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 Lothaire Ferbois

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Lothaire FerboisGuérisseuravatar


MessageSujet: Lothaire Ferbois   Mar 24 Jan 2017 - 16:53




Lothaire Ferbois




Identité



Nom : Ferbois
Prénom : Lothaire
Âge : 44 ans
Sexe : Oui
Rang : Petit Bourgeois, Guérisseur, Chirurgien, Homme érudit, Amoureux des sciences
Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Guérisseur
+2 en habileté et +2 en intelligence
Compétences et objets choisis : (voir topic Système Rp & Xp)
Science, Chirurgie, Alphabétisation et Pathologie
Un modeste hameau dans le quartier de Bourg-Levant qui fait aussi bureau de consultation médicale : avec toutes les fournitures, remèdes, mixtures et matériels de chirurgie ainsi qu’une petite collection de livres d'érudits

Poignard (utile pour opérer en urgence et éventuellement se défendre),

Besace contenant de quoi prévenir les blessures bénignes (bandages, scalpels, etc.),

Physique



Dur, implacable, perçant, son regard semblait analyser froidement chaque rayon de ses champs de vision. L’habitude, sans doute, prise d’une vie consacrée à l’analyse froide et objective du patient. Les rides de son front se plissaient au fur et à mesure des différentes expressions faciales qu’affichait sa mine sérieuse. Des boucles grisonnantes et des cernes concluaient le portrait d’un homme dévoué à une vie de recherches et d’études.
D’une taille sommes toute assez moyenne, le port altier, fin, sec, nerveux puis détendu à la suite, le Ferbois est du genre à ne laisser qu’une modeste impression au premier regard furtivement jeté. Ce n’est qu’en l’examinant de plus près qu’on observe ces mains fines et alertes, forgés par des années à pratiquer les plus périlleuses opérations. Jamais plus elles n’ont connues la moindre secousse, plus depuis très longtemps.
Pour ce qui est de l’habit, Lothaire préfère d’amples toges et vestons noirs, lui donnant, une fois en mouvement, l’effet d’un oiseau de proie fondant toutes ailes devant. Sombre, austère et sobre, son style n’est pas particulièrement marquant, tout juste lui donne-t-il une aura fière/sérieuse. Pour ses opérations de chirurgie, il n’hésitait pas à revêtir un tablier blanc, dans un souci pratique. Les plus attentifs remarqueront les gouttes de cire beige maculant ces manches, symptômes des nombreuses heures d’études nocturnes auquel il se consacre religieusement.

Personnalité


Lothaire était perçu comme un homme dur, froid, sec, imperturbable, capable de garder son calme en toute circonstance, analysant chaque situation, pesant le pour et le contre d’un regard, déduisant tel diagnostic et tel traitement. La vie n’était, à ces yeux, qu’une longue partition que les Divinités avaient écrite, les sciences, aussi bien religieuses que profanes permettaient de modérément se rapprocher de cette harmonie originelle. Il était un devoir, à ses yeux, de chercher à décrypter les intentions des Dieux à travers le monde qu’ils nous ont laissés, d’analyser chaque mécanisme du vivant. Son art de la médecine lui permettait d’approcher cette parfaite symphonie.
Mais il y avait quelque chose de brisé en cet homme, le poids d’un douloureux passé l’enchaînant à la dur réalité. Cette partition, bien que sublime, n’en était pas moins funeste et la mort se trouvait à la fin de chaque strophe. Il ne le savait que trop bien.
Il lui arrivait de se réveiller, haletant, suant, les larmes aux yeux, se souvenant du traumatisme qui le changea à jamais. Il se levait alors, tout tremblotant qu’il était, cherchant à reprendre ses esprits. La lecture et la prière était ses seuls refuges dans ce monde dément. Si l’on exceptait les quelques patients qui passait par chez lui, et ceux qu’il allait soigner au Temple quand l’envie de se rendre utile le prenait, il était au final devenue quelqu’un d’assez solitaire. Il tentait de noyer les souvenirs qu’il avait d’elles dans la recherche de ce maudit traitement. Cet élixir. Celui qui lui permettrait d’arrêter cette maudite Fange pour pouvoir ensuite trouver le repos de l’âme. Le voici scribouillant quelques notes par ci par là, rectifiant tel erreur sur l’une de ses thèses, marchandant avec tel réfugié tel renseignement sur la vision du comportement des macchabées réanimés, soudoyant tel fossoyeur contre quelques ossements et tentant d’obtenir un appui financier contre quelques services rendus avec d’obscurs nobliaux.
C’était dans ses moment-là, où sa détermination était la plus forte, qu’il semblait être le plus impressionnant, la dureté regard qu’il lançait signifiait à quiconque qu’il fallait lui passer sur le corps pour le contredire. Ces moments d’inspirations semblait le dresser fièrement, prêt à lutter contre vent et marées, pourvu qu’il atteigne son cap.
Mais une part de lui subsistait. Le père et le mari aimant n’avait pas complètement laissé la place à l’impitoyable chirurgien. S’il essayait d’étouffer ses sentiments pour laisser place à la froide analyse, il n’en restait pas moins humain. Il essayait juste de l’oublier. S’il lui arrivait encore de soigner les miséreux au Temple, proposant ses services sans rien entendre en retour, il refusait de rester plus longtemps que nécessaire au chevet d’un patient en voie de rémission. Un principe fondamental, évité de s’attacher. C’était là son sacrifice pour obtenir la pénitence, c’était là la façon de trouver le repos de son âme.

Histoire


Lothaire Ferbois était un homme qui avait tout pour être heureux. Une femme nommée Aubrée, belle, passionnée, intelligente, cultivée, l’assistant avec ferveur. Une fille, Aude, un amour, obéissante, gentille, jamais avare de démonstration d’affection. Une bonne situation, celle d’un médecin respectable et respecté, reconnu pour son efficacité. Une réputation, celle d’un homme honnête, celle d’un homme de science reconnu, celle d’un père et mari aimant.
Mais à présent, si vous nommer son nom, à ceux qui le connaissent bien, ce seront des regards empreints de pitié et de dégoût. Teints de peur et de consternation. Tous s’accorderont à vous dire qu’effectivement, il fut un homme bon. Certains vous diront qu’il était déjà un peu trop attiré vers les expérimentations à l’époque, traînant, fouinant, concluant des pactes avec des trafiquants de cadavres, soignant certains individus louches, des étrangers, mais aussi d’étranges affaires avec l’aristocratie et le clergé, des affaires nécessitant la plus grande discrétion, mais après tout, c’était un médecin, un homme de science, il restait discret, c’était l’essentiel et après tout, il n’était sans doute pas le seul.
Mais s’était avant d’avoir été puni par les Dieux pour son orgueil et ses propos hérétiques.
Non, à présent, si le regard qu’on tourne sur cet être erratique est empreint de gêne et de pitié, c’est en raison de ce qui s’est passé cette nuitée-là. Dire que l’hiver 1164 n’avait pas été facile pour Lothaire était un euphémisme. Imaginer donc ! Entre l’arrivée grouillante de nombreux étrangers, porteurs de germes, le froid et la faim faisant de nombreuses victimes. Le brave Ferbois était débordé, tant de miséreux demandant l’aumône, demandant des soins pour eux et leurs proches, des hommes vous proposant de vous rembourser plus tard, prêt à s’endetter, des femmes, proposant de rogner leurs vertus, et les enfants … les enfants… Lothaire sentait son cœur se serrer en voyant tant de marmots, seuls, pouilleux, les côtes à l’air, le ventre gonflé, le regard hagard. Il voyait toute autant de petites Aude brunes, blondes, rousses, filles et garçons, crier, rire, pleurer, se chamailler, tomber, jouer, mourir…
Certains rétorqueront que tout le monde a subit la violence de cet hiver et que ça n’excusait pas la conduite du Ferbois. Bien sûr que chercher à endiguer tout ce malheur est une bonne chose mais arriver à de tels extrémités. En arriver à voir cet honnête homme chercher à guérir les Fangeux était proprement inconcevables ! Les Fangeux n’étaient pas des malades, c’était des macchabées, et ils n’étaient pas issu une infection ou d’un peste, mais bien d’un véritable châtiment divin, un funeste miracle. Pourtant Lothaire persista dans cette voie impie, malgré les avertissements. Peut-être était-ce dû aux nombreux services qu’il rendait grâce aux patients qu’il soignait, à sa bonne réputation, ou encore aux nombreux débordements, mais il put continuer ces expériences sur la Fange, collectant des informations, disséquant les cadavres des rares Fangeux circulant dans la ville.
Et une maudite journée, l’incident bouleversa la vie du brave médecin. Personne ne sût exactement ni comment ni pourquoi. Les autorités ne donnèrent rien de satisfaisant à l’époque. Son diagnostic s’était révélé faux, le malade, un fils de fermiers des alentours, roux, barbu, la vingtaine au visage taillé en serpe, avait fini par rendre l’âme malgré les efforts du Ferbois, jonglant sans cesse entre les nombreux patients. Il s’était absenté à peine une heure, laissant sa femme Aubrée, devenu presque aussi douée qu’elle, malgré son absence de formation, ainsi que sa petite Aude.
Le mari et le père qu’il était les revoyait, Aubrée, forte et déterminée, elle qui était si timide quand ils s’étaient rencontrés, osant à peine lui décocher un regard avant de virer au pourpre, la voilà maintenant mettant au pas de solides gaillards la dépassant de deux têtes. Et sa petite fée, Aude, son pinson, son moineau, son petit rossignol, qui transportait courageusement à toute allure des seaux d’eau chaude et des fournitures, voletant de patient en patient. Cette gamine, haute comme trois pommes, en avait plus dans le pantalon qu’une belle tripotée des hommes qu’il avait rencontrés, la voilà souriant à un malade, chantant une chansonnette à une pauvre fille de joie enceinte jusqu’au cou, déposant un innocent baiser sur le front de ce vieillard, taisant d’un câlin ce veuf braillard et ses deux marmots silencieux.
Il avait eu cette étrange pensée au moment de quitter cette maudite tente.
‘’Ces deux femmes ont fait de moi un homme’’
Il n’aurait su dire pourquoi cette pensée lui était apparu, mais il y voyait quelque chose de réconfortant, quelque chose de lumineux, de chaud, comme lorsqu’on place ces mains devant un doux feu, après une rude journée d’hiver.
A présent, il s’en voulait d’avoir repoussé la bâche de cette tente, il aurait mille fois préféré se retourner et les embrasser, les tenir contre ses bras, ne serait-ce que leurs accorder un bref regard et elles auraient sût tout l’amour qu’elles lui inspiraient. Mais non ! Sombre idiot qu’il était, il s’en était allé, toute juste décochant un sobre ‘’ Je reviens !’’ à son épouse avant de traverser le seuil de la porte.
Il avait suffi d’une simple heure pour que sa vie change du tout au tout. Comme dans un affreux casse-tête dément dont on aurait retrouvé la tortueuse solution de l’énigme, l’esprit sous-pression du médecin commençait à se revivre mentalement la scène qui s’était déroulé. Le voilà à présent, à genoux, dans sa tente, un heure près, couvert d’un sang qui n’est pas le sien, tremblotant, suant, pleurant, le corps ensanglanté d’une petite fille dans les bras, celui d’une autre femme blonde comme l’orge derrière lui, feu son épouse, la gorge arrachée, ici une pauvre fille ballonnée au ventre à présent crevé, là un vieillard agonisant, tentant de retenir ses dernières tripes de son ventre, encore un autre homme tenant deux marmots déchiquetés et finalement lui.
La carcasse défoncée d’un Fangeux roux gisait au sol devant lui, à quelques mètres à peine. Lothaire se disait que la créature avait dû passer un sale quart d’heure vu l’état du corps, visage tuméfié, tronc contusionné, yeux crevé, jusqu’à que les poings du Ferbois s’enflamment soudainement. Les levant immédiatement devant ses yeux, les voilà ensanglantés, bleuis, son majeur droit épousant un angle pas vraiment naturel ; à présent, tout lui revenait, c’était lui, qui avait tué cette bête !
Lui, qui devant le spectacle du massacre de ceux qu’il s’était juré de protéger, s’était jeté sur l’infâme créature, trop occupé à trouver ripaille et pitance sur le corps de sa femme !
Lui qui s’était esquinté les poings sur la figure du macchabée !
Lui qui, jetant un nouveau regard sur l’être exsangue, avait tué sa propre famille !
C’était le corps d’un jeune homme roux qui se tenait devant lui, malgré les crocs acérés, la pâleur inhumaine, les bleus et les yeux crevés à mains nues, c’était bien son patient, le fils de fermier décédé.
A présent, il comprenait pourquoi son diagnostic s’était révélé faux, il ne s’était pas trompé sur le traitement, celui d’une banale morsure de chien de ferme, étant donné la profondeur de la morsure et la lacération trop importante pour être celle d’un homme ; mais sur le diagnostic lui-même, ce n’était pas un chien avec une gueule étroite qui avait attaqué le garçon, mais un homme, un Fangeux. Blessé, affolé, il avait dû chercher secours chez Marbrumes, espérant quelques remèdes sans signifier l’origine de sa morsure.
La suite fit déglutir dans un raclement sourd la gorge du Ferbois, après être décédé des suites de la morsure, sans doute une fièvre septicémique, il avait dû se réveiller pendant son départ, refermant sa maudite gueule sur tous ceux qui se trouvaient sous sa tente. Le vieillard décharné, la fille de pauvre vertu au ventre à présent dégonflé, le père et ses deux marmots et son Aubrée.
Et sa petite Aude.
Il serrait la petite dans ses bras, toute froide qu’elle était, cherchant en vain à la réchauffer de son amour. Il se jurait qu’à présent, qu’importent les conséquences, qu’importe sa propre survie, il trouverait un moyen de lutter contre la Fange. Quelques soit les épreuves qu’il devrait traverser, il trouverait le remède, la solution de l’énigme que les Dieux nous avait imposé.
Vaincre la Fange !
En retrouver le remède !
Non pour la gloire, la reconnaissance, la célébrité mais pour pouvoir dire, une fois de l’autre côté, à sa femme et sa fille qu’il a réussi. Que leurs morts n’aura pas été vaine.

Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Oui mais pour ce qui est de l’âge mental, je ne garantis rien.
Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...) Bah les Top-sites Smile
Vos premières impressions ? Mon précieeeeuuuux !
Des questions ou des suggestions ? Aucune qui ne me vient à l’esprit



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Morion de VentfroidComte - Administrateuravatar


MessageSujet: Re: Lothaire Ferbois   Mar 24 Jan 2017 - 17:31
Salut Lothaire, et bienvenue parmi nous. Rien à redire sur ta fiche, et bienvenue à ce Docteur au coeur de Marbrume.

Quelques petits trucs cependant, quand tu pourras essaie de trouver un avatar qui respecte le 200*400, là c'est pas flagrant mais bon. Je suis maniaque (et ne suis pas le seul).

Quant à la fin de ta biographie, je laisse la lutte et ta victoire contre le fangeux en tablant sur le fait qu'il fût effectivement en train de se nourrir, et que sur un malentendu tu aies pu le vaincre. Néanmoins retiens bien que la force d'un fangeux peut avoisiner celle de dix hommes, et que par conséquent, la prochaine fois que je vois un 1v1 tourner en la faveur d'un homme, je serai beaucoup moins tendre. What a Face

Sinon, bon jeu à toi, ces formalités n'empêchent en rien ta validation, donc je m'y colle tout de suite ! N'hésite pas à passer sur la cb ou à envoyer des MPs si tu as toujours des interrogations.
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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Re: Lothaire Ferbois   Mar 24 Jan 2017 - 17:42
Bienvenue sur le forum et félicitations pour la validation. Very Happy

Que voilà un Docteur plus que bienvenu dans ce monde peuplé de dangers. x)
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Séraphin ChantebrumeMilicienavatar


MessageSujet: Re: Lothaire Ferbois   Mer 25 Jan 2017 - 21:03
Bienvenue à toi et bravo pour ta validation express! J'ai beaucoup aimé ta fiche et j'espère avoir l'occasion de jouer avec toi!
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Lothaire FerboisGuérisseuravatar


MessageSujet: Re: Lothaire Ferbois   Mer 25 Jan 2017 - 21:21
Merci beaucoup ^^

Et pour Séraphin, c'est quand tu veux pour un RP Smile
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MessageSujet: Re: Lothaire Ferbois   
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Lothaire Ferbois
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