Marbrume



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 Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !

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MessageSujet: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 9:35




Marcel Gaubert




Identité



Nom : Gaubert
Prénom : Marcel
Âge : 53 ans
Sexe : Masculin
Rang : Prêtre de Serus
[vous pouvez rajouter des éléments à votre guise]
Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Carrière du Prêtre, +1 CHAR, +2 INT, +5 PV (voir topic Système Rp & Xp)

Compétences et objets choisis : (voir topic Système Rp & Xp)

Alphabétisation
Doctrine du Culte
Histoire
Humour

Poignard
Filet

Capuchon en cuir
Gants en cuir usé
Gambison
Jambière de cuir

Physique



Un plissement de front. C'est l'émotion qu'on se fait quand on aperçoit pour la première fois ce drôle de personnage qu'est Marcel Gaubert. Cet homme caucasien au mètre soixante, ni trop gros ni trop mince, à la longue chevelure grisonnante affiche en permanence cet air indifférent et neutre tandis qu'il vous sondait de deux prunelles cernées d'une iris... Bah marron quoi, on va pas verser dans la belle littérature, ça sert à quoi ? Donc, pas très large d'épaules, il a le nez fin en trompette, oreilles plutôt grosses et à demi-dissimulée par sa chevelure, son visage est légèrement creusé malgré sa carrure qui laisse penser, au vu de sa robe de prêtre, qu'il est un peu potelé. En fait tout en lui est disgracieux. En plus il sent pas très bon, et parfois son haleine empeste le grand cru.

Son timbre de voix est grave et sa démarche est monotone alors qu'il enfouit ses mains dans son ample robe. On le remarque facilement de par son âge avancé. Il fait vieux d'apparence mais jeune d'expression. Et lorsqu'il parle, on se demande s'il n'a en fait pas vingt ans.

Aucun doute possible sur son âge avancé lorsqu'il sourit avec des dents jaunies par le temps et les âges.

Personnalité



Con. Drôle. Sincère. Un peu embêtant avec sa manie constante à dire des insultes et des vilains mots. Mais qui pourtant semble faire montre d'une maîtrise de soi extrême lors des situations les plus critiques. Le genre d'homme qui va dédramatiser les situations les plus cocasses. C'est un prêtre de Serus. S'il meurt, il est libéré de son corps qui l'emprisonne, qui le sépare de la divinité. Alors en attendant, il fait son travail comme il se doit, prêche les lois divines et chasse les chieurs.

Marcel est d'un franc parler qui ne trahit aucune arrière pensée. Surtout depuis l'arrivée de la Fange. Il leur fait des doigts d'honneur. Il répond à la misère par le sourire, à la haine par l'indifférence. Il est prêtre de Serus. Il prêche la vie et la nature. N'allez pas le faire chier avec vos conneries de bienséance et votre hypocrisie.

Marcel est un passionné d'histoire, avide de connaissance. Et de vin aussi. Et quand ça pèse lourd sur son esprit, il s'en va voir les femmes de petite vertus.

Marcel est atteint de coprolalie. Il ne peut s'empêcher de dire des insultes, même s'il ne les pense pas. Il sait au fond qu'il porte tout un chacun en juste estime. C'est juste que ça lui fait plaisir de dire des obscénités. Personne ne va en mourir. Et s'il peut faire rire tous ces pauvres gens préoccupés par leur survie dans ce monde torturé, alors tant mieux.

Pour le reste du temps, apprenez à le connaître à vos risques et périls. Mais le peu de collègues du clergé qui le connaissent le décrivent comme "un être vrai qui connait l'éveil et inspire la vie".

Histoire



Philippe de Tourres a écrit:
AH PUTAIN SA MÈRE J'AI MAL !

Terre

C'est l'histoire de quelqu'un qui naît dans la merde. Qui subit les aléas de la vie. Et qui malgré tout tente d'atteindre la sérénité. Un lotus dans un marécage. Cette fleur qui pousse dans le limon, traverse l'eau et s'épanouit au ciel.

Bon, en vrai, Marcel n'en a rien à foutre de toutes ces conneries. Retraçons les faits.

Troisième d'une fratrie d'une demi-douzaine de résidus de fausse couche, Marcel naît *vraiment* dans la merde. Sa mère s'est chiée dessus tellement elle a poussé pour l'expulser, ce rejeton de Marcel. Un prénom de merde pour un bambin de merde né dans la merde. Il a toujours pensé que sa coprolalie venait d'ici.

Témoignant donc de l'union de deux paysans qui passaient leur vie de merde à mettre les champs en jachère avec de la merde de cheval, l'existence - de merde, n'oublions point de le préciser - de Marcel Gaubert se résuma à aider ses parents à la ferme.


"A la ferme ? Quelle ferme ?"
"A la ferme ta gueule, toi, ducon, espèce de crétin, qu'est-ce que tu veux, me prendre la tête, là ? Pauvre con ! Oui j'aidais mes parents à la ferme, je suis né de parents fermiers, ça n'a rien d'étonnant !"

Sa vie de merde était tellement merdique que sa mère a canné alors qu'il n'avait que trois ans. Tuberculose de merde. Trinité de merde. Et c'est sa grande soeur de merde qui l'a éduqué autant que faire se peut par la suite.

On raconte que Marcel était tellement turbulent qu'il se rendait à l'église de son petit village fermier qui schmecte la campagne profonde (et la merde) pour chier sur les effigies de la Trinité. Ah qu'il avait pourri la vie des dévots locaux à l'époque ! Et il passait inaperçu dans ses méfaits, le Marcel (qui ne portait pas de marcel). Et ce toutes les semaines à peu près pendant trois, quatre ans (il ne s'en rappelle plus). Jusqu'à se faire prendre la main dans le sa... La main dans la merde qu'il macérait de ses doigts endurci par le caca alors qu'il s'apprêtait à vandaliser une peinture de Serus.

"Mon garçon, je suis plus qu'outré par ce comportement !"
"Mange mon caca !"

Bon, en réalité, Marcel n'a pas fait le malin bien longtemps. C'était la deuxième fois de sa vie qu'il pleurait à chaudes larmes (la première étant lorsqu'il avait perdu sa mère). Cette punition marqua un tournant draconien dans sa vie. Surtout lorsque sa grande soeur apprit la nouvelle. Maintenant, pour le punir, chaque fois que Marcel avait recours à la matière fécale pour faire des vacheries, elle lui fourrait le nez dedans jusqu'à ce que ça pénètre bien les narines quitte à en ressortir par les yeux. Et il s'en souvenait, de ces expériences qui le dissuadèrent finalement très vite de recommencer ces merdes.

Ainsi il compensa avec la coprolalie. S'il devenait propre sur lui avec le temps, son langage, lui, ne s'améliora pas. Et il empira même, d'autant plus qu'il était tenu de ne pas dire tant d'obscénité lorsqu'il passait le plus clair de son temps à accomplir des travaux d'intérêt généraux à l'église, placé sous l'autorité d'un prêtre de Serus.

"Sombre salope tu manges des nénuphars à la merde ; tu manges dans tes auberges qui servent des nénuphars à la bonne merde. J'ai imaginé ces proses avec ta mère en chiant des pommes de terre. Je suis le roi de l'estocade, tu es une fleure fade."

Sa coprolalie ne s'améliorait pas. Il préférait clairement dire de la merde que de suivre la voie de la piété. Si bien qu'au final on arrêta de le réprimander pour ses travers et on plaida la maladie mentale. Si Marcel se sentit un peu mieux, sa coprolalie perdura mais il semblait gagner en sérénité, à retrouver un peu d'espoir à tracer son sillon dans ce monde pourri telle la mouche qui creuse dans l’excrément d'hongre.


Eau

"la consumance désanchantée parfume les temps propices. J'aimerais être un garçon bien éduqué même si je suis fini à la pisse."
"... Y a du progrès."

Marcel avait grandi. Du haut de ses vingt ans, il se dévouait à la voie pieuse, dévoué à Serus, le Dieu de la Vie et de la Nature, qui tolérait l'existence d'un ver mort né tel que Marcel. Alors en remerciement pour lui avoir donné une vie de merde de laquelle il semblait s'extraire peu à peu, il lui vouait sa vie. Son passe temps était de consigner une partie de sa coprolalie chronique par écrit.

*Ton visage disgrâcieux
Me rappelle ce gueux
qui se roule dans la crotte
et qui prend dans sa glotte
des vers marinés à fond
dans de la semence d'octodon
dont l'arbre généalogique de fou
montre que ça a niqué de partout !*

Pieux et exemplaire le jour. Dégueulasse notoire la nuit. Ainsi se résumait l'existence routinière de Marcel, intérieurement déchiré entre deux aspects de sa personnalité. Dire et faire de la merde lui était tellement jouissif. Il n'avait jamais eu une haute estime de sa personne, en même temps.

Un beau jour, il voulait partager ce trait d'humour avec ses confrères.

"Ah ah ah... Ah ! Personne ne l'saura ! On dira pas au Clergé !" dit-il en faisant des mouvements de va et vient du bassin alors qu'il imitait le mouton qui bêle.

Puis il mima cet air de celui qui se faisait prendre sur le fait. Et il attendait dans un silence pesant.

"Alors euh... Oui... Frère Gaubert, ça vous fait rire ça ?"
"Ah... Euh... Un peu..."
Ah oui ? Alors, expliquez-nous en quoi c'est de l'humour."
"C'est... Marrant..."
"Marrant, mais pourquoi ? Expliquez-nous, nous ne sommes pas plus bêtes que d'autres et nous aimons rire aussi."
"... Expliquer...?"
"... Oui. Pourquoi c'est drôle ?"
"... Aaah... Bah... Décalage, prêtre, trinité... Personnage lunaire... Et... Bah à la fin, il encule un mouton."
Oui. Mais pourquoi c'est drôle ?"
"Baaaah... Parce que... c'est l'humour."
Nous comprenons parfaitement. Mais pourquoi c'est drôle l'humour ?"

Ainsi les prêtres de la trinité se dirigèrent dans une salle d'étude. Marcel commençait à écrire moult inscriptions sur l'ardoise noire de sa craie blanche.

"Situation, décalage, dramatique, personnage..." dit-il en liant les éléments entre eux par des traits grossier. "Puis il encule un mouton."

Silence.

"Rire."

Encore silence.

"Mais si c'est drôle, obligé. Il ENCULE un mouton ! Satirique, imaginaire... Espace-temps... Aspiration... Enorme influence paysanne ! ENCULE. UN. MOUTON."
"... Mh, c'est l'humour, ça ?"

Marcel contracta son sternum et émit un son disgrâcieux qui fit vibrer les épidermes de ses fesses.

"Après un pet, mmh... Plus évident."
"Ah oui, voilà. Là, c'est drôle."

Et ils rirent tous grassement. Ainsi se résumait, clairement, la vie dénuée de sens de Marcel. Ou monotone peut-être.

Outre cela, les gens avaient une bonne image du frère Gaubert malgré ses travers. C'était quelqu'un d'assez instruit, qui s'intéressait à l'histoire et qui était très communicatif dans sa foi. Il n'aimait pas trop les pleurnichards et les gens imbus d'eux-même. Il n'hésitait pas à les insulter.

"Mais qu'est-ce que tu me casses les couilles avec tes caprices à la con espèce de petit salopard, quoi, merde. Hypocrite. Hérétique. Tu n'en as strictement rien à foutre de la Trinité, bordel de merde. Tu viens prier quand ça t'arrange et tu viens te recueillir quand ça va pas."

Cette franchise, quoique brute, attirait cependant la sympathie de certaines personnes qui reconnaissait en Marcel une certaine droiture. Un homme qui disait clairement les choses sans se soucier des conséquences minimes alors que les Dieux étaient capable de bien pire.

Mais Marcel n'en demeurait pas moins déchiré intérieurement. Fût-il lui même, il se sentait différent. Comme s'il n'était pas naturel, lui qui pourtant prêchait la voie de Serus le tout puissant. Heureusement qu'il lui restait sa famille, quand bien même il leur faisait honte. Honte à ses soeurs remariées à des gens bien plus aisés. Honte à leurs frères qui peinait à se sortir de la vie paysanne. Honte à son père qui pourtant se souciait encore de son image alors qu'il était malade et mourrant sur son lit.

"Je m'en bats les couilles sévère de ce que tu penses de moi, Vieux. Tu m'as donné la vie, je viens de tes burnes, merde. Et le Grand Serus m'a éduqué. Ca serait être hypocrite que de te renier, moi qui suis dévot du Dieu de la Nature et de la Vie ! de la *Vie* putain ! Et tu sais que j'ai horreur des hypocrites. Putain de con de chier chier chier CHIER !"

Rien de mieux qu'un trait d'humour pour dissimuler cette souffrance qui le tiraillait.

"C'est une dizaine d'homosexuels qui s'enculent en file. Qui c'est qui a la meilleure place ?"
"Dix... Homosexuels... Mais l'homosexualité c'est le mal."
"Oh allez vieux, ça va, hein. Mieux vaut en rire que d'en faire penses-tu !"
"Euh... Le premier ?"
"Non."
"Bin. L'dernier ?"
"Non."
"... Eh... Mais j'en sais rien... C't'histoire..."
"Bah l'deuxième. Parce qu'y encule, y s'fait enculer et il tripote le premier !"

Il se fendit d'un rire communicatif qui fit rire son père malade. Ensemble ils riaient et Marcel ne cachait pas sa joie de vivre. Il trouvait le bonheur dans les choses simples et il préférait rire de sa situation de merde pas si merdique que ça, que l'inverse.

"Et t'imagines t'as un onzième dans le fond de la salle qui essaie de les synchroniser avec un gros tambour ! Bong ! Bong ! Allez Didier on bouge le bassiiiiin !" dit-il en mimant un va et vient.

Cette situation burlesque fit rire de plus belle son père malade qui se confondit en une quinte de toux abominable à en cracher du sang. Malgré les premiers soins d'urgence apporté par Marcel, le procréateur décéda, littéralement mort de rire. Eût-il une belle mort, Marcel pleura à chaudes larmes pour la troisième fois de sa vie.

Etait-il responsable de la mort de son père ? Lui qui était d'ordinaire si tranquille, si serein ; cette idée obnubilait son esprit alors qu'il errait dans son hameau, au clair de Lune, jusqu'au puit. Il plongea ses mains en creux dans cette eau pure et naturelle, s'aspergea le visage. Rota. Péta.

Son comportement naturel lui rappelait en permanence Serus. Cette divinité, sans doute le seul et unique qui acceptait Marcel Gaubert. Et qui incitait le dévot à accepter son prochain.

L'aube pointait doucement le bout de son nez derrière la forêt marécageuse lointaine. Ce spectacle, vide de sens pour le commun des mortels, fut comme une révélation pour Marcel Gaubert. Il était alors empli d'un profond sentiment de paix, de sérénité. Comme s'il baignait soudain dans cette lumière dorée descendue du ciel. Comme s'il sentait que son corps et son esprit souillé par la merde devenaient de l'or. De l'or crasseux, mais de l'or pur. Cette expérience intense et unique fut son éveil.

*Cette fleur qui pousse dans le limon. Traverse l'eau. S'épanouit au ciel. Je suis tel le lotus dans un marécage de merde. Réceptif à cette gerbe lumineuse dorée qui me fait fleurir. Même si je fleure la palourde. Cette chaude énergie m'encerclait. Mon corps et mon esprit devinrent légers comme le gaz naturel qu'une grosse vache émet après avoir brouté de l'herbe. Je savais dès lors que le travail de toute ma vie dans la Trinité était réellement fondé sur l'amour divin et sur les lois de la création, de Serus. Je ne pus retenir mes larmes. Au moins je pisserai moins. Donc je pleurai sans retenue. Depuis ce jour, j'ai su que les Langres étaient ma maison, mon foyer. Même ces marécages qui sentent fort. Le soleil, la lune, les étoiles sont miennes. Je me fiche de posséder les plus beaux ornements, les plus belles coutures, boire le bon vin dans le plus beau verre. Serus m'a donné la Terre. Anür m'a donné la mère, Rikni m'a donné le ciel.*

Ciel

Citation :
"Missive à l'attention de frère Gaubert,

Soeur Anna-Lise Du Rine

Mon frère,

J'espère que vous vous portez bien. Je me rappelle encore de votre prestation au Temple de la Trinité lors de votre séjour à Marbrume. Nous nous demandons ce que vous devenez. Pire, nous nous demandons pourquoi vous n'avez entrepris d'emménager dans la cité. Les gens se souviennent encore de vous comme si c'était hier. Ce prêtre Serus venu de la campagne et venu donner la foi à des dizaines de gens. Tout le monde se rappelle de vous.

D'ordinaire ce sont les prêtres de la ville qui vont transmettre la foi aux hommes des champs. Mais vous... Vous qui venez d'un milieu modeste, vous nous avez rappelé la modestie.

Ma demande peut paraître égoïste, mais je vous l'implore. Revenez, mon frère ! Je ne puis que comprendre votre attachement à votre province lointaine, le berceau de votre existence qui vous a vu naître. Mais combien est-il dommage que vous ne puissiez pas transmettre cette force d'esprit qui est vôtre à des milliers de gens ! Je vous le dis avec toute la sincérité du monde. Fussiez-vous détaché, mon frère, je crois qu'à Marbrume nous sommes tous un peu égoïstes. Et mon souhait le plus égoïste est de vous revoir.

"Elle veut que je lui mette mon vis bien gros, cela ne fait aucun doute. Un jour, qui sait.

Il avait toujours ce cynisme et ce sourire moqueur aux lèvres, Marcel. Il n'avait que faire des caprices d'une soeur qui ne s'aimait pas suffisamment pour en avoir recours à son aide plutôt que de faire comme lui : arrêter de se prendre pour un illuminé, simplement se dévouer corps et âme aux divinités, littéralement. Comme si notre corps n'était qu'en fait le réceptacle de la Trinité. Comme s'il nous appartenait mais que nous le prêtions.

"Quelque part je comprends mieux le métier de putain. Je suis la putain de la Trinité. Et j'aime ça."

Sa foi, il en avait besoin. Et les villageois de son hammeau aussi, lorsqu'ils se trouvaient au milieu de conflits qui concernaient deux seigneurs et que leur lieu de vie se trouvaient sur le champ de bataille qu'avaient égoïstement désigné deux nobliaux. Il avait longtemps ignoré cet état de fait, lui qui comptait sur les hommes d'armes pour ce genre de chose. Mais voilà qu'on leur interdisait les armes, à tous, alors que son village fut pillé et capturé par un seigneur voisin.

On l'invita alors à faire comme tout le monde : à résister pour le bien de son village. Et si transmettre la foi était ce qu'il faisait de mieux, il allait souffrir avec les autres. Et s'entraîner en secret à la lutte, au combat à mains nues. A endurcir son corps pour en faire une arme. Il était telle la fleur qui s'épanouissait au ciel dans son esprit. Son corps n'était que le réceptacle de la divinité. Alors il s'en moquait pas mal de subir contusions, douleurs et saignements.

"Ce ne sont pas des enculés de leur mère la pute qui vont nous dire quoi faire ou quoi penser."

En vérité, Marcel était un piètre combattant. Mais il encaissait rudement bien la douleur physique. Parce qu'il avait souffert psychologiquement une grande partie de sa vie. S'il ne fut pas considéré comme un héros, des locaux le reconnurent comme l'envoyé des Dieux qui leur avait donné le courage nécessaire pour résister aux menaces extérieures. Jusqu'à ce que le village fut libéré.

Mais le pire était à venir. Si le village connaissait les tumultes de la guerre, jamais il n'avait connu ça.

*Je voyais au loin cet orage infâme qui nous annonçait clairement qu'on était dans la merde. Bien profonde. Jusqu'en-dessous de la lèvre inférieure ; personne n'avait intérêt à chier ou faire chier, sinon on était mort. Ce rideau noir qui dégringolait sur le monde, qui annonçait avec fracas cet amas de caca, ces créature de la "Fange" contre lesquels nous étions impuissants. Les plus costauds d'entre nous réussirent à nous barricader, mais cela ne pouvait pas durer. Ah, Serus. Bordel de merde, à quoi tu joues ? Tu nous mets à l'épreuve, c'est ça ? Cela ne peut être ton oeuvre. Ces créatures sont dénuées de vie. On raconte que ce sont les morts qui se relèvent. Cela n'a rien à voir avec la Trinité. C'est sûrement un gros enculé de fils de pute d'hérétique qui baise ses morts qui est à l'origine de tout ça. Mais t'abuses, bordel. J'ai la cinquantaine passée. Tu dois suffisamment m'aimer pour pas me faire tomber malade, mais je vais bien canner à un moment donné, merde. Je vais pas leur servir à grand-chose, à ces pleurnichards qui voudront pas faire face à leur destin. Enfin ça veut pas dire que j'essaierai pas. En plus qu'est-ce qu'ils puent encore plus la mort qu'un mort, ces fangeux. Je le jure sur ma vie. Même un mort, il se sauve... Enfin, il se change en fangeux et il se sauve. Ce doit être dur de supporter sa propre puanteur.*

Ils résistèrent une semaine alors qu'un convoi en route vers Marbrume s'arrêtait à son village pour déloger, au prix du sang, les quelques fangeux qui rodaient. Ainsi Marcel marchait vers le dernier bastion de l'humanité, contraint de se replier et de laisser derrière lui sa terre natale.

Finalement, il allait la revoir, cette soeur Anna-Lise du Rine. Il allait lui mettre sa pétée. Elle allait prendre cher. Et puis pour garder l'esprit clair, il avait besoin de s'accoupler, le Marcel Gaubert. Il comptait pas se laisser faire au crépuscule de sa vie. Et puis un fangeux c'est con comme ses pieds. En plus ils suppliaient sa mère la catin derrière les remparts pour essayer de rentrer. Qu'est-ce qu'ils étaient con. Comme les responsables de ce fléau.

*Un jour je vous trouverai, dussé-je revenir des enfers. Et je vous ferai bouffer votre merde. Vous ne méritez pas la mort, mais l'humiliation la plus profonde et la déchéance la plus totale de la Trinité. Parce que oui, bande de connards, la nature reprendra ses droits. La Mer, la Terre et le Ciel ne feront qu'un. Se condenseront en une entité à laquelle vous n'appartiendrez plus. Alors tremblez.*

"Ah, et la secte des purificateurs, qu'ils aillent tous niquer leur mère !"

Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? D'âge mental ? Non.
Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...) Je me faisais chier (sur le trône donc) et je parcourais les internets à l'aide de mon smartphone quand soudain...
Vos premières impressions ? Un baiser de Fangeux ça doit pas être très langoureux
Des questions ou des suggestions ? Je suggère que s'il doit y avoir une divinité par dessus toute, c'est Serus. Bordel. C'est qui l'hérétique de crotte de bique qui a élevé Anür au-dessus des deux autres ? Merde !



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Dernière édition par Marcel Gaubert le Lun 1 Mai 2017 - 11:38, édité 19 fois
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Sydonnie d'AlgrangeMilicienneavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 10:19
Un prêtre !!!!! C'est un prêtre !!!!!!

Bienvenue parmi nous ♥ Encore plutôt Rebienvenue à toi sous un nouveau prêtre ♥
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Alix l'EspiègleEnfant perduavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 10:30
Oh un prêtre à emmerder au Temple !

*Fuit en ricanant*
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Marcel GaubertPrêtreavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 10:32
Sydonnie d'Algrange a écrit:
Un prêtre !!!!! C'est un prêtre !!!!!!

No shit Sherlock ! Tu veux une médaille ?!! TU VEUX UNE MÉDAILLE ?!

Alix l'Espiègle a écrit:
Oh un prêtre à emmerder au Temple !

*Fuit en ricanant*

Oh toi résidus de fausse couche tu vas pas me faire chier longtemps. Un verre de pinard et je te mets au placard !
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Alix l'EspiègleEnfant perduavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 10:40
Oh chouette du vin ! donne, donne !
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Marcel GaubertPrêtreavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 10:40
*noie Alix dans le vin*
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Sydonnie d'AlgrangeMilicienneavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 10:41
Ouais j'en veux une What a Face
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Marcel GaubertPrêtreavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 10:42
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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 11:10
Rebienvenue sur le forum, ça va changer un prêtre défroqué. xD
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MalachiteMiséreuxavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 11:54
Je veux rp avec ça ! è_é
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Léanor VertecimeBannieavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 13:56
Rebienvenue
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Séraphin ChantebrumeMilicienavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 14:05
Rebienvenue! Et merci pour cette fiche épique qui m'aura fait la journée!
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Marcel GaubertPrêtreavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Dim 30 Avr 2017 - 22:30
Zephyr d'Auvray a écrit:
Rebienvenue sur le forum, ça va changer un prêtre défroqué. xD

C'est sûr que ça change là où ton personnage balafré pleurnichard n'a aucune personnalité.

Malachite a écrit:
Je veux rp avec ça ! è_é

Tu vas faire la queue comme tout le monde. A défaut de la prendre.

Léanor Vertecime a écrit:
Rebienvenue

Ouais.

Séraphin Chantebrume a écrit:
Rebienvenue! Et merci pour cette fiche épique qui m'aura fait la journée!

Elle va te faire le mois, je suis le smicard du rire mon pote.
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MalachiteMiséreuxavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Lun 1 Mai 2017 - 7:04
Ah bah pardon je vais te laisser avec tes copines, je voulais pas déranger l'emploi du temps chargé de madame. è_é
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Victor de RougelacComteavatar


MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   Lun 1 Mai 2017 - 7:37
Bienvenue
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MessageSujet: Re: Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !   
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Marcel Gaubert - Serus vous bénisse !
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