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 Sigismond d'Ergnies - Prêtre de la Trinité

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MessageSujet: Sigismond d'Ergnies - Prêtre de la Trinité   Sam 11 Fév 2017 - 14:53




Sigismond d’Ergnies




Identité




Nom : Ergnies (d’)
Prénom : Sigismond
Âge : 48 ans (né en Mars 1117)
Sexe : Masculin
Rang : Prêtre de la Trinité
Carrière envisagée & Compétences de départ :
Prêtre

+2 INT
+2 CHA

Compétences et objets choisis :
Doctrine du culte
Eloquence
Astronomie
Enseignement

Bâton
Robe cléricale à capuchon


Physique



Des yeux rieurs et un sourire taquins qui démentent des traits durs et froids. Ses iris bruns ceinturées de vert sondent intensément là où son regard se pose. De sa crinière brune il ne reste rien de plus que quelques mèches éparses : depuis quelques années déjà, ses cheveux avaient pris la teinte de la neige d’hiver, donnant à son visage cette intemporalité qui lui sied si bien. Quelques grains de beauté tâchent ses pommettes rehaussées et les ailes de son nez aquilins, jusque sur son front plissé de rides soucieuses. L’âge a apporté à son visage ce que ses parents n’avaient pas fait : des fossettes tantôt rieuses, tantôt sévères, creuses ses joues.
D’une taille raisonnable, Sigismond se tassa un peu au fil de temps. Jamais il ne pu rivaliser en carrure ou en force avec les guerriers que l’on louange à travers tout le Langres, mais il ne pouvait être décrit comme frêle. Il porte larges ses épaules, cachées sous sa tunique cléricale. Jamais sculptés par le travail sous le soleil ardent, ses muscles sont plus fins qu’imposants.

Personnalité



Il est d’usage de dire que les yeux sont le reflet de l’âme. Il n’est rien de plus vrai pour Sigismond. Un puits abyssale de malice et de sagesse : c’est ainsi que l’on pourrait décrire de prime abord le vieux prêtre, et rien de serai plus vrai. Mais derrières les rides de son front se cachent bien plus que cela.
D’une générosité à l’épreuve de la vie, Sigismond fut de nombreuses fois le premier à tendre la main vers le mendiant et le miséreux. Sans demander le reste de ses actions, il déborde de sa foi en l’humanité et plus encore en la Trinité. Il dévoua sa vie au trio divin, sans favoriser plus l’un que l’autre, car dans chacun de leurs enseignements était aussi complémentaires que dépendants les uns des autres.
Tout le long de ses années à parcourir les rues des hauts comme des plus bas quartiers, il porta son savoir à toutes les oreilles désireuses de l’entendre. A la superstition il opposait la raison, à l’ignorance il prêchait la foi. Et lorsque sa bouche s’ouvrait pour conter quelques paraboles, le monde semblait s’arrêter un instant, suspendu à ses lèvres qui faisaient vivre les histoires. Des plus banales aux plus grandiloquentes, des fables pour ménagères aux récits d’épiques batailles du passé, les mots dansaient dans sa bouche.

Histoire



«– MALEDICTION ! » Hurlait-on déjà à travers le Temple. La pierre nue qui recouvrait les murs ne suffisait plus à contenir les lamentations des fidèles en proie à la panique. Certains s’agenouillaient devant les Divines figures de la Trinité, d’autres invectivaient qui voulait bien l’entendre comment les Fangeux aller se répandre dans la ville. «– Marbrume est condamnée ! Langres va tomber… Priez, car l’heure de la mort est arrivée… »

Né entre les murs de la Cité, dans une famille au nom jalousement gardé de tout ceux lorgnant sur leur noblesse bien établie, Sigismond vit ses premières heures en l’hiver mille cent dix-sept. Second né, après son frère Arthur, d’une beauté remarquable, selon ses parents, qui ne tarderait pas à briller dans tous les domaines où le clan d’Ergnies avait la prétention de s’illustrer. L’avenir comme tracé dans les lignes de sa main, on lui apprit vite à lire, écrire, compter les écus et dessiner dans le ciel nocturne. Dans tous ces domaines il s’illustra, non pas pour son talent, mais pour la persévérance dont il faisait preuve à l’égard des disciplines. A défaut de posséder la beauté et la force que les patriarches lui prêtaient, le jeune noble était intelligent. Un digne héritier qui porterait loin le nom de la lignée. Nombre de précepteurs se livraient à leurs enseignements sur le jeune homme et tous vantèrent les heures d’écoute attentive, penché sur un grimoire ou le vélin tâché d’encre. Tôt, on voulu lui apprendre à manier le fer et le cheval, mais Sigismond se révéla fort médiocre dans ses deux domaines.
Ses jambes encore courtes et replètes n’empêchaient pas Sigismond de rêver déjà d’étoiles et d’aventure en regardant par le carreau de sa chambrée. Chaque jour, comme on lui avait appris, il récitait les Trois prières avec sa dévotion toute juvénile. Et chaque jour il insistait auprès de son père pour visiter le Temple de la Trinité. Celui-ci y consentit enfin vers ses huit années. Ils passèrent la porte de l’Esplanade pour entrer dans les bas quartiers. Le regard innocent du jeune Sigismond se portait sur la misère et la simplicité de la vie. Point de marbre et d’armoiries rutilantes en cette partie de Marbrume, mais pavés inégaux et suie recouvrant les pierres. Pourtant dans ce maelstrom d’indigence, il trouva une certaine beauté. Et au milieu, un ilot de tranquillité alcyonienne trouvait refuge entre les murs du Temple. Tout de suite il aima cet endroit où, sous le regard des Trois, il trouvait l’apaisement dans son cœur.
Malgré les réticences du couple banneret, le jeune homme convainquit ses parents de le laisser rejoindre les clercs. La famille était pieuse, mais voir l’un de ses héritiers renoncer à sa noblesse pour se vêtir d’une robe de bure et parcourir les quartiers populaires souleva plus d’un sourcil. La dizaine pas encore atteinte, Sigismond se réfugia entre les bras de la Tempétueuse Rikni, du Sauvage Serus et de la Changeante Anür. Ses yeux avides de savoir parcoururent les centaines de vélins que recelaient la bibliothèque et sa bouche bavarde ne put s’empêcher de rapporter ses lectures à ceux qui n’avaient la chance de pouvoir en profiter. A douze ans déjà, il contait les histoires mieux que quiconque.
Lorsque son adolescence montra ses signes, son regard se tourna chastement vers les attributs de ces demoiselles. Soudainement, ses sorties dans les quartiers se firent plus régulières lorsque l’une d’elle lui fit monter le fard au joue à chaque fois qu’on le venait à prononcer son nom. La jeune femme répondant au nom d’Irys d’Honneth habitait en bordure de l’Esplanade. Devant elle Sigismond semblait perdre toute l’éloquence qui le caractérisait et c’était seulement par ses plus délicats poèmes qu’il osait lui déclarer ses sentiments à son égard. Et deux ans plus tard, lorsque les deux jeunes gens avait passé leur quinzaine, ils confièrent leur vœux de fidélité et d’amour devant Anür.
Plusieurs années passèrent, entre les offices au Temple, les promenades bucoliques une main dans celle d’Irys et les charités que Sigismond prenait un plaisir à accomplir, puis arrivèrent ses deux fils. D’abord vint Richard et deux ans plus tard vint Gaston. Deux enfants qui touchèrent leur entourage par leur joie de vivre, bien que le premier fût plus posé et le second plus prompt à l’énervement. Dans l’amour d’un couple heureux les deux enfants grandirent.
Sigismond apprit la mort de ses parents, qui succombèrent à un hiver particulièrement rigoureux qui apporta son lot de maladies, durant l’été de son vingt-troisième anniversaire. Leur deuil le plongea dans la dépression. Ce fut son devoir qui, plus que toute autre chose, ramena la joie dans son cœur. Le devoir d’aider ces âmes, au dehors des parois rassurantes du temple, qui demandaient l’assistance de la Trinité. Alors il reprit son bâton pèlerin et s’en fut prêcher la Trinité jusque dans le Labret. L’occasion fut de revoir les De Brasey, cousins par son père, qu’il n’avait eu l’occasion de rencontrer depuis ses premières années.
Une décennie passa sans plus de nouveauté, jusqu’à ce que l’un de ses deux fils, Richard, prenne femme devant Anür en la personne de Colombe de Pervedin. Leur couple donna vie à deux nouveaux enfants que l’on nomma Margot et Robin d’Ergnies. La première montra tout de suite une grande affection pour son grand-père qui lui contait si bien les plus belles fables du royaume de Langres. Et très vite elle s’éprit des Trois dieux comme Sigismond bien longtemps avant elle. Lorsqu’elle eût huit ans et lui quarante, la jeune fille entra au Temple sous la tutelle de son maître. Il lui apprit les bases de la politique, du calcul et de la géographie, aussi bien que l’éloquence, le chant et l’astronomie.
Ce fut à l’aube des quinze ans de Margot que les premières rumeurs arrivèrent. De loin, tout d’abord, puis de plus en plus près, jusqu’aux portes de Marbrume. Les Fangeux arrivaient. Et lorsqu’ils furent là, rien ne fut plus comme avant. Le premier hiver vit la mort Gaston et de Richard, engagés dans la milice, puis d’Irys, succombant à l’attaque des créatures. La mort de Colombe acheva de raffermir le lien entre Sigismond et Margot, devenue orpheline par la force des choses. Certains préférèrent s’éloigner des dieux qui leurs avaient donné naissance, mais les d’Ergnies survivants s’affirmèrent dans leur Foi. Si la vie devait devenir survie, la Trinité accueillerait leurs bonnes âmes lorsque leur heure viendrait…

Note sur la famille d’Ergnies



La famille d’Ergnies est une famille de banneret affiliée par le sang aux De Brasey. D’abord vassaux des Pervedin, avec l’arrivée de la Fange et la mort des derniers représentants des la famille, ils prêtèrent allégeance aux Barons De Brasey.
Elle compte actuellement quatre représentants encore en vie : Arthur d’Ergnies, portant le titre de Banneret, Sigismond d’Ergnies, Margot d’Ergnies et Robin d’Ergnies.

Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Oui
Comment avez-vous trouvé le forum ? Un partenariat et pas mal de bouche-à-oreilles.
Vos premières impressions ? Magnifique. C’est brillant !
Des questions ou des suggestions ? Pas vraiment. En temps utile, surement !


Marbrume soutient la création; cette fiche a été codée par Orange de CSSActif



Dernière édition par Sigismond d'Ergnies le Sam 11 Fév 2017 - 19:21, édité 6 fois
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Sydonnie d'AlgrangeMilicienneavatar


MessageSujet: Re: Sigismond d'Ergnies - Prêtre de la Trinité   Sam 11 Fév 2017 - 14:57
Bienvenu parmi nous
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Aelys De BeauvalCouturièreavatar


MessageSujet: Re: Sigismond d'Ergnies - Prêtre de la Trinité   Sam 11 Fév 2017 - 18:43
Que voilà une fiche et un personnage magnifiques, bienvenue parmi nous. Very Happy
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Denea AlberickHerboristeavatar


MessageSujet: Re: Sigismond d'Ergnies - Prêtre de la Trinité   Sam 11 Fév 2017 - 19:26
Re Sigismond

Ton personnage est tellement ... différent des Brasey, ça va être...
Plus sérieusement, j'aime beaucoup ton prête, je pense qu'il aura beaucoup de succès !

D'un point de vue plus formel, je n'ai rien à redire sur ta fiche, je te valide donc avec plaisir.

Amuse toi bien parmi nous !
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MessageSujet: Re: Sigismond d'Ergnies - Prêtre de la Trinité   
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