Marbrume



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 Annabelle de Mortemer

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Annabelle de MortemerPrêtresseavatar


MessageSujet: Annabelle de Mortemer   Mar 24 Jan 2017 - 0:55




Annabelle de Mortemer




Identité



Nom : de Mortemer, née de Hauteroche
Prénom : Annabelle
Âge : 26 ans
Sexe : Féminin
Rang : Prêtresse d'Anür, cadette de la famille de Hauteroche -des châtelains vassaux de la famille de Ventfroid- et veuve du baron Edwin de Mortemer (famille vassale des de Mirail).
Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs :

Carrière du prêtre.

HAB+1
CHAR+1
INT+2

Compétences et objets choisis :

Alphabétisation
Doctrine du culte
Empathie
Princesse en détresse

Elle porte en permanence des bracelets aux bras, en bronze, sur lesquels sont gravés des poissons, en l'honneur d'Anür. Il s'agit d'un cadeau de son époux, qu'il lui fit le jour de leur mariage.

Physique




Annabelle, contrairement à son nom, n’est pas réellement ce qu’on peut appeler une belle femme. Oh elle n’est pas laide ! Mais rien d’exceptionnel, une femme parmi d’autres, avec des traits fins et un petit nez retroussé, des pommettes saillantes rougissant facilement par l’émotion ou les morsures du vent. Ses cheveux fins et châtains n’attirent guère le regard tant leur banalité est frappante : ni dorés comme les blés, ni noirs comme l’ébène ou encore roux flamboyant ; ni dotés de jolies boucles retombant sur ses épaules, ni épais et nombreux formant une magnifique tignasse. Non. Simplement d’un châtain commun, sans forme attrayante, fins et raides lui mangeant régulièrement le visage, assombrissant ainsi son allure générale et lui octroyant une certaine aura d’inaccessibilité. Mais quand elle relève la tête et vous regarde, ses yeux d’un vert très clair vous transpercent et réveillent soudain en vous un élan de bienveillance : là, au cœur de ces prunelles cristallines brillent la bonté et l’empathie. Ses frères et feu son époux disaient souvent que l’on pourrait se noyer dans son regard, rappelant l’eau de la mer, élément cher à la déesse qu’elle sert.

Si Annabelle n’est pas la beauté incarnée, elle charme le regard par la grâce naturelle qui émane de sa personne. Son port de tête altier, son maintien parfait et sa démarche souple… Le moindre geste qu’elle effectue révèle sa noble extraction, car aussi petit soit-il, un titre de noblesse vous astreint à un certain savoir-vivre, savoir-parler, savoir-bouger. Sa mère fut toujours exigeante avec elle à ce sujet, quand bien même aucun visiteur n’était attendu au petit château de Hauteroche. De même, flotte en permanence sur ses fines lèvres un léger sourire, indéchiffrable, énigmatique, ni franc, ni contenu, mais contribuant à la rendre fascinante au premier regard. Ses années d’apprentissage au temple n’ont fait que renforcer ces caractéristiques, ajoutant à sa grâce naturelle un aspect mystique et divin. Cependant, depuis quelques temps, ses mouvements semblent plus lourds, ses traits fatigués, et un air de mélancolie s’est emparé de son visage auparavant si radieux. Annabelle porte sur ses épaules de lourds fardeaux de la vie, comme bon nombre de survivants de Marbrume, et bien qu’elle puise sa force dans son sacerdoce, elle ne peut toujours masquer ses peines et tourments. Si beaucoup de fidèles ne s’en aperçoivent pas, celui qui sait regarder verra cette infime différence. Son sourire impénétrable est désormais empreint de tristesse, et les cernes sous ses jolis yeux trahissent sa fatigue, même si elle continue de se dévouer corps et âme à Anür comme toujours elle l’a fait.

La prêtresse cache sa jolie silhouette sous de longues robes ou tuniques fluides, faites d’enchevêtrements de voiles et autres fils précieux. Elle a toujours allié son apparence vestimentaire à son métier, et elle a toujours estimé que ses tenues devaient refléter la variabilité du caractère d’Anür, celle qu’on ne peut réellement appréhender -telle l’eau qui nous coule entre les doigts- et qui nous réserve tant de surprises dans la vie, bonnes ou mauvaises. Mais si Anna privilégie ce genre de tenues, c’est également parce qu’elle aime se sentir à l’aise pour faire ses offices, et généralement, seule une ceinture vient marquer sa taille encore fine malgré l’enfantement, laissant le reste de son corps libre de ses mouvements. Annabelle est d’ailleurs d’aspect plutôt menu, mais les voilages gardent à l’abri du regard ses formes bien féminines. Malgré sa petite taille (un petit mètre soixante), son allure générale lui confère une aura inspirant le respect à autrui, mais il s'agit là d'un respect empreint d’humilité face aux choses de la foi, ces choses qu’on ne peut expliquer et qui nous guident dans la vie. Deux bracelets de bras en bronze viennent inconditionnellement parachever sa tenue, bracelets gravés de poissons, en l'honneur d'Anür, que ses manches toujours ouvertes (voire inexistantes) laissent entrevoir.



Personnalité



Si la douceur avait pu s’incarner, elle n’aurait pas choisi une autre personne que la timide et tranquille Annabelle. Tout en elle respire la bienveillance. Pour elle, il ne s’agit pas là d’un comportement à adopter pour s’attirer les bonnes grâces de la société, mais d’un réel mode de vie, une voie de la sagesse qu’elle s’efforce de suivre depuis le plus jeune âge. Enfant déjà elle était de ces bambins calmes et obéissants, gentils et attentifs, nés avec ce caractère sans que l’éducation soit passer par là. Des trois enfants de Hauteroche, elle fut de loin la plus facile à vivre et à éduquer, s’accommodant de tout, ne se plaignant jamais, et toujours prompte à venir en aide à qui le demanderait. De sa mère, elle avait hérité la douceur et la réserve naturelle… mais elle avait aussi appris l’effacement et la soumission. Toute son enfance Annabelle avait vu évoluer sous ses yeux le modèle donné par sa mère, soumise à son mari, tendre et placide et se pliant quoi qu’il arrive aux avis de son époux, en acceptant humblement le sort que les dieux lui avaient réservé.

Elle apprit également la piété aux côtés de sa génitrice. Bérénice de Hauteroche vénérait inlassablement chaque jour la Trinité, et emmenait avec elle à la chapelle sa petite fille pour lui apprendre les choses du culte. De là naquit une foi profonde et puissante dans le cœur d’Anna, une foi inébranlable qui marqua sa vie et la guida jusqu’à aujourd’hui. Ses croyances et sa volonté de servir Anür de la façon la plus pure lui donnent parfois un côté moralisateur, qu’elle ne cherche pas à cacher : cela fait partie de son office de garder – ou ramener- sur le droit chemin les âmes perdues ou en proie aux doutes. Cependant, elle ne se permet jamais de porter un jugement sur les actions et les choix des gens qu’elle côtoie : elle ne fait que donner son avis qu’elle pense juste, mais elle s’évertue à comprendre tout un chacun, à se mettre à leur place, et non à les réprimander et les culpabiliser. L’empathie est une qualité qu’elle possède et cultive, jugeant qu’il s’agit de l’essence même d’une servante de la foi d’être le meilleur intermédiaire possible entre les hommes et les dieux. Comment remplir cette fonction si elle ne cherche pas à comprendre les fidèles ? Aussi est-elle très à l’écoute des brebis égarées venant la voir, remplis de doutes et questions. De même, elle a toujours pensé que comprendre les autres pouvait désamorcer bien des querelles inutiles. Profondément altruiste, elle est connue pour apporter son aide à quiconque la demande.

Pourtant, si Annabelle est prête à comprendre une multitude de choses, jamais elle ne pardonnera un blasphème ou un manque de respect envers Anür, quand bien même parfois, le doute s’insinue en elle. Elle ne laisse personne soupçonner ses légères angoisses religieuses, et elle cherche bien vite à les étouffer en son sein, s’obligeant elle-même à ne plus y penser, se rappelant toujours pourquoi elle avait décidé d’offrir sa vie à la grande déesse. Parfois elle s’égare, mais sa foi la ramène toujours vers la lumière, et que la fange soit ou non une punition divine, Annabelle continuera de servir avec dévouement Anür, et à remplir ses fonctions au temple, prêchant la doctrine et rassurant les fidèles. S’il s’agit d’une épreuve, ce n’est pas en la fuyant et en crachant sur les dieux que l’humanité pourra la surmonter. Cela n’arrangera rien. Il faut au contraire faire preuve de patience et de volonté, et de fatalisme. Nos vies sont entre les mains d’Anür, nul ne peut tenter d’y échapper.

Annabelle est une personne pondérée, mesurée, cherchant toujours à calmer les ardeurs qui embrouillent les esprits en dépit du bon sens. Elle s’est souvent placée en élément modérateur dans un conflit, une sorte d’arbitre servant à faire régner la compréhension entre les êtres. Mais force est de constater qu’avec ses frères… elle a finalement échoué, et de la plus brutale des manières. Une chose qu’elle ne se pardonnera jamais.



Histoire



La flamme d’une bougie à moitié consumée vacillait fébrilement dans la petite chambre gracieusement prêtée par le temple, jetant sur les murs austères des ombres tremblantes et rendant presque menaçant le petit mobilier présent en ce lieu spartiate. Un sourire tendre étira les lèvres d’Annabelle alors qu’elle posait son regard sur le petit corps soulevant les couvertures à un rythme régulier. Petrus dormait profondément, malgré son affirmation une heure plus tôt de rester éveiller jusqu’à son retour des vénérations nocturnes. Prenant soin de ne faire aucun bruit, elle s’approcha du petit lit séparé du sien par une simple table de nuit, et s’assit sur son matelas, contemplant son enfant avec un regard que seule une mère pouvait porter. Il semblait si paisible, si innocent… Alors que la vie quotidienne était tout le contraire. Elle soupira. Ce petit être ingénu et immaculé ne méritait pas de grandir en de telles circonstances. Parviendrait-il seulement à survivre à cette folie du monde ? Elle joignit ses mains en un geste de prière : tous les jours, elle interrogeait Anür sur ses intentions, tous les jours, elle lui demandait de ne pas les abandonner et de leur montrer la voie, et tous les jours, elle terminait ses prière en remerciant la Trinité de lui avoir accorder beaucoup de joie dans sa vie, dont une enfance heureuse et tranquille, loin des tourments que son propre fils traversaient aujourd’hui.

Oui, Annabelle avait eu de la chance, elle le savait et serait à jamais reconnaissante. Issue de la petite noblesse, elle avait disposé des avantages de cette classe sans réellement en avoir les contraintes, car la pression sociale qui pèse sur des petits châtelains n’est rien comparée à celle pesant sur les épaules d’un comte. La fortune familiale n’était pas des plus opulentes, mais elle était suffisante pour ne manquer de rien et vivre simplement. La simplicité était, avec le recul, ce qu’elle avait affectionné le plus : s’il y avait certes des règles à respecter, des leçons à apprendre, rien n’était jamais trop contraignant ou insurmontable pour un enfant. Pour elle, encore moins : elle était née docile. Mais même pour ses frères aux caractères bien différents. S’ils s’en plaignaient régulièrement, ils ne prenaient pas, à l’époque, la mesure de la chance qu’ils avaient par rapport à d’autres membres de famille noble. Leur père était strict, distant et froid mais il pensait agir au mieux pour sa famille et il ne souhaitait que le meilleur pour eux. La rigueur est parfois obligatoire pour parvenir à un résultat, et il fallait bien que cette figure paternelle prenne toute sa dimension d’autorité incontestable. Il était un socle dur, mais un socle solide sur lequel pouvait s’appuyer chaque membre des Hauteroche. Pour donner un équilibre viable, leur mère leur offrait tout ce que leur père ne pouvait leur dévoiler : tendresse et affection, rires et activités enfantines, n’existant que pour consolider un lien fraternel qu’elle désirait incassable. De là elle s’était forgée l’idée que la famille était la chose la plus précieuse au monde, chose que chaque membre se devait de préserver quoi qu’il lui en coûte. Annabelle se souvenait encore des après-midi passer avec ses frères et sa mère dans les prairies, à jouer et se rouler dans l’herbe, loin du regard réprobateur de leur noble paternel. Une enfance dorée. Chacun avait son caractère : Guilhem était déjà un conquérant, désireux de rendre son père fier de lui, et se montrant très protecteur envers sa jeune sœur et leur petit frère ; Engueran était plus vif d’esprit, imaginatif et terriblement espiègle. Leur père le réprimandait bien plus souvent qu’aucun autre de ses enfants… Mais Annabelle aimait ses frères autant l’un que l’autre, et elle trouvait chez Engueran cette fraîcheur particulière qui la faisait souvent rire, même quand elle ne cautionnait pas son comportement. Leur lien fut toujours fort, et il ne fit que se renforcer lorsqu’ils se retrouvèrent tous deux en formation au temple de la Trinité de Marbrume.

La religion. Voilà quelque chose qui avait pris de plus en plus de place dans sa vie, sans qu’elle ne s’en rende réellement compte. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, sa mère les emmenait tous trois à la petite chapelle de Hauteroche, tous les jours, pour un petit hommage aux dieux, et elle profitait de ce moment pieux pour leur apprendre chaque fois une nouvelle leçon, un nouveau dogme ou une nouvelle anecdote sur l’un des dieux de la Trinité. Si Guilhem et Engueran se montraient impatients, attendant avec une certaine exaspération la fin de ces leçons interminables et ennuyeuses, Annabelle quant à elle buvait les paroles de sa génitrice, se sentant toujours curieuse d’en apprendre plus sur cette religion qui la fascinait tant. Et quand, une fois par semaine un prêtre venait faire l’office à la chapelle, la petite Hauteroche ne se lassait pas de lui poser des questions et de l’écouter parler de sa foi. Lentement, elle commença à se rendre à la chapelle plusieurs fois par jour sans que sa mère ne l’y contraigne, honorant Anür, Serus et Rikni avec la même dévotion. « Ne néglige aucun dieu, ils sont chacun complémentaires et font de ce monde ce qu’il est. » Cette phrase que lui répétait sa mère ne l’avait jamais quittée, mais celle qui resterait à jamais gravée en elle et qui lui dicta sa voie en fut une autre : « Ne crains jamais Anür . Elle est certes maîtresse du futur et de toutes ces choses impossibles à maîtriser, nous faisant passer du connu à l’inconnu, mais elle est surtout celle qui nous guide dans ces passages, non celle qui nous jette et nous abandonne. Apprends à la connaître, à la respecter bien sûr, mais surtout à la comprendre pour mieux appréhender tes propres doutes. Le changement n’est pas une malédiction, ne le crains pas, il est ce qui fait de nous ce que nous sommes et ce que nous serons. Elle te donnera les clefs. Fais-lui confiance et sers-la avec ferveur, et tu n’auras plus jamais peur. » La petite Anna, angoissée de nature lorsqu’elle était enfant, avait trouvé dans ces paroles un soulagement indiscutable. Elle avait commencé à remettre sa vie entre les mains d’Anür, persuadée que le destin était déjà écrit et qu’il ne servait à rien de le craindre : il se passerait ce qu’il devait se passer parce que la grande déesse l’avait jugé nécessaire. Parfois, les raisons d’Anür restaient obscures, mais un jour, Annabelle était certaine que sa déesse lui donnerait toutes les réponses qu’il lui fallait. De craintive, la fillette était devenue confiante et tranquille, trouvant un apaisement salutaire dans une foi profondément ancrée.

Dès l’âge de sept ans, Annabelle émit le souhait de mettre sa vie au service d’Anür, mais ses parents jugèrent préférable d’attendre qu’elle mûrisse quelque peu avant de prendre une telle décision : car si la prêtrise ne posait aucune contrainte socialement parlant, il s’agissait tout de même là d’un sacerdoce dont les responsabilités pouvaient être lourdes. Mais ne voyant pas sa piété et sa volonté faiblir malgré les années, Aymond et Bérénice de Hauteroche décidèrent de l’envoyer au grand temple de la Trinité, à Marbrume, pour y recevoir sa prestigieuse éducation. Annabelle venait d’avoir dix ans, et le jour où elle foula pour la première fois le sol du grand temple resterait le plus beau de sa vie. Simultanément, cependant, des négociations d’ordre matrimoniale s’engagèrent entre le châtelain de Hauteroche et le baron de Mortemer, vassal des de Mirail. Amis de longues dates depuis qu’ils avaient combattu côte à côte, ils voulurent lier leur famille par des liens plus solides et impérissables, en mariant l’héritier de Mortemer à Annabelle. Elle ne l’avait jamais rencontré, mais l’idée d’une telle alliance ne la révolta guère : il était de son devoir de fille de châtelain de se plier aux ordres de son père et très tôt elle avait appris à se soumettre à ces règles immuables. L’acceptation de son sort, enseignement d’Anür, était la voie qu’elle avait choisie depuis longtemps, lutter contre ceci ne serait qu’une perte de temps et d’énergie. Tel était son destin. Les fiançailles furent entérinées et la date du mariage fut reportée à la fin de la formation d’Annabelle, lui laissant ainsi l’occasion et le privilège de recevoir, six ans durant, la meilleure éducation qui soit.

De ses années d’apprentissage, Annabelle retiendra surtout le bonheur de découvrir toujours de nouvelles choses, d’arpenter la grande bibliothèque et de côtoyer des membres du clergé toutes classes confondues et tous grades confondus. La variété présente au temple permettait des échanges tous plus intéressants et enrichissants les uns que les autres, et c’est avec dévotion et respect qu’elle assimila peu à peu tout ce qui lui était demandé : écriture, lecture, histoire, histoire de la religion ainsi que tout ce qui concernait le culte des dieux, et d’Anür en particulier. Engueran la rejoignit au bout d’une année de séparation, provoquant chez elle un sentiment de plénitude inégalé : la joie de partager son expérience mystique et ses connaissances avec son jeune frère volubile. Elle n’aurait jamais imaginé Engueran devenir serviteur de la foi, la rigueur, la discipline et la sérénité lui faisant défaut… Mais telle avait été la décision de leur père. Les choses devaient se passer ainsi, tout prendrait sens un jour. Si elle était heureuse de le voir de nouveau tous les jours, ses frasques la faisait grincer des dents, et ses blasphèmes, plus nombreux que nécessaires, la révoltaient. Combien de fois avait-elle tenté de le rappeler à l’ordre ? Vaines tentatives… Mais leurs années d’étude communes ne firent que renforcer leur lien fraternel. Au bout de quatre années, sa formation prit fin, lui permettant de prendre le titre de novice et de servir aux côtés d’un prêtre officiel. Pendant deux ans, elle apprit la réelle pratique de son métier aux côtés du prêtre Florimond, se rendant dans tous les quartiers de la ville, surtout les plus pauvres, pour apporter un peu de lumière et de piété à ceux qui ne pouvaient pas se déplacer jusqu’au grand temple de la Trinité, priant avec eux sur les petits autels disséminés ça et là dans la grande ville de Marbrume. Rien de ce qu’elle put voir ou faire ne la fit regretter d’avoir choisi cette voie, bien au contraire. Elle était heureuse d’apporter son aide et sa foi à autrui et de répondre à leurs questions s’ils en avaient. Et le jour vint où Annabelle fut officiellement nommée prêtresse, et avec ce sacre vint aussi les préparatifs concret de son mariage.

Cela faisait un peu plus de six ans qu’ils étaient fiancés, et pourtant, ils ne se rencontrèrent pour la première fois qu’au cours du mois d’octobre 1155, quelques mois avant la date prévue de leur mariage. Edwin de Mortemer se montra charmant et aimable, et Annabelle remplit son rôle comme on le lui avait toujours enseigné. Mais aucun sentiment, qu’il soit bon ou mauvais, ne naquit à cet instant. Elle se plierait à son devoir, sans passion, et déterminée à en tirer le meilleur : le changement ne lui faisait plus peur depuis qu’elle avait rencontré Anür, et si ses entrailles se rappelaient à son bon souvenir, elle s’empressait de faire une prière silencieuse à sa déesse et redoublait de dévotion. Les préparatifs allaient bon train et l’on fixait déjà la date pour le printemps suivant, la nouvelle prêtresse ayant souhaité que son mariage se déroule sous les bons auspices de Serus, dont le jour de fête se déroulerait quelques jours auparavant. Mais à l’aube du mois de février, un messager débarqua au temple pour lui annoncer une funeste nouvelle : un terrible incendie s’était déclaré à Hauteroche pendant la nuit, provoquant la mort de ses deux parents. L’origine du feu restait encore obscure, mais Aymond et Bérénice de Hauteroche s’étaient faits surprendre dans leur sommeil, succombant à l’asphyxie et au feu ravageur. Annabelle, dévastée, partit sur l’heure à Hauteroche, soutenir Guilhem, emmenant avec elle son jeune frère Engueran. Le mariage fut reporté à une date incertaine, Edwin et son noble père, en hommes de bien, estimant qu’un mariage ne pouvait être célébrer en de telles circonstances, et que la jeune Annabelle devait avoir la possibilité de porter le deuil et de panser ses blessures avant de convoler en justes noces. Edwin fit preuve d’une gentillesse extrême à l’égard de sa future épouse, lui accordant le temps qu’elle désirerait, et c’est à partir de cet instant qu’elle sut que le destin avait fait le bon choix en le désignant comme son promis.

Les trois frères et sœur se retrouvèrent à Hauteroche mais Annabelle sentit déjà qu’un vent nouveau se levait sur leur vie : Guilhem était différent. Depuis combien de temps Annabelle et Engueran ne l’avaient-ils pas vu ? Un siècle semblait s’être écoulé tant son frère aîné avait changé, ses traits s’étant durcis avec l’âge et son regard se faisant fier et froid. Il était un homme fait, et avait toute l’apparence d’un chevalier sans peur et sans reproche. A l’image de leur père décédé… Déjà, elle s’aperçut que les relations entre Guilhem et Engueran étaient plus tendues et moins naturelles, Guilhem semblant offensif et Engueran répondant par une défense sarcastique dont il avait le secret… Se retranchant dans sa foi, Annabelle laissa les choses se dérouler sous ses yeux, tentant d’apaiser quelque peu les tentions, mais s’occupant avant tout des funérailles de leurs parents. En tant que prêtresse d’Anür, elle était d’autant plus qualifiée pour ce genre de préparation et de cérémonie. Elle avait le cœur lourd mais trouvait un réconfort dans la religion, se rappelant sans cesse que la mort n’était qu’un passage de plus, et qu’il ne fallait pas la craindre, sa mère le lui avait suffisamment enseigné avant même qu’elle ne rentre au temple. Ses parents avaient rejoint Anür et ils étaient en paix. Pendant quelques mois, Annabelle fit souvent le voyage entre Marbrume et Hauteroche, apportant son aide comme elle le pouvait à Guil et à la réorganisation de la famille. Ce ne fut que l’année suivant le décès des châtelains de Hauteroche qu’une nouvelle date de mariage fut fixée.

Mais une malédiction semblait peser sur cette alliance… Malédiction qui ne s’arrêterait pas là, bien qu’Annabelle ne le découvrirait que plus tard. Quelques jours avant son mariage, Engueran -cet adolescent intenable qui ne respectait plus grand-chose- fut pris en flagrant délit du vol d’un sceptre d’Anür, dans le temple… Une seule question tarauda Anna des mois durant : pourquoi ? Etait-ce le résultat d’un pari stupide ? Etait-ce une volonté de provocation ? Elle ne saurait jamais. Tout ce qu’elle savait était la peine entremêlée de colère qu’elle ressentit ce jour-là, tandis qu’Engueran était radié de l’ordre, arrêté et jeté en prison pour quelques semaines. Il n’assista pas au mariage de sa sœur et elle dut quitter Marbrume pour Mortemer, suivant son époux dans ses terres du sud-ouest pour y officier en tant que prêtresse. Annabelle s’obligea à sourire le jour de son mariage, et à honorer son époux le soir de la noce, mais son cœur saignait, tenaillé par l’angoisse d’abandonner son jeune frère à Marbrume, sans aide ni surveillance… Lui faire ses adieux, alors qu’il était au fond d’une cellule miteuse, lui déchira le cœur. Elle dut rassembler toute sa foi pour ne pas flancher. Tout ceci représentait des épreuves envoyées par Anür en personne pour tester sa nouvelle prêtresse, et il fallait qu’elle se montre digne d’elle.

Un gémissement la sortit de sa torpeur : Petrus se replaçait dans son lit, froissant les couvertures et entraînant un bruit de frottement de draps. Annabelle contint un rire, tandis qu’elle observait son fils, la bouche ouverte amenant un léger ronflement, et ses cheveux bruns tapissant son visage. Délicatement, elle tendit la main pour replacer les mèches brunes de l’enfant, s’attardant un peu pour caresser son front. Petrus était le parfait mélange entre les traits de son père et de sa mère : il avait la couleur des cheveux d’Edwin, il avait son nez, son sourire franc ; mais il avait les yeux d’Annabelle, et la raideur de ses cheveux, son menton, la forme de son visage… La prêtresse lâcha un soupir triste, laissant libre cours à ses réminiscences nocturnes, qu’elles soient heureuses ou non…

Engendrer se révéla une épreuve pour le couple. Malgré leurs tentatives et les offrandes à Serus, le ventre d’Annabelle restait désespérément vide, et bien qu’Edwin ne se montra jamais impatient et toujours aimant, la jeune femme commençait à se remettre en question. S’agissait-il là encore d’une épreuve envoyée par Anür ? Mais pour quelle raison ? Ses interrogations n’eurent cependant pas le temps de la ronger davantage, Annabelle tombant enfin enceinte après deux années de vie commune. La gaité régnait alors à Mortemer et chacun anticipait déjà l’arrivée de l’héritier tant attendu. Edwin était en effet fils unique, sa mère étant morte en le mettant au monde et son père n’ayant jamais repris femme, il était donc capital pour la famille d’assurer sa descendance. Mais l’infortune paraissait la poursuivre… Peut-être que ce mariage n’avait pas été béni par Anür, et que les catastrophes répétées chaque fois avant le jour des noces n’avaient été que des messages cachés, des signes envoyés par les dieux… Annabelle, au cours de l’hiver, attrapa une mauvaise fièvre, la clouant au lit plus d’une semaine et déclenchant une fausse couche. Dire que cet événement la dévasta est un euphémisme : Annabelle traversa une longue période de doute, perdant pied et ne comprenant pas pourquoi le sort s’acharnait sur elle. De longs mois, elle refusa d’honorer Anür, ne trouvant plus de réconfort dans ses croyances, les remettant en question et se demandant si elle avait commis un jour un péché d’une telle gravité qu’il méritait une si longue punition. Mais peu à peu, et grâce au soutien de son époux, elle retrouva sa foi en Anür et reprit goût à la vie, et deux années après sa fausse couche, elle fut grosse à nouveau. Les auspices furent cette fois favorables, car elle mena sa grossesse à terme et donna à Edwin non seulement un enfant, mais surtout un fils : Petrus, l’héritier de Mortemer. De toutes les joies que la vie lui avait apportée, rien ne ressemblait à cette expérience unique que celle de devenir mère, et de voir ce petit être frêle se mouvoir dans ses bras. La vie de Petrus reposait à présent entre ses mains, et il s’agissait là de la plus grande responsabilité qu’elle ait encore jamais eue. Le regard que son époux et son beau-père portait sur elle reflétait une telle fierté qu’elle se sentait envahit par la sensation d’avoir rempli son devoir de femme et d’avoir donné de l’avenir à sa nouvelle famille.

« Maman… » La petite voix endormie ramena Annabelle au temps présent, et elle déposa un regard surpris et désolé sur son fils. D’une main délicate, elle lui prodigua quelques caresses rassurantes sur la joue, et elle vint déposer un baiser sur son front. « Rendors-toi, je suis désolée de t’avoir réveillé. Je suis là maintenant, tout va bien ». De sa petite main d’enfant, il vint saisir la sienne, emmitouflant son nez dans sa paume, et ses yeux se refermèrent lentement. Avec tendresse, elle le regarda retomber dans le sommeil. Il fut le plus beau des présents que les dieux lui firent. Mais la Trinité se révéla plus avare de cadeaux que la prêtresse ne l’aurait imaginé…

Dans l’euphorie de la bonne nouvelle de la naissance d’un enfant, Annabelle tomba de nouveau très vite enceinte. Chaque âme de Mortemer croyait que la malédiction avait été brisée et voyait déjà le domaine retentir de cris d’enfants et de petits héritiers. L’on y crut encore lorsque la maîtresse des lieux mit au monde un nouveau fils, assurant un peu plus la lignée Mortemer. Mais l’espoir retrouvé s’éteignit bien vite. Le petit Lysandre ne survécut qu’à peine trois semaines… Alors qu’elle était heureuse et sereine, Annabelle avait retrouvé un beau matin son nourrisson dans son berceau, sans vie. Que s’était-il passé ? Nul ne le savait et ne le saurait jamais. Mais ce nouveau drame marqua un tournant dans les habitudes de Mortemer. Le couple s’éloigna petit à petit, trop affecté par les difficultés persistantes qui semblaient s’acharner sur lui et le lit conjugal fut définitivement déserté, chacun prenant une chambre séparée. Si leurs relations demeuraient cordiales et, d’une certaine manière, tendres, l’on ne les vit plus jamais seuls tous les deux : les seuls instants passés ensemble se faisaient en présence de Petrus, pour lui donner un sentiment familiale fort. Le reste du temps, chacun vaquait à ses occupations propres. Si le décès de son deuxième fils avait de nouveau provoqué des questions laissées sans réponse dans le cœur d’Annabelle, sa foi renouvelée avait remporté la lutte, bien plus vite que la première fois. Anür avait un plan pour elle, c’était ainsi. Mais Annabelle ne fut plus jamais tout à fait la même, la femme en elle était morte. Ne restait que la prêtresse… et la mère. Car elle n’avait pas le droit de faiblir alors que Petrus dépendait d’elle. Et cette responsabilité ne fit que s’accroître, tandis que les épreuves ne firent que s’accumuler : il y a un peu moins d’un an, la menace des fangeux commença à planer sur Marbrume et sa région… Et avec elle, la vie de tous fut bouleversée. Dès la fin du mois d’août, Edwin empressa son épouse de partir de Mortemer, avec leur fils et une escorte, pour trouver asile à la cité de Marbrume. Le temple les accueillerait en attendant que le reste de la maisonnée rallie la ville, Edwin et son père promettant de les rejoindre avec un autre convoi, quelques jours plus tard. Ils n’arrivèrent jamais. Les jours, les semaines passèrent sans qu’aucune nouvelle ne leur parvienne. Annabelle avait même envoyé un homme à la recherche de son époux… Il revint désespéré et terrifié, refusant de repartir et lui assurant que Mortemer était désert et que son mari n’aurait pas pu survivre si longtemps, d’autant qu’il traînait un convoi.

Il était seul à présent. Ils l’étaient d’ailleurs tous les deux… Lentement et précautionneusement, Annabelle retira sa main et remonta un peu les couvertures pour qu’il n’attrape pas froid. Elle avait déjà trop perdu, elle ne supporterait pas de perdre son fils, cela faisait quatre ans qu’elle luttait contre elle-même et ses doutes, pour rester forte et confiante. Tout ça pour lui, uniquement lui. Et aujourd’hui il n’avait plus qu’elle, et elle n’avait plus que lui… et la religion. Sa famille s’était disloquée, il y avait trois mois, et elle avait eu beau essayer de puiser sa force dans celle d’Anür, elle ne parvenait pas à comprendre ce qu’il avait pu se passer pour que tout lui échappe ainsi…

Alors que la prêtresse tentait de retrouver une vie décente, à Marbrume, Engueran lui avait fait l’heureuse surprise de venir la voir, au temple. Jamais ils n’avaient perdu réellement contact, les frère et sœur profitant des venues aux grandes fêtes religieuses de la ville pour se voir. Il avait commencé à avoir de mauvaises fréquentations, mais Annabelle le voyait si peu qu’elle avait cessé de lui faire la guerre. Elle n’était pas sa mère et il était un homme. Avoir cette présence à ses côtés alors qu’elle apprenait sa nouvelle vie de veuve et de réfugiée l’aida grandement à trouver un repos intérieur. Aussi, lorsque Guilhem arriva à son tour à Marbrume, après la chute de Hauteroche, elle n’eut plus qu’une idée en tête : tenter de réconcilier ses deux frères. Guil avait renié Engueran suite à son arrestation pour vol, mais elle était convaincu que tout n’était là que problème de compréhension et de communication, et avec les récents événements, elle pensait que chacun saurait faire preuve de maturité pour effacer les erreurs du passé et avancer ensemble dans l’avenir pour faire face à cet inconnu effrayant. Elle arrangea alors une rencontre, attirant l’un et l’autre dans un piège. Mais lorsqu’ils se retrouvèrent face à face, ce qu’elle avait imaginé être une bonne idée vira au cauchemar. Les deux frères se disputèrent, Engueran ne cessant d’envoyer des répliques assassines à son aîné, tandis que Guilhem perdait son sang froid et en était venu aux mains… La dispute se transforma en bagarre, les menant jusqu’à la rue, provoquant un rassemblement curieux autour d’eux. La milice débarqua et Guilhem, au lieu de reprendre contenance et de sauver les apparences, ne fit que charger son frère, l’accusant d’être venu se venger de sa sœur et lui-même, pour le reniement familiale dont il avait été frappé des années plus tôt. Sous les yeux pétrifiés d’Anna, la milice embarqua Engueran. Une nouvelle fois, on lui arrachait son frère… D’abord figée sur place, estomaquée par la réaction de Guilhem, Annabelle fut envahie d’une colère rageuse, et elle se jeta sur son aîné, l’empoignant pour le supplier de faire quelque chose. De son regard froid, il ne fit que lui dire de ne pas se mêler de cette histoire, et qu’il irait voir les autorités le lendemain. A demi rassurée, la prêtresse alla chercher soutien auprès de sa déesse, plongeant alors dans une méditation profonde dans l’espoir d’obtenir enfin quelques réponses. Elle passa sa soirée, en prière devant la grande statue d’Anür, ne se doutant pas une seule seconde de ce qui était en train de se passer au même moment.

Ce ne fut que le lendemain matin, alors qu’elle se rendait aux geôles pour prendre des nouvelles d’Engueran qu’elle découvrit qu’il n’y était plus, qu’on l’avait emmené voilà une dizaine de minutes et que sa sentence s’était modifiée en bannissement. Les rumeurs disaient que son propre frère l’accusa de tentative de fratricide et que les miliciens n’hésitèrent pas une seconde à jeter le criminel en pâture aux fangeux. Le choc fut si violent qu’Annabelle mit un certain temps à assimiler ce qu’on était en train de lui dire. Sa respiration devint erratique, son cœur s’accéléra brutalement et des larmes embrouillèrent son regard. Aussi vite qu’elle le put, elle courut aux portes de la ville, sans savoir ce qu’elle allait faire, mais elle devait empêcher pareil ignominie. Comment Guilhem avait osé lui faire ça, faire ça à sa famille ? Hors d’haleine, elle parvint à l’entrée. Une foule s’était agglutinée, trop heureuse de voir ce criminel servir de repas aux créatures de l’extérieur. Elle tenta de s’y faufiler, jouant des coudes, invoquant sa position de prêtresse pour obliger le peuple à s’écarter de son chemin. Mais quand elle arriva aux premières lignes, il était déjà trop tard. Engueran s’apprêtait à passer les portes. Dans un dernier cri de détresse, elle hurla son nom. Ils échangèrent un regard avant qu’on le pousse au dehors et que les portes se referment. D’abord pétrifiée, telle la statue de sa déesse, toute sa déchirante affliction se déversa en elle, la faisant tomber à genoux et pleurer à en lui assécher les yeux. Elle avait tant perdu : des parents, un mari, une famille… Voilà qu’on lui enlevait son jeune frère. Et une révélation soudaine s’imposa à elle : c’était sa faute. C’était elle qui avait organiser la rencontre entre ses frères. C’était elle qui, dans sa naïveté, avait imaginé réconcilier l’inconciliable. Folle qu’elle était. Elle venait de provoquer la mort d’Engueran, alors que sa volonté était tout autre… Et Guil… Qu’était-il devenu pour agir de cette façon ? Pourquoi ?... Lorsque son regard tomba sur son aîné, venu l’aider à se relever tandis que la place avait été désertée, elle ne put contenir sa colère froide, sa rancune, plaçant dans ses yeux tout le ressentiment et l’incompréhension qu’elle ressentait. Elle refusa avec mépris sa main tendue et se détourna de lui, sans prononcer le moindre mot, pour retourner prier au temple, seule chose qu’elle pouvait faire à cet instant. Depuis ce jour, leur relation s’est détériorée. Jamais plus ils n’ont abordé le sujet d’Engueran. Ils ne parlent plus que de banalités et la confiance qu’elle avait en son aîné, son grand frère protecteur, avait disparu. Mais elle refusait de perdre le dernier être qui la reliait à son passé, aussi s’obligea t-elle à contenir son amertume, s’efforçant de trouver la force de continuer à croire en l’avenir.

L’avenir… Existait-il seulement ? Annabelle ne savait plus, mais elle se raccrochait à sa foi. Elle avait, voilà seize ans, confiée sa vie à Anür. Elle n’avait pas le droit de lui tourner le dos, quand bien même elle ne comprenait pas le grand dessein de la déesse. Beaucoup de rumeurs circulaient à ce sujet, mais qu’Anür soit responsable ou non de la venue des fangeux, Annabelle s’était décidée à affronter l’épreuve divine. Posant un dernier regard sur son enfant, la prêtresse souffla sur la flamme de la bougie et s’allongea sur son lit. Fermant les yeux, elle murmura une dernière prière à Anür, décidant de continuer à y croire. Après tout, n’avait-on pas découvert que les fangeux craignaient la mer et le sel, éléments propre à la grande déesse ?





Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Je le certifie sur mon honneur, votre grandeur !
Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...)J'ai été rameutée par Engueran, qui l'a lui-même trouvé sur un topsite.
Vos premières impressions ? Je ne voulais plus faire de RP. Me voilà. Ca suffit pour vous faire comprendre que mes premières impressions furent immensément bonnes ? J'ai été conquise en une heure de temps, l'histoire est originale, le bg très complet, le forum très bien travaillé et très bien tenu... Bref, pour le moment, que du bien !
Des questions ou des suggestions ? Aucune pour l'instant !



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Dernière édition par Annabelle de Mortemer le Dim 29 Jan 2017 - 23:12, édité 14 fois
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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Mar 24 Jan 2017 - 6:39
Bienvenue sur le forum et bon courage pour la fiche. Very Happy J'espère que tu te plairas ici tout autant que nous tous. Wink

Navré par contre, cet avatar est déjà réservé pour un prédéfini, la sœur de Zephyr. Smile

http://marbrume.forumrpg.org/t1367-memoires-d-un-banneret-zephyr-d-auvray
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Annabelle de MortemerPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Mar 24 Jan 2017 - 10:45
Bonjour et merci de ton accueil Smile

Oh, je suis déçue de l'apprendre Surtout que j'avais fait le tour des prédéfinis avant de définitivement prendre cet avatar (que j'ai mis longtemps à trouver Crying or Very sad ) qui correspond parfaitement à mon personnage et il n'y était pas...
Mais bon, je peux comprendre que tu te sois fait une idée précise de ta soeur, je vais continuer de chercher alors ^^
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Ambre de VentfroidFondatriceavatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Mar 24 Jan 2017 - 11:02
Idalie d'Auvray n'a pour l'instant jamais été proposée en prédéfini et n'est pas validée chez nous en tant que personnage. Aussi, Zéphyr, tu m'en vois navrée mais le premier arrivé est le premier servi : Annabelle n'a pas à retirer son avatar pour un hypothétique personnage qui n'est pas encore prédéfini et qui si ça se trouve ne sera jamais pris Smile

Si elle désire te faire plaisir et changer d'avatar elle le peut, mais ça n'est en rien une obligation pour elle.

Bonne continuation pour ta fiche Annabelle !
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Annabelle de MortemerPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Mar 24 Jan 2017 - 11:44
Merci de ces précisions Ambre, et dans ce cas, je suis désolée Zéphyr, mais cet avatar correspond trop bien à mon Annabelle, je vais le garder : )

Sur ce, je continue ma fiche !
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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Mar 24 Jan 2017 - 17:43
Je comprends sans souci et je suis ravi en ce cas que tu ais trouvé un avatar qui te convienne. Wink

Encore bienvenue parmi nous et à bientôt sur le forum. Smile
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Séraphin ChantebrumeMilicienavatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Mer 25 Jan 2017 - 20:58
Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche!
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MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Jeu 26 Jan 2017 - 15:19
Merci à vous deux Smile

J'avance lentement mais sûrement
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Annabelle de MortemerPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Dim 29 Jan 2017 - 23:25
Et voilà, fini \o/ J'espère que je n'ai pas fait de bêtises !
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Morion de VentfroidComte - Administrateuravatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Dim 29 Jan 2017 - 23:55
Bon, eh bien c'est pas trop tôt hein

Jolie fiche, tu es validée du coup, au plaisir de se croiser en RP

Bon jeu !
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Annabelle de MortemerPrêtresseavatar


MessageSujet: Re: Annabelle de Mortemer   Lun 30 Jan 2017 - 0:29
Merci Mo'

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Annabelle de Mortemer
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