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 Circée et ses "Mille-Doigts"

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Circée "Mille-doigts"Sorcièreavatar


MessageSujet: Circée et ses "Mille-Doigts"   Dim 4 Oct 2015 - 14:45

   


   

   

Circée "Mille-Doigts"


   


   

Identité



   Nom : Delacagne
  Prénom : Circée
  Surnom : Mille-Doigts
   Âge : 26 ans
   Sexe : Femme
   Rang : Sorcière, mère, cartomancienne, avorteuse, receleuse... Elle est également taverneuse aux Six Roses. C'est la matrone du Goulot.
   
   

Physique


En général avant de voir Circée, vous entendez Circée. Elle crie, souvent, sur les uns, sur les autres, mais rarement dans le vide. Sa voix est chaude et autoritaire, ses mots sont ceux de la gouaille et son accent définitivement marbrumeux. Vous la sentez ensuite, car elle se parfume lourdement d'épices cendrées aux échos vaguement étrangers. Cette odeur bien particulière n'émane que d'elle et s'imprègne facilement aux espaces qu'elle traverse, ainsi la voir apparaître brusquement est rarement une surprise pour quiconque fréquente le quartier du Goulot.
Plutôt petite, de stature modeste et aux courbes généreuses, elle s'impose par un charisme acéré, une présence résolument solide. Sa chevelure, sombre crinière aux reflets d'automne, la coiffe d'une sempiternelle auréole échevelée qui lui donne des airs d'insensée. Les traits de son visage sont harmonieux sans être particulièrement fins. On notera de grands yeux sombres observateurs, rieurs la plupart du temps, de hautes pommettes marquées à la cuillère, un long nez étroit, un menton volontaire et surtout une bouche charnue prompte à s'ouvrir, que ce soit pour houspiller un malchanceux, rire à gorge déployée ou encore cracher un juron.
Ses poignets, sa gorge, ses oreilles, ses tempes et ses hanches sont souvent ornés de perles et de chaînettes d'origines discutables. Pendentifs de symboles occultes, tresses de cuirs exotiques, colifichets colorés... Tout ceci gigote et s'entrechoque dans un délicat tintamarre. Pour beaucoup d'habitués des Six Roses, ce tintement particulier a valeur de coup de fouet.
Elle s'habille de jupons et de châles qu'elle noue à ses hanches qu'elle assortit à divers corsets de toile ou de cuir. Certains soirs lorsqu'elle s'ennivre près du feu de l'arrière cour, si le barde chante suffisamment fort elle se met à danser de pair avec les femmes de vie et autres femmes de peu que la musique a rassemblé là, et ses jupes s'envolent en tournoyant de couleurs que les flammes ravivent. Circée possède cette grâce vive et pure, sans apprêts ni manières, dont sont dotées les âmes libres du petit peuple. Et tandis que sa cheville marque farouchement le rythme et que son rire retentit comme un fracas de tonnerre, l'éclat de bravoure dans ses yeux brille peut être davantage.

   

Personnalité


On la surnomme "Mille-Doigts" depuis quelques années. Si, ingénu, vous veniez à demander au pilier de comptoir l'origine de ce quolibet, il vous regarderait d'un oeil incrédule avant d'éclater de rire. Il vous montrerait Circée du doigt et vous dirait simplement "Regarde-la petit, regarde-la bien." et vous verriez alors tout ce qu'elle fait et tout ce qu'elle ne fait pas. Circée ne s'asseoit pas, elle ne baille pas, elle ne s'arrête pas, elle ne se plaint pas. Elle ne marche pas, elle court la plupart du temps. Ses mains jamais ne cessent de s'agiter, tantôt à distribuer, tantôt à compter, tantôt à flatter... La regarder s'affairer peut s'avérer très pénible et fatiguant pour qui aime le calme et les choses de paix.
Mille-Doigt est débordée constamment mais elle semble tirer de cela une énergie considérable. Aux Six Roses, c'est une tenancière ferme et roublarde qui nage entre ses clients comme une sirène dans les hauts fonds. A la maison, c'est une mère joviale qui organise visiblement sans effort le bordel inhérent aux lieux et aux drôles de gens qui les habitent. En affaires, elle se montre plus hargneuse qu'une charognarde et sa poigne infernale s'est depuis longtemps fait réputation de fer. On la respecte pour son assurance sans failles et son bon sens qui a fait ses preuves même sur les sujets les plus épineux - même s'il est assénés à cris et à coups lorsque c'est nécessaire.
Croiser Circée est toujours l'assurance d'un moment d'intensité. Il est facile d'être pris dans le sillage de sa tourmente. La donzelle est non seulement colérique et farouche, mais elle est surtout susceptible comme un aristocrate. Un mot à coté et la voilà plus rouge que son foulard, à vous hurler sa façon de penser - que tout le monde connait pourtant très bien depuis le temps. Fière, comme si elle portait sur ses épaule la dignité de toutes les femmes du quartier. Injuste aussi, car jamais elle n'admettrait une faute fut-elle évidente aux yeux de tous.

Elle a souvent volé, s'est battue quelques fois. Elle n'a jamais tué mais affirme sans frémir qu'elle n'en serait pas effrayée si il s'agissait du bien-être des quatre marmots qu'elle entretient depuis une dizaine d'années. C'est une figure stable au sein de la petite communauté qui l'entoure. Beaucoup se reposent sur elle, sur tout autant de domaines où on lui laisse la main-mise.

Si elle fatigue, elle ne l'a jamais montré à quiconque. Peut être les chats de gouttière l'ont-ils déjà aperçue s'enroulant contre la cheminée lorsque la lune est pleine, offrir ses traits tirés à l'indulgence de la voûte céleste. Maintenir toutes ces frêles petites barques à flot tandis que l'orage gronde est son combat quotidien. L'apparition des fangeux a considérablement alourdi sa tâche et elle rassemble déjà ses forces pour livrer bataille aux jours sombres qui s'annoncent.

   

Histoire




Aussi loin que remontent les archives de la famille, les Delacagne ont toujours été marbrumeuses. Il serait difficile d'expliquer l'origine de cette tradition familiale qui la fit matriarcale, mais cela a sans doute un lien avec la sorcellerie. De mère en fille, les Delacagne furent ensorcelleuses, cartomanciennes, alchimistes, divineresses, pythies, thaumaturges... Autant de termes pour ne désigner finalement qu'un domaine bien précis : celui des mystères. Circée ne fait pas exception dans la lignée. Elle tient de sa mère, Médée, les enseignements les plus divers de cette sphère et s'évertue à les inculquer à son tour aux jeunes filles qui lui succèderont.

Circée n'eut jamais de père, comme il est de coutume dans sa maison. Etant enfant, Médée lui racontait souvent l'histoire de Marjorie Delacagne leur ancêtre sulfureuse qui, s'étant entichée d'un chevalier, lui avait révélé ses occultes secrets. L'amant pour gagner les grâces du roi cruel l'avait lui-même menée jusqu'au bûcher qui l'avait emportée dans des flammes si hautes qu'on disait qu'elles avaient chatouillé les étoiles. Chez elles, les hommes entraient et sortaient selon le bon vouloir de la maîtresse des lieux. Certains restaient plus longtemps que d'autres mais aucun de s'installait plus de quelques mois. C'était ainsi, et ça l'est toujours.

Alors que Circée avait treize ans, sa mère rentra un soir avec un très jeune bébé dans les bras et une fillette sur les talons. Elle garda toujours le secret quant à l'endroit et les circonstances dans lesquels elle les avait trouvées, toujours est-il qu'à compter de ce jour ces deux gamines firent partie de la famille. La plus âgée s'appellait Marie, la plus jeune on la nomma Bertille. Circée s'en occupa comme de ses propres soeurs.

Cinq ans plus tard, une grave maladie emporta l'une des ses amies les plus proches. Elle s'appelait Clotilde, elle travaillait dans une maison close et elle laissait derrière elle une petite Margot que les Delacagne accueillirent chez elles plutôt que de l'abandonner à la rue. Celle-ci prit la place de la cadette jusqu'à ce que Circée tombe enceinte quelques années après.

Elle avait alors quelques amants réguliers qu'elle aimait d'égale passion, mais jamais elle ne se questionna sur l'identité de celui qui était à l'origine de son état. Cela n'avait aucune importance. Médée était ravie de devenir grand-mère et sa joie ne faiblit pas lorsque Circée donna naissance à un petit garçon, qu'elle appela Clovis.

Depuis ses seize ans, Circée travaillait aux Six Roses afin de soutenir financièrement les efforts de sa mère pour entretenir tout ce petit monde. Le patron de la taverne avait toujours été un alcoolique de renommée nationnale, mais dès lors qu'il eut l'efficace petite "Mille-Doigts" pour l'épauler à la boutique, il sombra définitivement dans la dépravation la plus totale. Ce fut à Circée de carrer les épaules pour faire face à la charge de travail supplémentaire, qu'elle négocia avec brio. Le patron, on peut désormais le trouver assis à table comme n'importe quel client, crier tout aussi fort que les autres pour obtenir sa mousseuse plus vite. Circée ne s'en plaint pas, le travail paye bien et elle aime autant être en charge des affaires plutôt que ce gros imbécile.

En dix ans de services, elle eut l'occasion de nouer de nombreux contacts que ce soit avec la plèbe ou la milice. Non seulement matronne la taverne la plus imposante du quartier, elle développa en sousterrain un réseau d'échange de contrebande dans l'arrière cours où les marchandises les plus exotiques purent transiter tranquillement sous l'oeil bienveillant des officiers dont elle graissa la patte. De plus, sa collaboration à l'officine cabalistique de sa mère contribua à construire sa renommée dans les bas-quartiers.

Il y a quelques mois, peu avant l'apparition des fangeux, Médée partit visiter une lointaine cousine versée dans la sorcellerie elle aussi à l'autre bout du pays. Son voyage ne devait durer que quatre semaines, mais voilà que les catastrophes se succèdent et que les réfugiés affluent à Marbrume sans que la matriarche ne reparaisse. Circée n'ose le montrer aux jeunes mais elle est terriblement inquiète pour sa mère et chaque jour elle doit inventer une nouvelle histoire pour expliquer l'absence de celle-ci. Ses travaux magiques, toujours effectués en duo, elle doit désormais les accomplir seule car certaines affaires ne peuvent tout simplement pas attendre. Le Six roses n'a jamais été aussi bondé qu'en ce moment, ni le trafic de contrebande aussi considérable. Même avec cent-mille doigts, Circée ne pourrait pas être efficace partout, et ses erreurs commencent à alerter les vautours...

 

PNJ



Médée : Femme d'âge mûr (la cinquantaine), très expérimentée en affaires magiques. Mode de vie bohème, convictions arrêtées, légèrement misandre.
Maîtresse de l'officine cabalistique "Le Saule de Pluie" situé dans le quartier du Goulot. Il s'agit d'un commerce semi-privé auquel n'ont accès que les habitués et les personnes préalablement introduites par un garant. Les services sont chers mais on les dit efficaces.
Disparue.

Marie : 17 ans
De caractère très doux, généreuse et naïve. Elle voue aux membres de la noblesse une admiration sans pareille. Circée la soupçonne de fantasmer d'une vie différente, parée d'or et de pierres rares, et cela l'attriste profondément. Marie semble mépriser sa propre condition.
Elle travaille toute la journée en tant que nourrice dans la maison d'une riche famille bourgeoise. (si quelqu'un est intéressé pour être de la famille en question, je vous invite à me contacter)

Bertille : 13 ans
Très maligne, organisée et appliquée. Bertille est des trois filles la plus dépendante de l'amour de Médée et de Circée. Elle traîne dans les pattes de cette dernière le plus souvent possible et vient régulièrement lui donner un coup de main aux Six Roses.
C'est la plus douée en sorcellerie et Médée entretient de grands espoirs en sa carrière future.

Margot : 7 ans
Malicieuse, féroce, bagarreuse, débrouillarde. Elle aime dire que c'est elle le seule garçon de la maison. Dès le réveil, après que Circée l'ait forcée à avaler quelque chose, elle disparait dans les ruelles et ne revient qu'en fin d'après midi, couverte d'égratinures et de bleus. Elle est très têtue et n'accepte qu'à contrecoeur les éventuelles remontrances de ses ainées. Il paraitrait que c'est elle, le caïd du quartier.

Clovis : 2 ans
Il marche facilement et babille volontiers. Faisant preuve d'un goût tenace pour l'exploration, il disparait régulièrement dans la grande maison et on voit alors Bertille lui courir après pendant des heures. Chacune des femmes de la maison s'en occupe à tour de rôle, même Margot prend chaque jour le temps de lui apprendre de nouvelles grossièretés.

   

Soi réel


   


   Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Je certifie.
   Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...) Sur le top-site Velusia.
   Vos premières impressions ? Je vais me répéter mais ça fait toujours du bien !
Concept efficace, univers attrayant, design agréable, le forum est jeune mais a un grand potentiel d'après moi.
   Des questions ou des suggestions ? Ca viendra ^^


   

   Marbrume soutient la création; cette fiche a été codée par Orange de CSSActif
   

   
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Circée "Mille-doigts"Sorcièreavatar


MessageSujet: Re: Circée et ses "Mille-Doigts"   Sam 10 Oct 2015 - 1:50
Fiche enfin terminée ! Je la soumets à votre jugement, amis staffeux.

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Auray de VauvrurComteavatar


MessageSujet: Re: Circée et ses "Mille-Doigts"   Sam 10 Oct 2015 - 10:06
Très jolie fiche encore, on est gâté !
la tout première phrase m'a bien fait rire.

Sinon je pense que tu vas bien t'amuser avec ton personnage et que les autres vont bien s'amuser à écrire avec toi. Bienvenue officiellement ! cheers (t'es déjà comme chez toi Wink et continue)

Lequel de tes rangs tu préfères sous ton nom ?
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Circée "Mille-doigts"Sorcièreavatar


MessageSujet: Re: Circée et ses "Mille-Doigts"   Sam 10 Oct 2015 - 10:41
Hu c'est gentil ! Merci ^^

Tu peux laisser sorcière, ça sera le plus simple.
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MessageSujet: Re: Circée et ses "Mille-Doigts"   
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