Marbrume



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 Zephyr d'Auvray [terminé]

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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Zephyr d'Auvray [terminé]   Ven 22 Juil 2016 - 0:51




Zephyr d'Auvray



Identité


Nom : d'Auvray
Prénom : Zephyr Balthazar
Âge : 35 ans
Sexe : Masculin
Rang : Banneret

Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs :

Carrière du Noble Guerrier
+1 ATT, +1 PAR, +10 PV

Compétences et objets choisis :

Compétences :
- Alphabétisation
- Dressage
- Étiquette
- Natation

Équipement :
- Épée longue à une main
- Arbalète
- Dague
- Gants en cuir usé
- Harnois
- Jambières de maille

- Faucon d'attaque et de chasse

Physique


Si vous l'aviez connu avant la Fange, vous auriez pu dire qu'assurément l'homme savait bien paraitre. Devant ses gens, le Banneret affichait toujours tenue impeccable, vêtement ajusté et sobre élégance, peu habitué aux vives couleurs, mais sachant malgré tout en garder une touche ou deux sur ses vêtements, discrètement, bien souvent à la demande de sa chère sœur. A la Cour, l'on se doit de bien présenter, mais à la chasse, on oublie les matières délicates pour ne conserver que l'utile et le confortable, souvent une tenue de cuir qui faisait fort bien l'affaire et que le Banneret apprécie tout particulièrement tant cela est agréable à porter. Les Fangeux et la fuite de son domaine n'ont pas permis d'emporter grand-chose, heureusement son Harnois demeure, de même que ses deux épées, mais la garde-robe est restée derrière, ce qui n'est pas bien grave à son sens. Zephyr porte donc souvent une tenue de cuir et de tissu, surmonté d'une cape à capuche qu'il garde sur sa tête lorsqu'il veut se faire discret hors de l'Esplanade. L'on pourrait le prendre pour un homme du peuple tant il se moque de son apparence, ne s'apprêtant convenablement que lorsqu'il doit rencontrer l'un de ses semblables de la Noblesse. Le seul ornement qui pourrait trahir sa Noble naissance est le bracelet long qu'il porte toujours au poignet gauche, fait de métal précieux aux motifs entrelacés et d'une pierre rouge, symbole de sa maison. Ses cheveux noirs mi-longs encadrent un visage qui pourrait passer pour sévère, faute d'avoir assez sourit depuis l'arrivée de la Fange, sa joue droite porte la cicatrice d'un coup de couteau reçu jadis durant un duel. La barbe de deux-trois jours qu'il arbore sans cesse n'aide guère à le faire bien voir et ses yeux gris dérangent par leur fixité, d'autant plus lorsque la colère anime le personnage. D'une bonne taille et d'une carrure solide, l'entretien physique est une priorité pour le Banneret qui conserve une forme digne d'un guerrier. Lorsqu'il doit partir en mission ou même quitter l'abri de la cité, l'on verra avec lui un oiseau de proie parfaitement dressé, au plumage marron et qui répond à chaque ordre, sous le nom de "Sheba".

Personnalité


Les apparences sont trompeuses dit-on et, bien que Zephyr puisse parfois ressembler à un rustre hors de l'Esplanade, il n'en demeure pas moins un Noble ayant reçu une certaine éducation. Peu causant de nature, voir même taciturne, il connait parfaitement l'étiquette et la respectera toujours à la lettre, peu importe ce qu'il peut penser de la personne qui se trouve en face de lui. D'une patience qu'il a su travailler au fil des décennies, le Banneret se met rarement en colère, mais celles-ci sont toujours aussi froides que terribles, la rancune n'étant pas dans sa nature puisqu'il préfèrera régler un conflit sans attendre ou, à tout le moins, mettre les choses au clair plutôt que de laisser perdurer une désagréable situation, ce qui ne l'empêche pas d'être aussi finaud et rusé qu'un filou. Peu rompu à la politique, il n'a jamais eu à se préoccuper de telles choses en se tenant éloigné des conflits d'intérêts, appréciant une vie simple et songeant que servir est préférable à assumer le poids d'une gérance de grande envergure de type duché. L'homme a à l'esprit de protéger ses intérêts et ceux de la seule famille qu'il lui reste, sa sœur cadette qu'il protège et couve, la tenant loin de tout ou peu s'en faut. Un peu trop protecteur, il n'en demeure pas moins tendre et affectueux dans le cadre le plus strictement privé, bien que depuis la Fange les choses soient moins joyeuses. Tempéré et avare en paroles, incisif en cas de conflit, observateur et assez patient pour attendre le bon moment pour agir, Zephyr n'est pas de ceux qui foncent tête baissée sans réfléchir et préfèrera toujours choisir ses combats que d'attendre que ceux-ci ne viennent à lui. La loyauté et la parole donnée sont des choses auxquelles il attache une grande importance, sans doute bien les seules qui seraient susceptibles de le perdre s'il devait manquer de jugement quant à ses alliés potentiels.

Histoire


Le fief d'Auvray se trouvait sous la bannière royale des Langres depuis près de six générations et c'était à une famille de Bannerets qu'il incombait de s'assurer de son allégeance et de ses revenus. L'ancêtre de Zephyr était un homme dur et implacable, qui s'était distingué dans une bataille particulièrement sanglante et meurtrière, demeurant alors aux côtés du Noble Seigneur qu'il servait jusqu'à-ce que le dernier ennemi ne soit tombé. En récompense d'actes de bravoure et pour avoir occis un traitre qui s'apprêtait à frapper dans le dos son suzerain, l'homme s'était vu anobli et offert la gérance de terres fertiles, constituées d'une vallée ensoleillée bordée de montagnes douces et d'une immense forêt regorgeant de gibiers et de bois solide. Au fil des générations, chacun des Banneret s'était distingué dans son rôle, que ce soit en s'assurant des impôts, des cultures et élevages, que des guerres à mener où l'on s'attendait à ce qu'ils honorent leur allégeance. Quelques-uns périrent bien sûr, mais toujours il y avait un frère pour reprendre le flambeau grâce à une lignée fertile et, si cette famille que l'on finit par dire "d'Auvray" ne se comporta jamais mal envers les gens dont ils avaient la charge, ils n'en demeurèrent pas moins aussi respectables que de véritables Nobles de naissance, si bien qu'à partir de la troisième génération, l'on ne les considéra plus autrement que comme légitimes.

L'an 1130 vit naitre quatre enfants au lignage prometteur. Ce fut d'abord deux fils, Ulrich et Zephyr, deux frères jumeaux qui furent aussi complices que plein d'énergie; puis deux filles, Gracianne et Idalie, née à deux années d'intervalle seulement, dix ans après leurs frères, un enfant mort-né leur ayant été refusé entre l'arrivée de leurs fils et celle de leurs filles. L'on ne pouvait point dire que leurs parents n'étaient pas fiers, bien qu'ils eurent quelques craintes quant à leurs ainés et à ce qu'il allait advenir d'eux. Fort heureusement, ils grandirent tous dans une parfaite entente, entre éducation stricte et apprentissage de leurs futurs rôles respectifs. Pour avoir poussé le premier son cri, Ulrich devait succéder à leur père dans la gérance du Banneret et Zephyr, qui s'avéra avec le temps plus taiseux, devrait l'assister en tant que Chevalier honorable, afin que jamais leur maison ne manque d'hommes de valeur. Gracianne qui portait si bien son nom se vouait déjà aux arts et à la musique, ravissant les yeux et les oreilles de leurs proches, tandis que Idalie jouissait de l'avantage d'être la dernière née et suivait le chemin emprunté par sa mère jadis, recevant toute l'éducation nécessaire pour devenir, un jour peut-être, une jeune fille de la Cour Royale où elle pourrait là aussi représenter leur nom.

Ah, comme elles furent belles les années de leur enfance et comme leur jeunesse fut épanouissante. La chasse était fort prisée avec la forêt généreuse au sein de leur domaine et, tandis que les dames s'occupaient en leur demeure ou bien vaquaient à leurs activités, rendant notamment visite à certains de leurs gens qu'elles couvaient comme de vraies mères poules -une bienveillance dont ils plaisantaient toujours avec bonne humeur- les hommes de la famille s'en allait capturer le gibier et chacun développa ses propres compétences en la matière. Si Ulrich avait pour préférence le courage et la force, Zephyr avait prit en affection les bêtes servant à les accompagner, que ce soit leurs chiens ou les rapaces que leur Fauconnier lui apprit à éduquer à son tour. Le Banneret d'Auvray était une terre paisible où il faisait bon vivre, jamais le Roi des Langres ne venait jusqu'ici et il envoyait toujours bien volontiers ses émissaires à sa place, lesquels étaient toujours bien reçus, même lorsqu'ils pompaient un peu trop des richesses du peuple au goût de la famille. La fratrie s'entendait à merveille, nul conflit ne les opposaient et, plutôt que d'envier le sort d'un ainé ou d'un cadet, l'on préférait se concentrer sur son propre rôle et se serrer les coudes, sans que jamais nulle intrigue ne naisse entre eux.

Les années passèrent, la jeunesse insouciante touchait à sa fin et la guerre vint, comme toujours, car jamais les Hommes ne se lassaient de celle-ci. L'on envoya tout naturellement les ainés se battre au nom du Roi, défendre le nom des leurs et s'assurant ainsi que les combats n'arrivent pas jusqu'à leurs gens, surtout. Il y eu de nombreux conflits, car toujours l'autorité d'un suzerain est remise en cause, cependant ce ne fut pas à la première, ni à la seconde bataille, mais bien à la troisième que Ulrich tomba. Une flèche habilement tirée par un archer ennemi lui transperça la gorge de part en part, le faisant tituber puis s'effondrer dans les bras de son frère, lequel combattait à ses côtés, toujours. Il fut difficile pour l'héritier de parler, mais d'un regard emprunt d'affection et d'intensité, Zephyr su tout ce qu'il y avait à savoir. La bataille fut gagnée ce jour-là, mais la famille d'Audray perdit un fils et l'on décréta une semaine de deuil dans leur fief, bien que la vie du continuer son cours après cela. Par héritage naturel, ce fut Zephyr qui devint le Banneret de leur terre et celui-ci endossa ce rôle avec humilité. Les années devaient passer ensuite sans qu'aucun incident ne vienne perturber leur vie, à ceci près que ce fut Gracianne qui se rendit à la Cour et non Idalie, les deux sœurs s'étant arrangées pour échanger leur place, la cadette désirant rester auprès de leur frère tandis que l'ainée aspirait à découvrir les belles toilettes et les grandes dames. Ils eurent souvent de ses nouvelles, avec notamment le succès qu'elle eu auprès d'un Baron qui finit par l'épouser au bout de quelques courtes années.


Extrait du Journal de ZA
Recueil brouillon servant aux futures mémoires

18 Juin 1164 - J'ignore pourquoi j'écris ceci en ce carnet, mais peut-être est-ce parce que j'ai toujours préféré la plume aux vaines paroles et aux réflexions vides de sens. L'on raconte d'étranges choses, pour nous qui vivons au centre du Royaume des Langres. Il paraitrait que certaines bêtes monstrueuses commenceraient à massacrer les voyageurs et les fermiers isolés, ne touchant guère aux animaux. Ceci m'apparait fort étrange et je soupçonne les superstitieux de vouloir faire peur à la populace. Mes gens ont entendus des marchands en parler et ils s'inquiètent, comment le leur reprocher. J'ai du passer ma journée à les rassurer et à me montrer, en faisant des sourires et en leur assurant que tout irait bien. Est-ce qu'une nouvelle guerre se prépare ? Est-ce une ruse de l'ennemi ?

5 Juillet 1164 - Cette fois, guère de doute, il ne s'agit pas d'ennemis, ou plutôt pas au sens où nous le connaissons. Nous avons vu des caravanes passer, des gens qui fuyaient la mort, disaient-ils. Nous avons demandé des explications, des détails, mais les malheureux sont à moitié fous. Ils parlent de monstres dévorant les humains, c'est chose impossible, je ne puis y croire... Et pourtant, ces gens étaient terrifiés, je n'ose imaginer quelles épreuves nous attendent.

22 Juillet 1164 - Je l'ai vu... Je l'ai vu et jamais je ne pourrais l'oublier. Cette chose paraissait humaine, mais elle se déplaçait comme une bête, quoique comme aucune que j'ai jamais rencontré. Aussi vive qu'un serpent, aussi hargneuse qu'un sanglier furieux, ses crocs et ses griffes ont lacérés mes hommes et ce n'est que parce qu'elle a semblé hésité entre se repaitre d'eux et continuer son carnage que nous avons pu l'attaquer et la tuer. J'ai donné tant de coups d'épée que je n'ai plus compté, mais c'est lorsque le jeune Vivien a tranché sa tête que la chose a enfin cessé de bouger. Par Rikni, quel monstre est-ce donc là ?! Le Mestre l'a étudié toute la nuit, mais il n'y entend rien et ne sait que faire, si ce n'est que la chose semblait être un humain. Un humain avec une blessure et qui avait des attributs de bête. L'aube se lève, je dois protéger mes gens, je vais leur ordonner de suivre les caravanes que nous voyons passer, de plus en plus nombreuses. Je refuse que des innocents périssent. Il me faut envoyer un message à ma sœur qui réside en baronnie, avant que le pire n'arrive.

Août 1164 - L'armée est mobilisée, l'on me demande d'honorer mon titre de Banneret et de me joindre à la bataille contre ces créatures depuis mon fief. Les bois commencent à en être infestés et nombre de mes gens ont refusés de quitter nos terres. Que les Trois m'en soient témoin, je ne suis point un lâche, mais s'il faut courir pour sauver le plus de monde possible, alors ainsi soit-il. Je prendrais mes meilleurs hommes avec moi. Les caravanes vont vers le Morguestanc, je crois qu'il est temps de sauver ceux qui peuvent encore l'être. J'ai déjà prit mes dispositions, les habitants du bourg et les fermiers alentours ont vu les monstres décapités que nous avons ramené pour leur montrer ce qui se passait. La terreur était palpable, mais je ne leur ai point laissé le temps de paniquer. Ils savent que nous partons, je dois les protéger, mais ici, dans cette vallée, nous sommes beaucoup trop exposés. Ceux qui resteront le feront en connaissance de cause, tout du moins le pensent-ils... Que Rikni me donne la force, je ne puis attendre que la vague qui arrive nous submerge. Puisse-t-on me pardonner.

Août 1164 - J'ai perdu la notion des jours depuis que ce Fléau est arrivé, mais je sais une chose : mes gens se dirigent vers le Morguestanc et nous l'atteindrons bientôt. Ils marchent lentement et sont épuisés, les charrettes nous ralentissent, mais nous avons besoin des vivres qu'elles contiennent si nous voulons arriver vivants là-bas.

29 Août 1164 - Tout ceci est ma faute. Je ne connaissais point les marais et je nous ai fait traverser sans imaginer un seul instant ce qui allait se produire. La pluie a fait s'embourber les roues des charrettes, les roches affleurant sournoisement ont fait tressauter le bois et casser les essieux, alors qu'il nous restait encore plus d'une semaine de route. Nous avons prit ce que nous pouvions porter et avons continué, progressivement avec de moins en moins d'affaires. Anür me soit témoin que j'ai été d'une grande patience, mais l'on ne peut décemment pas emporter sa maison avec soi et il a fallu convaincre les uns et les autres que mieux valait sentir le rat crevé que de se charger inutilement avec des changes. Les monstres nous ont pourtant rattrapé... et ça a été un véritable carnage. Nous avons pu en tuer certains, mais ceux qui périssaient se relevaient ensuite. Sous nos yeux horrifiés, ils se mettaient alors à attaquer leurs semblables, leurs proches, leurs familles. J'ai même vu une femme se relever pour dévorer son mari et ses propres enfants, des enfants tuer leurs propres parents, quand tous n'étaient pas tout simplement dévorés vivants. Si je n'avais point eu de cheval avec ma sœur et quelques-uns de nos serviteurs, si nous avions été à pied comme le reste de nos gens... Puissent-ils me pardonner, mais voyant tout ceci perdu, j'ai ordonné à ceux qui le pouvaient de s'enfuir et je ne suis guère resté bien longtemps, tant ces monstres essayaient de me faire tomber de mon cheval alors que j'essayais de les tuer. J'emporterais avec moi jusqu'à la mort le souvenir des cris et des hurlements, des suppliques et des appels qui restèrent sans réponse de ma part. Le Duc de Morguestanc nous a ouvert ses portes et m'a octroyé une demeure à l'Esplanade. Il m'a demandé de jurer loyauté et m'a affirmé que le Royaume était pour ainsi dire tombé, hormis sa cité aux hautes murailles. Je pleure ce soir la disparition certaine de Gracianne et je prie les Trois qu'elle ait pu périr prestement sans souffrir ni se relever de sa mort.

Septembre 1164 - Comment a-t-il pu... Fermer les portes m'apparaissait comme une idée tout à fait logique et légitime, mais refuser l'accès à une petite armée et les laisser mourir au-dehors avec leur Noble Suzerain... Le Patriarche Sarosse, que je ne connaissais point, a demandé, supplié pour lui et ses gens, que le Duc les laissent entrer. Les Fangeux arrivaient, par les Trois il aurait pu les faire entrer sans aucun risque et il a refusé.. Et pourquoi ? L'on m'a dit qu'il s'agissait d'une vieille rancœur, mais par Rikni on ne laisse pas périr ainsi tant d'hommes, de femmes et d'enfants, pour une telle chose. Moi qui n'oublierait jamais les hurlements de mes gens, je ne puis comprendre cette cruauté, cette gratuité dans l'acte. Je n'ai point détourné le regard, mais mon cœur a saigné bien que mes yeux soient demeurés secs. Mes poings se sont serrés si forts que j'ai sentit craquer un os, j'aurais voulu pouvoir ouvrir ces portes, j'aurais du faire quelque chose, n'importe quoi ! Mais je me suis contenté de regarder le Duc, d'attendre, jusqu'au dernier instant, qu'il ouvre les portes, persuadé qu'il tiendrait parole... Mon esprit hurle depuis lors et le désir de venger ces pauvres gens me taraude, cependant je n'en ferais rien. Il me faut détruire cette page à présent, la brûler pour qu'on ne devine en rien mon dégoût. Je ploierais le genou s'il le faut, mais quand tout ceci sera terminé, quand ce que l'on appelle désormais les "Fangeux" ne sera plus... Il y aura bien des comptes à rendre.

Hiver 1164 - Le froid est aussi mordant que les monstres qui rôdent hors de cette cité. Idalie a eu une violente fièvre et j'ai cru qu'elle ne survivrait pas. L'air de l'océan lui a cependant été bénéfique, les prières d'un prêtre et les soins d'une herboriste de Marbrume ont su la tirer de ce mauvais pas. Ma sœur est tout ce qui me reste à présent, j'ai laissé libres mes serviteurs et seul deux sont restés à nos côtés, la femme de chambre et le cuisinier, les autres ont préféré tenter leur chance hors de l'Esplanade et je ne puis leur en vouloir. A l'approche de ce qui ressemble à la fin de notre monde, chacun devrait être libre de choisir sa fin. Je ne les aient point revus, si ce n'est une fois pour me quémander de la nourriture, mais depuis plus rien. J'ai ouïe dire qu'il y avait de nombreux morts et qu'on s'entretuait même pour un morceau de pain. Tout ceci n'est que folie.

Janvier 1165 - Nous avons échappé de peu à la catastrophe, mais il s'en est fallu d'un rien. Des Fangeux ont réussit à s'introduire au sein de la cité et ont fait de nombreux morts, y compris dans les quartiers qui ne sont point mal famés. L'Opération Labret va être tentée, je compte bien y participer même si ma chère Idalie s'y oppose. C'est le moins que je puisse faire pour apporter mon aide et prouver ma bonne volonté. Les gens ont faim.

Février 1165 - Bien que je sois un étranger à Marbrume, j'ai été invité à un mariage de la Noblesse entre deux grandes maisons. Cela faisait si longtemps que j'avais presque oublié en vérité comment la chose se faisait et il m'a fallu faire confectionner un vêtement de circonstance faute d'avoir réellement une assez belle tenue adéquate pour l'occasion. Les mariés étaient fort beaux et bien assortis, l'oraison fut belle et cérémoniale, le vin d'honneur qui suivit fut riche en rebondissements et, bien que je n'ai guère parlé avec grand-monde, je me suis senti revivre un peu et cela m'a fait le plus grand bien. Il faut que je m'intéresse aux familles influentes de la cité, cela pourrait me servir à l'avenir.

21 Mars 1165 - Nous avons réussi, non sans des pertes considérables. Reprendre ce plateau isolé de tout a coûté de nombreuses vies, mais à présent nous avons une chance de voir des récoltes nous parvenir dans quelques mois, si tout se passe comme prévu. J'ai été blessé sur la fin de la bataille et j'ai bien cru y passer moi-même. J'ai repensé à Ulrich ce jour-là, je comprends désormais qu'elle a pu être sa peur et son désir de vivre. Ah mon frère, puisses-tu veiller sur nous là où tu te trouves, toi qui a eu la chance d'échapper à ces horreurs. J'ai conservé le lit durant deux semaines, mais à présent me voilà sur pieds -pour le plus grand soulagement de ma sœur- et je compte bien m'activer, retrouver ma forme et trouver comment me rendre utile auprès des bonnes personnes. La famille d'Auvray ne tombera point dans l'oubli.


Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Et bien plus encore.
Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...) Ceci est un QC.
Vos premières impressions ? J'aime toujours autant ce forum où l'on peut respirer.
Des questions ou des suggestions ? Aucune à l'heure actuelle.



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Dernière édition par Zephyr d'Auvray le Ven 22 Juil 2016 - 13:44, édité 2 fois
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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Re: Zephyr d'Auvray [terminé]   Ven 22 Juil 2016 - 11:47
Navré pour le double-post, mais j'annonce cette fiche comme étant terminée Very Happy
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Ambre de VentfroidFondatriceavatar


MessageSujet: Re: Zephyr d'Auvray [terminé]   Dim 24 Juil 2016 - 20:02
Re bonsoiiir !

Eh bien, comme je m'en doutais, je n'ai strictement rien à redire à cette fiche ! Une plume toujours aussi agréable, et un personnage avec lequel tu trouveras des intrigues dans lesquelles tu te plairas j'en suis certaine.

Juste un détail : tu as placé trois armes dans ton inventaire, hors pour un début c'est deux armes maximum. Il te faudra donc retirer soit la dague, soit l'arbalète, soit l'épée longue. Mais je te valide toute de suite tu me tiendras au jus pour celle que tu retires et j'adapterai ta carrière directement.

J'ai beaucoup aimé le journal dans l'histoire, avec la description des évènements du contexte, on voit que tu maîtrises l'univers =)

J'arrête le blabla je te valide ce QC ! o/
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Zephyr d'AuvrayBanneretavatar


MessageSujet: Re: Zephyr d'Auvray [terminé]   Dim 24 Juil 2016 - 20:07
Je suis ravi que le journal ait plu, j'avais envie de faire plonger davantage le lecteur dans la tête du personnage. Very Happy

Je retire l'arbalète en ce cas, navré de la petite erreur, il pourra toujours l'acheter plus tard en jeu. x)

Un immense merci pour la validation, je sens que je vais beaucoup m'amuser avec Zephyr. Very Happy
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