Marbrume



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 Turian - Surprise motherfucker ! -

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TurianBanniavatar


MessageSujet: Turian - Surprise motherfucker ! -   Sam 4 Juin 2016 - 0:34




Turian




Identité



Nom : Anciennement De Nouet
Prénom : Turian
Âge : 31
Sexe : Masculin
Rang : Banni Briscard, ancien menuisier. Turian est désormais chargé de retaper les vieilles baraques à l'extérieur de la vie et les solidifier le plus possible. Il créé aussi des armes et autres objets en bois. Il se débrouille plutôt bien dans son domaine.
Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Banni Briscard
+1 FOR
+2 ATT
+1 CHA

Compétences et objets choisis : Violence Forcenée
Travail du Bois
Coriace
Crochetage de Serrures

Objets choisis :
Outils de menuisier (il utilise un gros marteau fait par lui-même comme arme)
Tablier de menuisier en cuir (qu'il met quand il travaille surtout), veste et protections en cuir (brassards)




Physique




-- Avis à la population --

Un banni a été aperçu entre les remparts de Marbrume. Des avis de recherche ont été placardés sur les murs. Que quiconque l'aperçoive prévienne immédiatement la milice sans lui parler ni même l'approcher.
Homme d'une trentaine d'année d'un mètre soixante-dix environ au dos légèrement courbé et à la peau mâte. Son physique, particulier, est constitué d'un mélange de muscles saillants et de maigreur – reste de son séjour en geôle -, notamment au niveau des côtes et des hanches où les os ressortent remarquablement. La marque de son bannissement est cachée sous des bandages, autres tissus et brassards en cuir.

L'individu présente des particularités spéciales, notamment des cheveux rasés sur les côtés et redressés au centre de sa tête, partant du haut de son front à sa nuque. Il possède également une longue cicatrice qui lui traverse le crâne et qui facilite son identification. Ses yeux, mordorés, sont cernés de noirs et de petites veines. Son nez un brin épaté semble avoir été cassé dans le passé. Ses traits sont durs et carrés et une barbe qu'il rase souvent se dessine sur son menton et remonte jusqu'à la commissures de ses lèvres, qu'il a fines et sèches, mordues jusqu'aux sangs.

Surveillez vos femmes et vos enfants. Cet homme est dangereux et armé. Ses intentions sont mauvaises. Regardez sous vos couches, derrières vos portes et fermez vos fenêtres.

Personnalité



Point de vu d'un banni de la Discorde :
« C'pas le genre de gus avec qui il est facile de parler. Déjà, parce que c'pas possible pour lui de tenir en place plus de cinq minutes. Et parce que, parler, c'est pas son fort. On dirait qu'il est pas capable d'aligner plus de trois phrases sans changer de sujet ou d'attitude. Parce que, ça, il le fait souvent. Ça doit pas être facile pour lui non plus, d'toute manière. On dirait qu'il est pas vraiment maître de lui-même. Qu'il se contrôle pas. Au fond, ouais, ça doit être une sorte 'd'hypersensibilité', comme on dit. En une minute seulement, il peut passer d'une émotion neutre à une colère aussi violente que brève pour finalement éclater de rire et finalement fondre en larmes. On sait pas vraiment comment l'prendre.
Alors, du coup, on lui parle pas beaucoup. Mais il a pas vraiment l'air de s'en soucier. Tant qu'on le contredit pas, qu'on le vexe pas et qu'on fait ce qu'il dit, il est même plutôt sympathique. J'aurais tendance à le définir comme étant un enfant pourri-gâté et capricieux. Quand il veut quelque chose, c'est maintenant, ou on en prend pour not'grade. C't'un provocateur, un chercheur d'emmerdes, une bonne tête à claques. Mais nous, on fait rien. On a pas l'choix, d'toute manière. Il est au-d'ssus d'nous. 
Ah ouais. Et il n'a aucun sens de l'orientation. Ça nous a mis plusieurs fois dans la galère.»

Point de vu du demi-frère Yvain:
« Il venait vers nous que quand il voulait des histoires. Enfin, surtout vers moi. Eva, il y touchait pas, et heureusement. Ça aurait pu mal finir. Le truc, c'est qu'il nous cachait pas mal de choses. Quand il était pas à l'atelier, on savait pas où il était, et ça nous inquiétait. Parce qu'on savait que, déjà, à cette époque, il était capable de faire du mal. Il prenait d'ailleurs beaucoup de plaisir à faire souffrir, et s'en prenait aux animaux quand je n'étais pas là pour faire le souffre-douleur. C'était pour lui comme une … une vraie nécessité, oui.
Ce n''est pas arrivé du jour au lendemain. Tout jeune, déjà, ça a commencé. Il était turbulent et égocentrique. Remarquez, je l'admets : il était toujours plus ou moins joyeux. Il souriait beaucoup, même. Mais il était pas très engageant. Il avait quelque chose de malsain, d'antipathique, et ça rendait notre vie quotidienne épuisante. Heureusement qu'il sortait rarement de l'atelier. S'il y a bien un truc qu'on pouvait pas lui reprocher, c'était bien le travail qu'il faisait. Et au moins, pendant ce temps-là, on avait la paix. »

Point de vu de Gisèle, la mère :
« Oh non … Mon Ian n'était pas méchant … Il a toujours été aux petits soins pour moi, très doux et très compréhensif. Il avait certes quelques problèmes avec les autres, mais j'ai toujours dis que c'était à cause d'un manque de confiance en lui. Violent ? Oh … Ce n'est pas tout à fait ça … Il avait, tout jeune déjà, du mal à exprimer ses pensées, et se mettait vite en colère car ses propos nous apparaissaient décousus. Nous ne faisions pas beaucoup d'efforts non plus pour le comprendre, vous savez. Mais violent ? Oui, il lui est arrivé quelques fois de montrer les dents, mais … des pulsions meurtrières ?! Oh, non, voyons ! Mon Ian n'était pas un assassin. Je suis sûr qu'il avait ses raisons, s'il avait eu les mots, il m'aurait expliqué, c'est certain. Vous savez, parfois, il était compliqué à suivre. Pour moi, ça allait, mais pour les autres, c'était plus dur … Il était lunatique, oui, et se parlait parfois tout seul, mais il suffisait de ne pas le déranger, il finissait par se calmer. Les enfants de mon époux sont juste impressionnés, car il est vrai qu'il pouvait parfois se montrer intimidant. Non, pas menaçant, intimidant. Il ne méritait pas ça. C'était un gentil garçon juste un peu différent. Je donnerais tout ce que j'ai pour le revoir, mon Ian … Quoi ? … Ian n'est pas mort ? »


Histoire – Partie 1 -






Le tour de garde était long et ennuyant. Porteuf et Vangard avaient leur cul vissé sur une chaise, une miche de pain et un bout de fromage entre les mains. Ça mâchait sévère et ça jacassait pas mal. Le sujet du jour, c'était l'histoire de ce mec, là, fraîchement banni. Turian, de son p'tit nom. Les deux miliciens, ils avaient perdu pas mal de temps avec leur enquête à la con. Parce que, forcément, quand ça touchait les nobles, fallait se remuer les noisettes. Comme s'ils n'avaient pas assez de besogne en ce moment. Les Fangeux venaient tout juste de voir le jour, et il fallait qu'ils s'occupent d'une affaire à deux balles. Heureusement, le type, il l'avait chopé, et à présent, il devait se compter parmi les monstres humanoïdes, hors des remparts.


- L'avait pas une vie affreuse, le type,
remarqua Porteuf. Il vivait dans une famille de menuisiers aux bons revenus. Depuis tout p'tit, il a été plongé dans le travail manuel, le bois, les créations, et tout ça. Il se débrouillait bien, paraît, et pouvait faire des trucs pas mal originaux. Sa famille, elle lui avait appris tout ce qu'elle savait. Mais tu sais, c'était pas la sienne, en fait. Enfin, à moitié, quoi. Y'avait qu'la mère, Gisèle, qu'était la sienne. Le père, il savait pas qui il était. En fait, il pensait, le Turian, qu'il vivait dans sa vraie famille. Jusqu'à ses quinze ans, p't'être. Le truc, c'est qu'il est devenu complètement psychotique, le mioche.
- Ouais, paraît que, à la base, il était déjà pas mal rongé. À croire qu'il a été bercé trop près du mur.
- Ou qu'il a été fini à la pisse, ouais. Toujours est-il qu'il a donné du fil à retordre à sa pseudo-famille. A piquer des crises de colère pour un oui ou pour un non, à être capricieux et égoïste. C'était pas facile, qu'elle m'a dit, la mère. Il faisait tourner en bourrique son frère et sa sœur.
- Ah ouais, il était pas seul en plus ?
- Nan. C'était le plus jeune de tous, mais c'était lui qui faisait la loi. Remarque, il aurait pu avoir une sacrée carrière dans la milice s'il avait su se servir de son autorité. Quoique, non. Trop barré pour ça.
- Et du coup, à quinze ans, il a fait quoi ?
- Ben il a appris par sa sœur Eva qu'en fait, elle était pas sa sœur. Et qu'son frère Yvain non plus, et ni son père d'ailleurs. C'pas facile à comprendre, mais la mère, elle s'était mise avec un bonhomme qui avait déjà eu des gosses d'une première union. C'était juste la mère de Turian, pas des autres.
- Ouais, et elle a été fricoter à côté, c'est ça ?
- C'plus compliqué qu'ça. Y'aurait du noble dans l'histoire. Elle a rien voulu avouer, la pintade. Si elle a été violé, ou consentante, ni le nom du noble en question. Rien à faire, de marbre, motus. Même après quelques bonnes claques. Mais tu vois, c'qu'est un peu chiant, c'est que, le Turian, il a apparemment commencé à psychoter là-dessus.
- Sur les claques ?
- Son père, andouille. Il commençait à faire des recherches, à parler à tout le monde de ce pseudo-père qui n'arrivait pas à porter ses noix et qui lâchait une femme enceinte avec son môme dans la ville sans rien pour l'aider. Parce qu'en plus, c'est un grand malade : sa mère, attention ! Fallait pas y toucher ! Dans sa tête, c'était clair : il allait lui faire payer, à ce type. Sauf qu'il l'a jamais trouvé. Enfin, on sait pas, puisqu'on le connaît pas, le père.
- Ça. Ça nous aurait pas fait perdre not'temps, si on avait su qui il était. Parce que cette histoire, là, c'est sur nous qu'ça retombe, forcément ! J'en ai mangé des témoignages qui valaient pas un clou, moi !
- Et ouais mais que veux-tu. Il était rongé jusqu'à la moelle le garçon. Le premier noble qu'il a soupçonné d'être son géniteur, il lui a bien pété la gueule. L'était pas mort, mais on l'a ramassé à la petite cuillère. L'était pas trop ravi, et ça pouvait se comprendre. C'est là que les ennuis commencèrent pour nous. Parce que, le sang bleu, 'voulait pas en rester-là. 'Voulait que l'autre se fasse pendre.
- C'est vrai qu'y'avait pas encore la Fange.
- La Fange, c'est bien plus tard. Là il devait avoir la vingtaine Turian, dans ces eaux-là, mais on savait pas encore qu'c'était lui, l'agresseur. Remarque, tout aurait pu bien se finir. Le bâtard aurait été finalement retrouvé, exécuté ou en geôle, et le noble aurait été content. Mais on l'a pas chopé assez vite, l'enflure. Il a réussi à terminer le travail qu'il avait commencé. Et là, le noble, même avec toute la bonne volonté du monde, on aurait rien pu faire. C'est dingue, tu te rends compte ? De tout le sang qu'un homme peut contenir.
- M'en parle pas. J'en ai encore des sueurs froides, pourtant j'en ai vu dans ma carrière.

Ils se turent un moment pour grailler un bout et à penser à leur vie misérable. Il avait fait jaser Marbrume, Turian. Il faisait flipper tout le monde, l'assassin sans visage.

- Ouais, on en a chié, rien que pour savoir qui avait fais ça, reprit Porteuf. Il se la coulait douce, dans son petit atelier !
- Et encore, si ça avait pu en rester-là. L'aurait tué le noble, et on en parlait plus.
- Sauf que c'était pas lui, le père, effectivement. Alors il a continué, Turian. À chercher de manière chaotique et à s'en prendre à tous les sang-bleus qu'il pouvait croiser. Au départ, il tuait pas. J'crois même qu'il a jamais trop voulu tuer, juste faire peur, faire mal. Mais bon, à la fin, il avait pas le choix. Sinon on aurait pu balancer sa gueule. On pensait qu'il était malin, au départ. En fait, c'était juste un mec paumé et parano.

Vangard eut un petit rire gras.

- Quand on a finalement trouvé qui était le tueur, il comptait pas mal de victimes au compteur. Des morts, des blessés, des traumatisés. Il avait fait un beau ménage. T'étais-là quand on a été le cueillir chez lui, Vang' ?
- Nan.
- Le type était tranquillement en train de travailler, outils à la main, pas nerveux, ni rien de tout ça. La mère, par contre, elle paniquait pas mal. Elle voulait pas qu'on touche à son 'Ian' et pleurait, pleurait, pleurait … Heureusement que j'étais pas tout seul, parce que, des deux, c'était elle la plus agitée. Enfin, c'était elle jusqu'à ce qu'un camarade lève la main sur la Gisèle. Ouh lala, le geste de trop … Faut pas toucher à la maman ! Turian a carrément disjoncté. Il nous a jeté tout ce qui lui tombait sous la main, à chercher à nous massacrer avec une scie et j'en passe. Maintenant qu'j'y pense, on aurait mieux fait de l'tuer là, sans question. Mais bon, on a été trop gentil, apparemment. Malgré ce qu'il méritait, c'est en geôle qu'il a fini. Dans une bonne geôle bien moisie, bien puante, bien humide. Sans bouffe, ou le minimum pour survivre et souffrir. Là, j'étais pas là, mais on me l'a raconté.
- Moi j'y étais. Pas tout le temps mais assez pour constater qu'il était vraiment, vraiment dans un autre monde. Parfois il chantait de sa voix toute cassée. D'autres fois il pétait un câble et hurlait à s'en arracher les poumons en s'excitant sur les barreaux au point de s'en blesser les phalanges. On l'entendait même rire parfois.
- J'en ai entendu parler. Ça devait sonner terrible, entre les murs en pierre.
- J'te raconte même pas. Au départ on s'disait qu'il préparait sûrement un sale coup pour se tirer. Mais on s'est vite rendu compte qu'il était beaucoup moins futé qu'il en avait l'air, et qu'il allait sûrement finir sa vie en taule, tout seul. D'ailleurs, il réclamait toujours la présence de sa mère. Il voulait qu'on s'assure qu'elle soit en sécurité, en bonne santé, qu'elle mangeait à sa faim et j'en passe et des meilleurs. J'ai jamais vu un criminel aussi inquiet pour quelqu'un d'autre que lui.
- L'est resté combien de temps à moisir ?

Vangard haussa les épaules et fit la moue en baragouinant.

- Ben … j'sais pas trop … Quelques bonnes années, quoi. Assez longtemps pour qu'il fasse parti du décor et qu'on finisse par presque l'oublier. Parfois il se réveillait et déclenchait quelques bagarres, mais le restant du temps, il était trop claqué ou mort de faim pour faire quoique ce soit. C'est quand la Fange est arrivée que ça a changé.
- Il s'est barré.
- Il s'est barré. Parce que la milice était trop occupée par ces bestioles et qu'elle avait fini par l'oublier. Enfin, il a pas été bien loin.
- Chez lui.
- L'était fou d'inquiétude pour sa mère. On l'a retrouvé pendu à son cou comme un noyé à sa planche de bois, à pleurer toutes les larmes de son corps. C'était presque attendrissant. Avant d'être de nouveau séparé d'elle, il lui a promis qu'il abandonnerait jamais, que même si elle voulait rien dire, il finirait par le savoir, qu'il le trouverait et qu'il le tuerait, pour elle, pour eux. Son histoire de père noble, ça l'avait pas quitté malgré toutes ses années à réfléchir.
- Pas sûr qu'il ait réfléchi, du coup.
- Moi j'pense que si. Que dans sa p'tite tête de dératé, il a dû tordre le problème dans tous les sens, jusqu'à en perdre la dernière parcelle de lucidité qu'il pouvait encore avoir.

Porteuf émit un petit bruit de bouche embêté, comme s'il en avait vraiment quelque chose à faire de l'existence de ce taulard. Il reprit à son tour :

- Puis, plutôt que retourner en prison, il s'est fait dégager de la ville comme un malpropre. Me semble même qu'il faisait parti de la première vague de bannis. Une marque au fer bien dégueu sur l'avant-bras, et hop ! Dehors ! Un rat de moins entre les murs. Les nobles ont alors tous pu détendre leur cul doré. Le grand méchant loup n'était plus.
- Tu crois qu'il est où, maintenant ?
- S'il n'est pas mort de faim ou de froid, ou s'il s'est pas transformé en Fangeux ou fait bouffer par une bête sauvage, tu veux dire ?

Vangard laissa planer un silence. Il avala son dernier bout de pain avant de finalement hocher la tête, tout en sachant parfaitement qu'il s'agissait-là d'une question rhétorique.

- C'qui est sûr, reprit Porteuf, c'est qu'il est pas avec sa mère. L'atelier des Nouet est régulièrement visité par la milice, et Eva et Yvain sont dans le coup. Ils ont peur de lui. C'est facile d'en faire de gentils collaborateurs. S'ils apprennent quoique ce soit sur lui, ils nous préviennent. Pour l'instant, Turian est mort.

Histoire – Partie 2 -





- Et ben figure-toi que j'suis pas mort ! J'ai même jamais été aussi vivant. J'ai plus de contrainte, plus de limite. J'suis le roi. J'vaux sûrement bien plus que l'autre Duc à deux ronds. Un jour, à lui aussi, j'lui ferai la peau. Comme aux autres nobles. Et j'le retrouverai, ce putain de père. J'lui montrerai. On m'abandonne pas comme ça. On laisse pas maman dans la misère. J'espère qu'ils profitent tous bien de leur richesse, bientôt ils se rendront compte que c'est pas ça qui leur sauveront la vie.

Il essuya ses mains sales sur son pantalon avant de recommencer à réparer la cabane, de nouveau silencieux. De son côté, Arno rongeait son frein, partagé entre la frustration de s'être fait choper comme un enfant et la peur de mourir, là, tout seul, entre les mains de ce malade, sans aucun moyen de défense.
Ça faisait plusieurs jours qu'il était enfermé, attrapé par Turian lui-même et séquestré dans ce lieu miteux, prêt du marécage. Arno aussi été banni. Il survivait aux côtés d'un autre groupe, et avait été envoyé en éclaireur, juste pour voir s'il n'y avait pas de fangeux dans cette zone. Mal joué.
En fait, il savait pas trop sur quel pied danser. Si, au départ, Turian lui avait gentiment fracassé la gueule pour pouvoir le traîner plus tranquillement, il n'avait plus levé la main sur lui depuis qu'ils étaient dans cette cabane en ruine. Il parlait, juste. Il racontait sa vie.

- Tu sais... C'était facile, en fait. Quand j'allais me faire bannir, y'a un prêtre, Zel, qu'est venu dans les geôles, en prétextant vouloir prier pour les âmes perdues. À la place, il m'a parlé d'un certain Seth, son frère, qui s'était fait bannir quelques jours à peine avant moi. Vas savoir pourquoi il m'a raconté ça. Il m'a dit où il était, et que si j'voulais survivre fallait que j'le rejoigne. Au début j'voulais pas. J'm'en tapotais les noyaux, de ce Seth. J'voulais faire cavalier seul, comme un héros mystérieux et charismatique. Mais, la fange, moi j'pensais pas que c'était si terrible. Tu sais, en prison, on est pas trop au courant non plus. Alors j'l'ai rejoins, le Seth. Sacré Seth.

Il se mit à rigoler sous le regard épuisé d'Arno, arrêta ce qu'il était en train de faire pour venir s'asseoir en tailleur devant lui qui gisait dans un coin de la cabane. Sourire aux lèvres, il vint réajuster les nombreux bandages qui enveloppaient ses doigts et ses poignets.

- Qu'est-ce qu'on s'est mis sur la gueule !

De nouveau, il rit un peu, avant de s'arrêter après un soupir d'aise.

- Tu vois cette cicatrice ?

Comment ne pas la voir ? Elle lui traversait le crâne, et ne semblait pas vieille du tout. Plusieurs mois, tout au plus. En tout cas, c'était pas joli à voir.

- C'est lui-même qui me l'a faite. Lui aussi a eu droit à une belle marque de ma part. On est lié, maintenant. On est frère. J'crois que j'suis resté plusieurs jours dans les vapes, à cause de ça. J'pouvais l'comprendre, remarque. Le mec était seul depuis trois jours et se faisait attaquer de tous les côtés par ces p'tites putes de bestioles. Moi, j'lui suis plus tombé dessus comme un pétale de rose, mais en moins joli. Il m'a attaqué et … ben j'me suis défendu, quoi. Sauf qu'il a tapé là où il fallait. Quand j'ai émergé, il était là. Il m'avait aidé après m'avoir fracassé, c'est chou, non ? C'est une fois remit qu'on a commencé à monter le camp. D'abord, on était seul. Puis on nous a rejoint. Sambre, et même Zel, le prêtre, qui était pas blanc comme neige non plus. Et encore d'autres bannis. On a réussi à se construire un camp de fortune, sécurisé et tout. On a des sentinelles, dans des arbres ou par terre à faire des rondes, des éclaireurs, chasseurs et j'en passe. T'es pas bien tombé, mon p'tit. Si je te laisse partir, t'as intérêt à prévenir tes copains qu'ils feraient mieux de pas venir s'ils veulent pas se faire buter. On est pas chez mamie, ici. On rentre pas dans la Discorde comme ça. On veut pas de lopette, tu comprends ?

Arno hocha la tête. Il comprenait. Les rumeurs étaient donc justes : il existait bel et bien un camp peuplé de dégénérés sans foi ni loi, hors des remparts. Ce n'était pas que des histoires pour faire peur aux enfants.

- Ici, les rois, c'est nous. C'est moi. Et vous, c'est soit, vous la fermez, soit vous mourrez. Ici, j'suis un putain de Duc, un putain de Dieu. Je commande, on m'obéit. Après toutes ces années à moisir dans un trou à rat, le phénix renaît de ses cendres, déploie ses ailes et s'envole.

Il mima la scène en écartant les bras et en levant la tête, paupières closes, convaincu par ses propres paroles. Dans un autre contexte, il aurait donné à rire, mais Arno n'avait vraiment, vraiment pas la tête à ça. L'homme avait beau être distrayant, il n'en demeurait pas moins une menace.

- Et Marbrume va savourer cette Renaissance.



"Turian, Seth, Sambre, Silas et Zelvajra. Un bourdonnement, c'est la dernière chose que vous entendrez lorsque vous croiserez leur chemin."


Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Sinon quoi ? è.é
Comment avez-vous trouvé le forum ? Ca fait un moment que j'y traîne
Vos premières impressions ? Hmppph
Des questions ou des suggestions ? Nan



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Ambre de VentfroidFondatriceavatar


MessageSujet: Re: Turian - Surprise motherfucker ! -   Sam 4 Juin 2016 - 1:56
Rien à redire à cette fiche non plus ! Ton nom, de Nouet, un rapport avec le personnage de Geoffroy ou c'est un pur hasard...? Avec cette histoire de père noble secret on se pose des questions, mais j'imagine que tu as vu ça avec lui s'il y a un lien. Donc je te valide ainsi.

Bon jeu avec ce DC, Grim. Cela te changera des deux autres (un peu timbré celui-là aha).
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Hugues de NoblecoeurBaronavatar


MessageSujet: Re: Turian - Surprise motherfucker ! -   Sam 4 Juin 2016 - 2:13
Vas y Grim, si t'es le bâtard de Geoffroy ça relance mes chance avec Ys
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MessageSujet: Re: Turian - Surprise motherfucker ! -   
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