Marbrume



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 Zelvajra - Prophète de la Discorde

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ZelvajraHaut-Prêtre de Serusavatar


MessageSujet: Zelvajra - Prophète de la Discorde   Ven 18 Nov 2016 - 13:31




Zelvajra.




Identité



Nom : ???
Prénom : Zelvajra.
Surnom : Le Guérisseur, le Malin, Prophète de la Discorde.
Âge : 31 années.
Sexe : Masculin.
Rang : Clergé – Haut-Prêtre de Serus – Fondateur de la Discorde.
Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Carrière du Haut-Prêtre.

2 Intelligence.
1 Charisme.
1 PV.

Compétences et objets choisis : (voir topic Système Rp & Xp)

Bibliophilie.
Chirurgie.
Doctrine du Culte.
Traumatologie.

Poignard – Toge – Gants en tissu – Livres religieux – Matériel de soins et premiers secours.

Résolution, Destruction, Chaos, Sacrifice.



Taille : 182 centimètres.
Poids : Un quintal et une faix.
Cheveux : Châtain foncés.
Yeux : Verts.

Comment pouvait-on s'abandonner à la malveillance après avoir passé sa vie à prôner la bienveillance ? Pourquoi, du jour au lendemain, s'éveillait-on en estimant savoir mieux que les autres ce qui était nécessaire pour eux ? Pour quelles raisons pouvait-on être amenés à perdre la foi ? Et surtout, comment pouvait-on penser que l'on était capable, en incarnant un grain de poussière, pouvoir changer radicalement les valeurs et les mœurs d'autrui ? Une descente dans la folie, dans les abysses, dans l'incompréhension et l'interdit attendait le dénommé Zelvajra. C'était comme prendre un chemin où l'objectif était de tuer, tuer, tuer jusqu'à être le dernier puis se donner la mort après. Autour de cela, il fallait ensuite donner une forme, donner l'envie à d'autres âmes perdues de se joindre à une telle ambition. Pourquoi Zelvajra avait-il décidé de devenir l'incarnation de ce qui était le plus détestable ? D'en venir à liguer l'humanité toute entière contre ses desseins ? Pourquoi…? Il faudrait tout d'abord remonter aux prémices, comprendre comment cet homme avait été forgé, ce que la vie lui avait réservé. Se plonger dans ses hauts et surtout ses bas, comprendre ce qu'il était prêt à défendre coûte que coûte et ce qu'il était prêt à abandonner sans le moindre remord. Oui, la route était longue avant de devenir le bienveillant Haut-Prêtre de Serus, personnalité respectée et aimée par ses pairs. Le chemin est encore plus long lorsque dans l'ombre des gens, dans leur dos, on revêt le masque de la tromperie et du mensonge pour devenir l'incarnation-même du Malin. Zelvajra était-il vulgairement ce que l'on peut appeler un « gentil » ou un « méchant » ? Répondre à cette question avec un choix ou l'autre ne serait peut-être pas suffisant pour expliquer tout les complexes et les penchants de sa personnalité. La vérité était ailleurs.

Zelvajra naquit trois années après son frère, Seth. Leur famille, du nom de Goddric, ce serait la première et dernière fois que ce nom serait prononcé, avait toujours vécu dans l'un des bas-quartiers de Marbrume. Après tout, la probabilité d'être le fils ou la fille d'un noble était drastiquement faible, voire presque nulle. L'éducation fut donc ce qu'elle fut, médiocre mais bienveillante, soumise aux dures lois de la pauvreté. Leur mère ne travaillait pas, contrainte à élever et éduquer ses deux fils. Quant au père, sacré gaillard dont Seth tirait probablement sa carrure et sa force, il mouillait dans des histoires louches, des règlements de comptes. Mal payés, certes, mais payés tout de même. Ce n'était pas tant ces premières années qui étaient intéressantes. Pour en parler brièvement, Zelvajra subissait les idées farfelues et souvent très dirigistes de son frère aîné. Seth avait une pré-destination pour la bagarre et le goût du sang. Quelque part, il avait compris que s'il ne se faisait pas respecté dans un monde où les lois étaient différentes, il ne s'en sortirait pas. Condamnés à une éducation sommaire, on pouvait dire que Zelvajra et Seth passèrent un temps fou à errer dans les rues des bas quartiers. Enfant, le protagoniste considérait ceci comme sa vie, son pain, comme quelque chose d'acquis et de normal. Il se disputait souvent avec son frère au grand damne de leur génitrice, surtout lorsqu'ils manquaient de peu de se faire casser la figure par des bandes rivales. Pourtant, Seth ne l'avait jamais abandonné. Zelvajra était bien plus fébrile et faible que lui. Cela n'empêchait pas le plus turbulent des deux d'assurer la protection du second. C'était peut-être à cause, ou grâce au lien du sang qui les unissait tout les deux, ce lien qui dicterait bien des choix au fil des âges.

A l'aube de l'adolescence de Zelvajra, leur père mourut. Dépités, perdre ce vecteur commun brisa probablement quelque chose au sein de la petite famille restante. Seth serait débrouillard, il réussirait un temps à subvenir aux besoins du petit clan en restant dans les proportions propres à une famille pauvre. Pourtant, leur mère fit un tout autre choix. Elle préféra envoyer son plus jeune garçon, dont elle remettait sérieusement en doute sa capacité à survivre dans un monde aussi hostile, au Temple de Marbrume. C'était une forme d'abandon dont il ne se remettrait jamais vraiment. De quel droit l'avait-elle éloigné de son seul et unique frère ? Il ne pouvait pas vraiment comprendre que c'était pour lui donner une meilleure chance de s'en sortir. Après tout, il n'avait pas choisi de naître dans ce contexte misérable. C'était un premier pas effectué vers son aversion pour la richesse et donc la noblesse. Pourquoi lui avait-on imposé le malheur ? Pourquoi n'avait-il pas eu le choix ? On répondrait à ses questions au Temple de Marbrume.

Il était à peine âgé d'une douzaine d'années lorsqu'on commença à lui enseigner les préceptes de la Sainte Trinité. Au début, cela lui paraissait étrange qu'il puisse exister des entités si importantes qu'il ne pouvait pas percevoir. Dans le monde d'où il venait, on s'était contenté de lui expliquer que c'était eux qui régissaient la plupart des choses et qui dictaient le rythme de vie des mortels. Il appartenait à un Tout, un ensemble où plusieurs sociétés étaient représentées pour vivre en cohabitation. La noblesse, même si elle était toute puissante, ne pouvait pas faire grand-chose sans ses serviteurs ou des artisans pour leur confectionner ce qu'ils possédaient. On essayait de lui inculquer cette notion selon laquelle les plus riches permettaient aux plus pauvres d'avoir des choses à faire, de se rendre utile pour faire avancer la société. Zelvajra comprenait, du moins il le pensait. Cela ne l'empêchait pas de ressentir une douloureuse pointe de jalousie car de ses yeux d'enfants, la vie semblait bien plus facile de l'autre côté de la barrière. Après tout, ceux qui avaient les moyens n'avaient-ils pas juste à claquer des doigts pour obtenir tout ce qu'ils désiraient avoir ? Ils ne devaient pas connaître la peine, la tristesse, les difficultés à s'intégrer. Pour Zelvajra, les réponses acquises jusqu'à aujourd'hui étaient insuffisantes. Pourquoi et pour quelles raisons lui avait-on imposé de naître dans la misère et la pauvreté ? C'était injuste car il n'avait pas choisi. Non seulement, il ne comprit pas que sa mère l'avait éloigné de son frère pour son propre bien mais en plus, son cœur commençait à détester les nobles. Il ne commençait donc pas sa formation pour la prêtrise avec une bonne conscience mais c'était plus ou moins normal. Son éducation sommaire était partiellement responsable de ce déséquilibre émotionnel.

Il ne fut pas très compliqué de lui faire comprendre qu'il n'y avait rien ni personne au dessus qu'un Dieu et que si on lui disait que les choses devaient être ainsi, il n'y avait pas à discuter. Les représentations de chacun d'entre eux furent donc plutôt faciles à assimiler et lorsqu'il apprit à lire, à écrire et à compter, il s'assura de lui-même qu'on ne lui racontait pas des bobards. Les textes sacrés décrivaient les rites et les cérémonies avec une précision et une dévotion digne de la main écrite d'un Dieu en personne. Il comprit que peu importe qui on était, d'où on venait et ce qu'on avait fait jusqu'à présent, il était nécessaire de trouver sa place. Le Temple de Marbrume répondait à des besoins que ses parents n'avaient jamais pu assumer dignement pour lui. Ses besoins physiologiques étaient assurés car il ne connaissait plus la faim et les murs du Temple étaient devenus un symbole de sécurité. Il était impensable par exemple de faire couler le sang en ce lieu sacré. A tord ou à raison, il était bien compliqué de porter un jugement sur cela, Zelvajra pensait qu'il était investi d'une mission divine. Le développement d'une foi, ce sentiment d'appartenir à quelque chose, à quelqu'un, avait donné un sens à sa vie. C'était quelque chose qu'il avait envie de crier sur tout les toits, il voulait revoir son frère Seth et le convaincre de le rejoindre ici. Ils pouvaient, s'ils s'en donnaient tout les deux les moyens, changer leur vie. Combattre la fatalité, leur prédestination était à leur portée !

Avec l'autorisation du Temple, Zelvajra fut donc escorté jusque dans les bas quartiers pour retourner chez lui. Il espérait pouvoir demander pardon à sa mère et à son frère. S'ils n'avaient pas eu le moindre contact pendant toute une année, c'était parce qu'il en était le responsable, personne ne le lui avait imposé. Pourtant, malgré cette prise de conscience et cette bienveillance, une seconde gifle vint ébranler son mental. Quelle fut sa surprise lorsqu'il retrouva uniquement Seth ? La semaine précédente, la maladie avait emporté leur mère. Les deux frères se disputèrent violemment si bien que Zelvajra n'eut d'autre choix que de retourner au Temple, le cœur lourd et plein de regrets. Perdre son père avait été douloureux mais moins marquant. Le lien avec sa mère était-il si différent ? L'adolescent ne comprenait pas très bien les émotions qui le submergeait. Le déni ne le marqua pas bien longtemps puisqu'il vint plutôt rapidement à ressentir de la colère. Pourquoi, alors qu'il estimait avoir fait plusieurs pas vers l'avant, lui avait-on retiré quelque chose qu'il espérait retrouver ? De plus, Seth lui en voulait pour une raison qui lui échappait. Au fond de lui, il savait très bien que c'était comme s'il avait abandonné, même s'il n'avait pas choisi. Comment son frère ferait-il pour survivre seul là-bas ? Zelvajra était effrayé et mort de peur pour son frère. Qu'aurait-il pu mieux faire ? Et s'il avait eu la force de s'imposer à sa mère et de ne jamais partir pour le Temple ? Et s'il n'avait pas laissé son frère trop en colère pour le raisonner le chasser une seconde fois ? Et si… ? Non, les choses étaient ainsi. Il fallait les accepter. Il fallait trouver comment ne jamais reproduire un tel drame, comment ne plus ressentir cela. S'endurcir et continuer à avancer, Zelvajra n'avait pas d'autre choix. Les circonstances et les péripéties remettraient un jour son frère sur son chemin, il le savait au plus profond de lui-même. De son propre côté, il devait grandir et devenir quelqu'un.

Se tourner vers la prêtrise et tout ce qui touchait au domaine du divin était la seule et unique solution à ses yeux. Mais alors, entre Anür, Rikni et Serus, de qui se sentirait-il le plus proche ? La réponse était connue, s'agissait-il maintenant de l'expliquer. On pouvait écarter Rikni pour le simple fait que les notions de guerres, de chevaleries et de corps armées n'intéressaient pas vraiment Zelvajra. Cela avait peut-être tendance à lui remémorer son enfance tumultueuse et violente, ce n'était donc pas la voie qu'il recherchait. Anür était quant à elle une excellente candidate mais… Serus. Oui, Serus serait donc son choix de prédilection. Dans sa façon d'être représenté, on le voyait comme grand, beau et fort, un véritable symbole de virilité. Lorsque l'on s'accrochait vraiment à la vie et ce qu'elle avait à offrir, grâce à son dur labeur et son travail intensif, on pouvait obtenir beaucoup de choses. Encore fallait-il en avoir conscience ou même la simple connaissance. De plus, Zelvajra était attiré par cette notion de liberté que Serus inspirait. Le jeune novice acceptait de suivre les règles et de s'adapter à la société mais il préserverait le peu de liberté qui lui était acquise. De plus, il imaginait déjà voguer dans les quartiers les plus démunis pour apporter aux plus nécessiteux ce qu'il leur manquait cruellement : de la considération et de l'écoute.

L'enseignement débuta donc tout d'abord sous l'autorité d'un Prêtre puis plus tard d'un Haut-Prêtre de Serus. Il était le Dieu de la vie et de la fécondité, symbolisant à la fois la naissance, la récolte, le fruit du labeur, la chasse et l'abondance des animaux et des plantes sauvages. Semaines après semaines, mois après mois, années après après, Zelvajra participa à la plupart des rites et cérémonies liés à son Dieu de prédilection, allant même jusqu'à parfois les orchestrer lui-même. Bien sûr, il ne négligea pas Anür et Rikni mais ses connaissances, surtout ses pratiques étaient plus limitées. Le plus important, c'était qu'il était parvenu à trouver la tranquillité et la sérénité dans sa foi. En fait, le disciple avait maintes et maintes fois montré une certaine intelligence, une forte capacité d'adaptation et surtout un talent pour instruire à son tour ses connaissances. Il lui avait surtout manqué un lieu adapté et un environnement saint pour pouvoir se développer. Il était même parvenu à enfouir au fond de lui la plupart de ses ressentiments, notamment envers les nobles. C'était indéniable, Zelvajra était en train de faire quelque chose de bien de sa vie.

Lorsqu'on le jugea au Temple suffisamment sérieux, formé et autonome, on commença à lui faire davantage confiance. Une fois par semaine, il se rendait avec des pairs dans le Bourg-Levant pour aller à la rencontre des citoyens de Marbrume pour leur apporter la foi, la connaissance et surtout pour échanger avec eux. Tout ceci était très fructueux car toutes ces discussions lui permettaient d'acquérir de nouvelles connaissances en tout genre, il en retiendrait très bien certaines et en oublierait d'autres moins intéressantes. De plus, il n'avait pas oublié d'où il venait et la réalité le rattrapait. Le Temple avait beaucoup de compassion pour les plus démunis car c'était le devoir de quiconque vivant sur le royaume que de suivre les préceptes et les valeurs de la Sainte Trinité mais il réalisa également que les nobles étaient favorisés. Par exemple, lorsque deux d'entre eux se mariaient, on organisait souvent des festivités sans retenue au sujet des moyens déployés et certaines fêtes pouvaient durer pendant des jours là où les pauvres n'étaient pas considérés avec autant de valeur. Fondamentalement, cela dérangeait Zelvajra. Parfois, il arrivait que le Temple organise des fêtes ouvertes, surtout lorsque l'on célébrait le passage à une nouvelle saison, un nouvel équinoxe mais ce n'était pas tout à fait pareil. De plus, les Prêtres qui osaient s'aventurer à l'aveuglette dans les bas quartiers n'étaient pas très nombreux. Certes, il y avait des préjugés mais aussi beaucoup de vérités. Il valait mieux pas se promener par là-bas sans savoir ce que l'on faisait. Parce qu'il en était originaire, c'était peut-être ce qui poussa Zelvajra à l'audace et petit à petit, ses activités se tournèrent vers le Goulot et le Labourg. Ses expériences furent mitigés car parfois les choses se passèrent excellemment bien et d'autres fois il manqua de peu de ne pas en revenir. Faisant preuve d'un relativisme presque déconcertant, cela lui importait peu car il était persuadé que chacune de ses venues apportait quelque chose, qu'il contribuait à améliorer cette société.

Malgré tout, il se rendit compte que les mots et les meilleures intentions du monde n'étaient pas suffisantes. Il faisait souvent la rencontre de gens malades ou blessés et ne pas pouvoir y remédier le faisait souffrir lui-même. Il avait bien quelques conseils à prodiguer, il connaissait un certain nombre de plantes médicinales mais il ne possédait pas la moindre pratique. Quelque part, il était même déplacé de conseiller à quelqu'un qui allait mal de se faire soigner chez quelqu'un qui lui extorquerait des moyens financiers ou matériels. En usant de ses relations et de son influence au Temple, il parvint à convaincre quelqu'un de lui enseigner des vertus au-delà de son champ de compétence. Zelvajra voulait savoir comment prendre en charge et soigner dans les règles de l'art des blessures ou des maladies. Pendant cinq ans, de ses dix-huit à vingt-trois années, il passa du temps avec un éminent chirurgien de Marbrume, spécialiste en traumatologie. Ils ne se contentèrent pas uniquement à la capitale du Duché du Morguestanc mais voyagèrent aussi à travers tout le Royaume de Langres. Son éventail de connaissances augmenta donc très drastiquement et lorsqu'il revint suffisamment formé à Marbrume, il put retourner la conscience tranquille dans les bas quartiers pour augmenter son apport aux plus pauvres et miséricordieux. Évidemment, il ne demandait rien en échange. Petit à petit, le Goulot et le Labourg n'eurent plus beaucoup de secrets pour lui. Avec l'expérience, il s'attirait aussi nettement moins d'ennuis. Cette considération émouvante pour ceux qui avaient du mal à palier à leurs besoins physiologiques les plus primaires firent grimper sa réputation en flèche dans tout Marbrume. Parfois, sans guère de conviction, il était amené à faire des consultations pour des familles nobles.

Ce fut aussi à cette période qu'il commença à retrouver son frère, Seth. Par l'intermédiaire de ses propres connaissances, il avait continué à suivre son évolution et il était soulagé d'apprendre qu'il s'en sortait tant bien que mal. Aux dernières nouvelles, il était parvenu à se faire engager dans l'armée du royaume de Langres. Parfois, lorsque Seth allait trop loin ou s'attirait des ennuis qu'il ne pouvait pas gérer à l'égard de la loi, il arrivait à Zelvajra de pouvoir intervenir en sa faveur. Même si l'adolescence les avait séparés de façon douloureuse, les tensions s’apaisèrent et tout deux comprirent qu'ils ne gagneraient rien à se faire la guerre. Cette vie convenait parfaitement à Zelvajra, il n'avait jamais imaginé être aussi heureux un jour, il revenait de très loin. Le paroxysme arriva certainement lorsqu'une place de Haut-Prêtre se libéra sur Marbrume-même. Avec son labeur et tout ses efforts prodigués depuis des années, il gagna sans nul doute l'intérêt et le respect du Haut-Dignitaire de Serus. A vingt-sept ans, Zelvajra rejoignit donc la caste des Grands Prêtres.

Pourtant, l'Histoire savait qu'un jour, la Discorde naîtrait. Il deviendrait plus proche que jamais de son frère, dans l'ombre des gens et il comploterait pour faire s'effondrer le monde sur lui-même. En l'an 1164, donc quatre années plus tard, l’avènement de la Fange débuta. Il s'en rappelait comme si c'était hier, il avait fermement condamné cette hérésie. Comment pouvait-on proclamer que des monstres quasi-invincibles étaient en train de ravager tout le royaume de Langres ? Cela n'était jamais arrivé, c'était inconcevable. Les Dieux ne permettraient jamais cela, entre autre. Autour de lui, le monde commença à devenir fou. C'était abasourdissant à entendre mais Marbrume devint malgré elle le dernier bastion connu de l'humanité. Ce qui frappa Zelvajra, ce fut qu'on coupa la ville en deux. Nul autre qu'un Noble n'était autorisé à pénétrer sur l'Esplanade, l'endroit le plus sécurisé de la ville, le lieu le plus proche du Duc. De plus, on ordonna rapidement d'exclure de la ville ceux qui résidaient en prison. Ils pouvaient bien mourir dehors, ce n'était plus le problème de Marbrume. Pour celui qui avait passé son existence à œuvrer pour les pauvres et les personnes en difficulté, ces mesures étaient insoutenables. Certes, l'humanité était en train de faire face à un prédateur inattendu et inexpliqué mais était-ce la bonne façon de gérer les choses ? Zelvajra n'en était pas persuadé. La cerise sur le gâteau, ce fut peut-être lorsqu'il apprit que son propre frère avait été exclu de l'enceinte de la ville. Non, il ne pouvait décidément pas l'accepter.

Si on faisait l'état des lieux, l'extinction de l'humanité était proche. Un ennemi dont on ne connaissait rien était en train de pourfendre les vivants et égoïstement, la noblesse s'était isolée avec ses dernières richesses dans ses derniers retranchements, laissant les plus démunis dans une situation catastrophique. De plus, les Dieux étaient bien silencieux. Il y avait deux écoles : ceux qui prétendaient que Anür était en colère et avait elle-même libéré la Fange sur le royaume de Langres et d'autres n'y croyaient simplement pas. Lorsque la découverte de leur faiblesse à l'eau de mer surgit, il devint évident pour Zelvajra que les Dieux n'étaient pas directement responsables. Avaient-ils une part de responsabilité ? Oui, car par leur absence de signaux, d'interventions, c'était comme s'ils cautionnaient cela. Certains osaient même dire qu'ils n'existaient peut-être pas du tout et qu'ils n'étaient qu'une vaste supercherie. Le point de vue de Zelvajra, c'était qu'il y avait un coupable à tout cela et pour lui-même, il était nécessaire de trouver une cause logique. Si l'humanité vivait vraiment ses derniers instants, il estimait être en droit de comprendre pourquoi. Il se persuada petit à petit qu'il fallait faire quelque chose. Pas au nom des Dieux, ni au nom du sien. Pour les autres, pour l'humanité, pour ce qu'il en restait. De part et d'autre, une résistance s'organisait tant bien que mal mais son efficacité était insuffisante à son goût. Au lieu de ne former qu'une seule bannière, les humains continuaient de régler leurs comptes entre eux, fait avéré lorsque le Duc de Marbrume installa sa régence de terreur en assassinant le promis de l'aînée de la famille de Mirail.

Zelvajra avait peur, il sentait en lui se rompre le mécanisme de la raison. Son regard percevait bien le chemin sur lequel il s'apprêtait à s'engager et il se demandait s'il aurait les épaules assez solides pour mener à bien sa quête de rédemption. Si le monde allait aujourd'hui aussi mal, ce n'était pas seulement la faute des nobles mais de tout ceux qui cautionnaient le système actuel. Zelvajra commençait à penser très sérieusement que tout devait être détruit pour reconstruire sur de meilleures bases. Il sélectionnerait donc très soigneusement ceux qu'il jugerait digne de vivre dans le monde que laisserait cet impitoyable conflit. Non, il n'entendait pas devenir à son tour un Dieu car eux-mêmes avaient échoué. Pourquoi reproduire ce qui n'avait pas fonctionné ? Il attirerait sur lui toute la haine et la colère de l'humanité, il les forcerait à changer et à prendre les bonnes décisions. Cependant, il ne pouvait pas accomplir tout cela… seul. On lui opposerait une résistance implacable, on ne comprendrait pas ses idéaux.

Le Haut-Prêtre de Serus avait besoin d'une haine sans limite, d'une rage débordante, d'un torrent de colère, d'un ras-de-marée. Son cœur connaissait la réponse et encore une fois, il avait peur, il se sentait terrifié. Il existait bien quelqu'un qui pourrait comprendre, qui ne le jugerait pas pour son idéal et qui ne l'abandonnerait jamais. Seth. Seth était l'élément clé, la personne capable de rendre tout cela possible. Très simplement, Zelvajra accorderait à son frère les possibilités de laisser s'exprimer sa colère la plus noire contre l'humanité et en échange, il répondrait présent à chaque fois qu'il aurait besoin de lui pour accomplir quelque chose qui le dépassait. La Discorde naquit alors, c'est sous ce nom que leur projet fou prendrait forme. Contre toute attente, ils trouvèrent des compagnons, des âmes perdues qui n'avaient plus rien à perdre, prêtes à tout. En secret, car seul son frère connaîtrait ses véritables intentions, il prendrait le poids de la culpabilité de son espèce sur ses épaules. Il jurait qu'il n'y aurait que face à l'horreur et à la douleur que l'humanité saurait à nouveau montrer ce qu'elle pouvait avoir à donner de meilleur. Les travaux commencèrent. Seth se fit en la personne de Turian un nouveau frère spirituel et Zelvajra prit sous son aile Silas qui le protégerait au péril de sa vie. Voguant entre chacun d'entre eux, comme des petites choses lui appartenaient, Sambre s'évertuait à souder le groupe par les liens de la chair.

« Zelvajra, Seth, Sambre, Turian, Silas. Un bourdonnement, c’est la dernière chose que vous entendrez lorsque vous croiserez leur chemin. »

Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Ceci est la seconde fiche d'un DC.
Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...) Sélène, c'était ma première fois. :v
Vos premières impressions ? T'as cru j'ai une mémoire d'éléphant ?
Des questions ou des suggestions ? La loi, c'est ouam… Ah, hors-sujet ? Heeeeeu. Ceci est le rework d'un personnage afin de le rendre plus simple à jouer. C'était compliqué d'être trois dedans ma tête. Il invalide deux-trois RP et celui avec sa magnificence Ambre sera réadapté par rapport aux modifications effectuées ci-dessus par rapport à la précédente fiche.

PS : G PAS RELU.


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Morion de VentfroidComte - Administrateuravatar


MessageSujet: Re: Zelvajra - Prophète de la Discorde   Ven 18 Nov 2016 - 15:31
C'est nickel, chouette rework. Je te présente pas la maison tu la connais, donc du coup, bonne reprise du RP avec Zel. :v
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Zelvajra - Prophète de la Discorde
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