Marbrume



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 Marwen l'Esbigneur [Fiche terminée].

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Marwen l'EsbigneurContrebandieravatar


MessageSujet: Marwen l'Esbigneur [Fiche terminée].   Sam 10 Sep 2016 - 17:38




Prénoms & Nom




Identité



Nom : l'Esbigneur
Prénom : Marwen
Âge : 26 ans
Sexe : Masculin
Rang : Contrebandier

Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs :
Carrière du contrebandier
+1 CHA
+1 ATT
+1 FOR
+1 HAB

Compétences et objets choisis :
- Eloquence
- Coriace
- Escamotage
- Volonté de fer

- Poignard
- Epée courte
- Veste de cuir


Physique




« Je me rappelle encore cette sombre nuit durant laquelle Marwen posa le pied pour la première fois dans mon établissement. La mer rugissait des flots noirs et épais qu’elle déversait sans compter sur les pontons de bois abimés par les éléments. Les quais, les chaloupes et autres petites embarcations s’entrechoquaient violemment sous le couvert des déflagrations d’un orage endêvé. Peu de personnes avaient alors osé s’aventurer sur le bas-port, et les clients s’étaient faits plus que rares à cette heure tumultueuse où l’océan reprenait ses droits sur l’avancée de l’homme vers les eaux. Et pourtant, il y en avait un qui avait décidé, pour quelque raison que ce fût, de braver la tempête qui sévissait au-dehors.
Je ne vis tout d’abord qu’une noire silhouette, grande pèlerine ténébreuse dégoulinant de flotte au lourd capuchon rabattu sur le visage. Il entra dans les lieux comme si ces derniers lui appartenaient, à renfort de ces grands pas conquérants et pleins d’assurance dont seuls les marins aguerris ont le secret. Ce fut dans le fond de l’établissement que l’inconnu alla tout bonnement s’asseoir, loin de l’alcôve rassurante et réchauffante du feu couvant dans l’âtre, nullement inquiété d’une quelconque irritation que je pus ressentir à l’idée qu’il n’allât pas directement prendre commande au comptoir.
Je pus enfin discerner le tracé de ses traits lorsqu’il abaissa sa capuche, révélant un homme d’une vingtaine d’années.

Ce fut un visage énigmatique et ouvert qui s’offrit alors à moi. J’avais imaginé, sous le capuchon, la découpe aigrie d’un vieux barbon, l’air sage d’un moine rentrant de son lointain pèlerinage, ou l’agréable faciès d’une jeune femme, quoique robuste sous ce grand manteau, fuyant quelque paternel dénigrant son premier amour. Mais point de tout cela. En vérité, je ne savais sous quel aspect le décrire de prime abord, dans quelle classification l’envelopper. Il eût pu tout à fait être un de ces jeunes hobereaux au noble sang et isolé de son escorte par la tempête, un aventurier fougueux en quête de mystères à éclaircir, ou encore un troubadour plus que confiant en ses talents de rapsode. Une courte barbe ciselait un visage que j’estimai difficile à qualifier, oscillant entre la sévérité rigoureuse d’un mercenaire et la finesse cutanée des gros bourgeois maquillés. Deux cicatrices venaient pourtant défigurer l’alliciante témérité de l’homme, déchiquetant une partie de son menton coupé à la serpe et dilacérant la partie gauche de son faciès, partant du haut de son front jusqu’à la moitié inférieure de sa joue. Mais c’était encore son regard, que je trouvais alors le plus marquant. Un regard d’un gris étincelant, baigné de malice, d’impudence, et d’un excès de confiance qui, je l’eusse juré, le conduirait indubitablement à sa perte. Et sa voix, enfin, était à l’image de ses prunelles ; chaude, franche, et nimbée d’un je ne savais quoi de matoiserie. Ce fut en ces termes qu’il m’adressa pour la première fois la parole.

«Belle journée pour un contrebandier, non ? »


Personnalité


« De ce type étrange et inconnu qui poussa la porte de mon établissement par une nuit de tempête, il en advint un partenaire particulièrement fiable et doué pour les affaires. Par le biais de ses entreprises, mon commerce fit rapidement florès, bien que trempant dans des cabales pour le moins interlopes, plus encore qu’il ne l’était auparavant. Ce Marwen avait le don de pouvoir vous mettre en confiance avec une facilité somme toute assez déconcertante, parlant avec un naturel et une franchise déstabilisants. Tout semblait logique, pragmatique et rationnel en sa compagnie, comme si chaque étape de son raisonnement ou chaque rouage de ses intentions coulait de source, parfaitement huilé.

Pour autant que je m’en souvinsse, je ne l’ai jamais vu s’énerver. Il pouvait certes hausser la voix pour se faire entendre, mais n’allait jamais jusqu’à l’ire, préférant de loin s’opiniâtrer d’un sarcasme assuré tout en s’endiguant dans son petit sourire madré qui en forcenait plus d’un. La surprise n’était pas son fort, non plus. Ou alors, lorsque la stupéfaction s’agrafait aux traits de son visage, ce n’était que pour mieux dindonner la badaudaille crédule qu’il pouvait croiser çà et là. En matière d’emberlificotage, l’homme n’hésitait pas à se salir les mains, sans pour autant être habité d’une noirceur lui dévorant l’âme, prompte à pourfendre quiconque se dressant devant lui. Non, il agissait selon son libre arbitre, n’écoutant que son propre jugement. Il n’était pas homme à assassiner pour son simple plaisir, à détruire pour une simple foucade. Cela dit, une certaine ambition le rongeait, une certaine cupidité guidait ses pas au-travers de ce monde où tout semblait lui réussir. Si fait, il arriva souvent que Marwen se comportât en grand seigneur doté d’un cataglottisme alambiqué, rejoignant les nobles lippées des sphères mondaines, là où bonne chère et vie de cocagne sont représentatives d’un aroutinement quotidien. Ce gaillard semblait savoir plaire, quelque fût le milieu, animé d’un esprit vif et d’une certaine logorrhée qui vous mettaient aussitôt à l’aise.

Mais il pouvait tout autant avoir la soudaine lubie d’endosser le rôle d’un mendiant valétudinaire dans le seul but de glaner des informations utiles à ses exactions futures. L’air rachitique, étique et égrotant, il errait dans les venelles crasseuses habillé de penaillons plus miteux les uns que les autres, rangeant air amusé et chafouin, fierté et ego au placard pour s’en aller quémander une petite pièce à ce sang-bleu qui le repoussera d’un coup de pied irrité. »


Histoire



« J’avais beau avoir côtoyé Marwen fort longtemps, je ne sus jamais d’où il était originaire. Les nombreuses séances d’interrogation menées sous les sévices de la boisson, lors des longues soirées d’hiver, n’auront cédé la place qu’à de profonds silences teintés de réflexions intérieures sur un passé qu’il ne valait apparemment mieux pas faire resurgir. J’avais alors laissé de côté ma curiosité, considérant que cela le regardait, lui et lui seul. Je pouvais possiblement supputer qu’il était issu d’un certain lignage, eu égard à sa façon de se tenir, de se comporter, ou de s’exprimer, mais peut-être que tout cela n’était dû qu’à des années de pratique, de mises en scène, et de contrôle de sa personne. Ou peut-être était-il l’un de ces fils de paysan qui, vivant dans la misère et sous la férule d’un suzerain ayant peu de considération pour ses gens, avait décidé de ne jamais connaître le paupérisme de son paternel et de tout faire pour accéder à ce monde mondain pourtant inatteignable. Ou encore l’un de ces mêmes fistons s’étant révolté face à ces inégalités scindant la population en trois et qui avait si fait opté pour une évolution en marge de la loi. Une fois de plus, au fond, cela le regardait. Et si je ne savais grand-chose de sa jeunesse, j’en savais bien davantage concernant sa vie d’adulte.

Ce n’était qu’un simple contrebandier de bas-étage lorsqu’il avait franchi ma porte pour la première fois, et un petit quelque chose en lui, son assurance, sa certitude, son naturel franc tout autant que le fait qu’il savait qui j’étais m’avaient convaincu que de lui faire confiance, de lui donner un premier travail dont il s’était fort bien acquitté. Faire passer une cargaison de viande salée par la mer, sans passer par les douanes afin de s’exonérer des taxes et des questions indiscrètes pouvant mener à la provenance de la viande elle-même. Il y eut plusieurs opérations de cet acabit qu’il mena avec succès ; Marwen connaissait par-ci par-là quelques contacts qui lui permettaient de franchir sans rémora les différentes inspections qui incombaient à tout navire entrant dans le port de Marbrume, avant ce fichu fléau. Il n’y avait pas que dans la capitale elle-même que le contrebandier possédait son lot de fréquentations douteuses ; dans tous les villages aux alentours, semblait-il, possédait-il une connaissance, ou, à défaut, s’en faisait-il une prestement. Rapidement, plus rapidement que je ne l’eusse cru de prime abord, notre réseau s’établit partout dans le Morguestanc, passant par les routes pavées aussi bien que par les forêts aux chemins tortueux et en apparence inaccessibles. Nous étions plus ou moins au fait des entrées et sorties, trajets et points de relais des grosses caravanes ou des plus imposants navires marchands. Si fait, il ne fallut pas attendre longtemps avant de convaincre certaines personnes à la moralité douteuse et aux scrupules inexistants pour s’en prendre à ces marchands et piller leurs biens afin de les revendre ailleurs, les faisant de nouveau entrer en contrebande dans l’enceinte même de Marbrume. Nous eûmes si fait moult arrangements et différends avec les camelots ; certains, presque au plus bas de l’échelle, pouvaient s’avérer être des informateurs, d’autres, des receleurs, quand d’autres marchands encore étaient en parfaite opposition avec la violence dont nous pouvions faire preuve à l’encontre des caravanes commerciales.

Toutes ces informations n’étaient cependant pas uniquement accessibles grâce à ces différents sous-fifres placés aux portes et aux quais de la capitale. Il fallait parfois chercher dans les plus hautes sphères afin de grappiller des indices essentiels quant au parcours de tel ou tel convoi. Là encore, Marwen semblait être le plus apte à se fondre dans la masse boulevardière des gens de la noblesse, avec cette désinvolture et cet aplomb qui le qualifiaient si bien. Dès lors qu’il quittait sa pèlerine de bandit de grands-chemins pour s’affubler d’une vêture bien plus riche et probante, la transformation était saisissante, et je comprenais fort bien les méprises des hobereaux quant à ses origines. Et s’il avait toujours su se faire des accointances parmi le bas peuple, je ne doutais pas qu’il fût parvenu à faire de même à plus haut niveau.

Son surnom de l’Esbigneur ne vint pas tant de sa capacité à prendre la fuite que de son accoutumance à toujours se tirer d’affaire. Je me rappellerai toujours toutes ces fois où il s’en tira, que ce fut en achetant la bonne afin qu’elle ouvrît la cage des mâtins si par malheurs il en venait à se faire prendre, à voler et à modifier les papiers d’un banquier, les brandissant, furieux, aux nez des gardes alors qu’il cambriolait une petite trésorerie, ou encore en parvenant à glisser les preuves compromettantes de son méfait, au cours d’une grande réception, dans la poche du dernier valet nouvellement employé.
En dépit de son amour pour les arnaques ou pour le bas-quartier portuaire de Marbrume au sein duquel passait-il beaucoup de temps, notamment dans le Goulot, il arrivait fréquemment qu’il s’en allât vaquer à ses propres occupations dont je ne connaissais rien, errant sur les routes du Morguestanc pour vivre sa propre aventure. Mais je savais qu’il reviendrait toujours à bon port.

Toutefois, il s’agit là d’un passé maintenant révolu. Depuis que l’engeance hante les forêts et les bois, depuis que l’humanité se presse vers son déclin et qu’elle rejoint peu à peu, malgré elle, l’autre camp, le vent a tourné. Un à un, les contacts des villages voisins disparurent, emportés par la peur ou la peste qui ronge insidieusement chaque être humain. Aussi bien que les différents bourgs du Morguestanc, ils furent mouchés comme la flammèche d’une bougie, ne laissant qu’une mince fumée noirâtre s’étiolant vers le plafond telle l’âme des spectres aspirée par Anür. Je suis certain que nous pourfendîmes, par la suite, un ou deux gars de notre ancien réseau, mais ces fangeux sont parfois si putrescents que nos plus proches ménechmes deviennent de parfaits inconnus, qu’une face hideuse qu’il faut éventrer avant qu’elle ne vous déchiquète la première. Peu à peu, notre première source de revenu ne tarda pas à s’évanouir, ne vivant plus dans nos cœur qu’au travers d’une nostalgie que nous éprouvions tous. Les caravanes n’eurent plus de raison d’être, et les chemins et les grandes routes grouillèrent de créatures autrement plus dangereuses que les brigands que nous incarnions.

Je crus pourtant bien que nous nous en sortirions, car Marwen, loin d’être pris au dépourvu par toute cette affaire, considéra tout de suite la situation d’un point de vue économique et démographique. Les bêtes poussaient les humains vers l’Ouest, tout droit sur Marbrume, et notre bonne vieille capitale se garnissait de réfugiés en tout genre et autres demandeurs d’asile. Les terres et les faubourgs furent progressivement abandonnés, et, bientôt, il n’y eut plus personne pour cultiver ces champs. Aussi décida-t-il, à l’aube même de ce fléau, d’amasser le maximum de ressources, d’acheter, même à prix coûtant, moutons, bœufs et veaux pour les parquer le mieux possible dans nos caches, et de saler la viande de toute bête abattue afin de la conserver le plus longtemps possible. Le prix de la nourriture atteignit rapidement des sommets, et Marwen revendit nos provisions petit à petit, écoulant nos réserves contre de sacrées sommes d’argent. Spéculant sur la faim, la mort, et la rareté des aliments, notre saint-frusquin finit par dépasser tout ce que nous avions espéré les premiers mois.

Toutefois, ce foutu fléau continua de ravager Marbrume, et il perdure toujours, emportant chaque jour son lot d’habitants, fauchant les vies au hasard, au détour d’une rue, dans les alcôves des manoirs, surgissant des égouts pour se ruer sur le chaland. Et si quelques nobles trépassent de temps à autre, si la prêtrise s’en trouve souvent touché, c’est toujours le peuple qui en souffre davantage, et, avec lui, nombre de nos gars. Rapidement, l’argent ne valut plus rien dans les bas-fonds de la capitale, où l’on ne jurait désormais, eu égard à la famine qui faisait rage, que par ce morceau de pain rassis ou cette demi tranche de lard percée de larves et de vers. Quelques mouvements de foule eurent raison de plusieurs de nos caches, où furent pillés nos biens comme notre or, quelques navires s’en furent vers l’horizon pour ne jamais revenir comme d’autres s’en trouvèrent incendiés, par cupidité, jalousie, ou simplement folie, et, désormais, alors que le temps se forlonge aussi bien que cette maladie incurable qui gangrène notre monde, Marwen sait qu’il faut, à défaut de s’étendre et de prospérer, chercher à survivre avant tout. »


Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Oui.
Comment avez-vous trouvé le forum ? Es qualité de poisson rouge, je ne sais déjà plus.
Vos premières impressions ? Des petits mots quand j'étais en CP, à découper et à remettre dans l'ordre pour faire des phrases.
Des questions ou des suggestions ? /



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Sydonnie d'AlgrangeMilicienneavatar


MessageSujet: Re: Marwen l'Esbigneur [Fiche terminée].   Sam 10 Sep 2016 - 17:50
Bienvenue parmi nous Ou Re-Bienvenue en fonction Wink
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Morion de VentfroidComte - Administrateuravatar


MessageSujet: Re: Marwen l'Esbigneur [Fiche terminée].   Sam 10 Sep 2016 - 18:32
Salut Marwen, et re-bienvenue. Rien de spécial à redire sur la fiche, ta couleur arrive dans l'instant, ainsi que ta carrière. Nul besoin de te présenter les lieux, tu les connais bien, amuse toi bien ici, en espérant que la misère du peuple te soit profitable.

Bon jeu à toi.
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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Re: Marwen l'Esbigneur [Fiche terminée].   Sam 10 Sep 2016 - 20:16
Re-bienvenue et bravo pour la validation, à très bientôt en jeu. Very Happy
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Marwen l'EsbigneurContrebandieravatar


MessageSujet: Re: Marwen l'Esbigneur [Fiche terminée].   Sam 10 Sep 2016 - 20:56
Merci à vous.
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MessageSujet: Re: Marwen l'Esbigneur [Fiche terminée].   
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Marwen l'Esbigneur [Fiche terminée].
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