse et rougeâtre. En un instant, il avait perdu tout contrôle et il toussait, crachait du sang, si bien que Rollon récupérait tranquillement de son effort, reprenant son souffle alors qu'il allait l'achever.

---

"Cobryn." fit un individu qui s'approchait le pas lourd, la lame au clair de lune teintée de sang alors qu'il relevait d'une forte poigne le jeune garçon.
"Je... Je vais le tuer, Hérald, ne t'en fais pas !"
"Tu n'es pas en état. Laisse-moi m'en occuper."

La personne qui avait parlé faisait une à deux têtes de plus que Rollon, tandis que dans son visage pâle s'incrustaient deux iris bleues claires. On pouvait sentir une douce odeur de fleur d'oranger mêlée à l'odeur du sang et de la mort alors que la bise soufflait dans la direction de Rollon.

Les deux individus se toisèrent un instant, tandis que le grand blond adoptait une garde telle qu'il pointait son ensis en direction de Rollon. Avant de charger dans un cri de guerre déchirant, plus fort encore que le tonnerre qui gronde. Que le Tonnerre Divin.

* Merde ! *

Cet individu n'était pas aussi vif et agile que celui qui avait vomi ses tripes, ni Rollon d'ailleurs. Mais il avait cet esprit de guerrier que Rollon n'avait jamais croisé auparavant ; celui qui entrait dans le conflit sans nécessité de se préserver, comme s'il n'avait plus rien à perdre. Rollon lutta pour parer et esquiver les frappes calculées de ce grand blond au teint blafard dont la lame semblait fuser comme si un serpent voulait lui administrer quelque morsure fatale et empoisonnée. Rollon était trop préoccupé à s'en sortir indemne, à survivre, et il n'avait pas vu ce coup de poing destabilisant qui percuta sa concentration tandis que sa main gauche se sépara de son bras, sous ses yeux, alors qu'il chuttait en arrière, le visage incrédule face à ce guerrier, ce loup de Langres qui n'allait faire qu'une bouchée du mercenaire, dans un cri de guerre tonitruant.

Une flêche fusant dans l'épaule du grand blond pâle le préempta dans son coup fatal, tandis que Rollon se dégagea et puisa dans le reste de ses forces pour fuir, courir, pour sa survie, sans regarder derrière lui, sans même se soucier de récupérer sa main perdue, trop préoccupé par sa vie plutôt que par la douleur causée par l'amputation.

"FILS DE PUTE !"

---

Il passa les jours suivants à chercher quelconque trace de ses acolytes. Mais tous avaient péri contre ces loups de langres. Ils avaient essuyé trois pertes là où les mercenaires de la Griffe d'Obsidienne avaient tout simplement été décimée. Une honte effroyable et un immense sentiment de solitude s'abattit sur Rollon, ce qui le rendit d'autant plus violent et colérique par la suite. Et ce grand blond pâle, ce "Hérald" dont le portrait restait imprimé sur la rétine de Rollon...

Il ne tarda pas à se faire remarquer par Séraphin. Un homme qui lui rappelait étrangement Médard Raoult. S'il n'éprouvait aucune sympathie pour cet individu, il n'éprouvait pas de haine non plus. Ce n'était pas le genre d'individu qui l'agaçait et qui éveillait en lui les blessures passées. Ce fut le début d'une nouvelle carrière, celle de pirate, de contrebandier pour le compte du Dauphinat. Il sertit son moignon d'un crochet acéré, n'accorda plus aucune importance à son apparence, dépossédé de toute richesse, tout gain qu'il avait accumulé jusque-là. Il continuerait les combats en abordant les navires marchands entre deux vomissements dû à un mal de mer qu'il peinait à s'expliquer, découvrant une nouvelle réalité à laquelle il n'avait que trop peu goûté jusque-là. L'alcool, l'opium, les femmes. La liberté. Personne ne la lui referait à l'envers depuis cette défaite tapie dans son coeur noir. Plus jamais.

La fange ? Il s'en fiche totalement. Il se tient loin d'elle, et autant dire que ce fléau lui profite assez s'il peut laisser derrière lui des vies en lambeaux et qu'il pourra par la suite amasser des richesses jusqu'à asseoir sa domination.

---

"Pas le temps de lézarder, les fiffres ! Demain est un autre combat ! On en est pas encore à prendre le Labret, alors vous reposez pas sur vos acquis ou c'est plus que mon pied au cul que vous allez subir."

Soi réel




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Dernière édition par Rollon Tencravel le Dim 7 Mai 2017 - 12:56, édité 1 fois
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Sydonnie d'AlgrangeMilicienneavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Sam 6 Mai 2017 - 9:49
Rebienvenue parmi nous Wink
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Ruin WestingerVoleuseavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Sam 6 Mai 2017 - 12:29
Bienvenue !
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Bartolomeo HenriPirateavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Sam 6 Mai 2017 - 12:50
Re chef! J'espère pouvoir piller, massacrer, viol.. des miliciens et des marchands avec toi très prochainement! What a Face
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Victor de RougelacComteavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Sam 6 Mai 2017 - 13:19
re bienvenue! Mon dieu quelle sale gueule! Mais quelle belle fiche Wink
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Gabriel DestrelmarMercenaireavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Sam 6 Mai 2017 - 13:24
Re bienvenue ! Je plussoie le comte.
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Rollon TencravelPirateavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Sam 6 Mai 2017 - 15:27
Merci à tous !

Victor de Rougelac a écrit:
re bienvenue! Mon dieu quelle sale gueule! Mais quelle belle fiche Wink

Au moins, ma laideur à moi, elle est extérieure ! Wink
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Xandra ErkalMilicienneavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Dim 7 Mai 2017 - 10:16
Rollon Tencravel a écrit:
Merci à tous !

Victor de Rougelac a écrit:
re bienvenue! Mon dieu quelle sale gueule! Mais quelle belle fiche Wink

Au moins, ma laideur à moi, elle est extérieure ! Wink

La VIOLENCE.

Re bienvenue au passage.
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ThalieNepenthesavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Dim 7 Mai 2017 - 11:56
Bonjour Rollon et re-bienvenu.

Une troisième personnage aussi rapidement après le deuxième hé bhé ...

Je n'ai pas grand chose à dire sur ton personnage, si ce n'est que j'ai une petite pinaillerie de vocabulaire. En effet corsaire fait très âge d'or de la piraterie, or la piraterie à marbrume c'est pas celle de pirate de caraïbes.
Les gens sur mer mandatés pour lutter contre la piraterie, sont directement des militaires, des miliciens par des corsaires. Après, est-ce que dans ton cas ces corsaires sont d'autres pirates concurrents du Dauphinat ?
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Rollon TencravelPirateavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Dim 7 Mai 2017 - 12:57
Salut et merci,

Dans l'esprit de Rollon, corsaire pouvait désigner ceux qui étaient mandatés pour lutter contre les pirates fussent-ils miliciens, volontaires, autres bannis etc.

J'ai enlevé le terme pour éviter toute confusion. Smile
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ThalieNepenthesavatar


MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   Dim 7 Mai 2017 - 14:18
Bien tu es donc validé.

Ta connais la maison ^^

EDIT : j’ai juste évidemment changer ton épée longue à une main, par une épée courte, cette dernière étant réservée aux nobles.
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MessageSujet: Re: Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins   
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Rollon Tencravel - Un requin parmi les dauphins
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