Marbrume



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 Zelvajra - Prophète de la Discorde

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ZelvajraHaut-Prêtre de Serusavatar


MessageSujet: Zelvajra - Prophète de la Discorde   Sam 4 Juin 2016 - 0:34




Zelvajra.




Identité



Nom : ???
Prénom : Zelvajra.
Surnom : La Voix, le Prophète de la Discorde, le Malin.
Âge : 31 années.
Sexe : Masculin.
Rang : Clergé - Grand-Prêtre de Serus – Membre des Purificateurs & Représentant de l'Oublié.

Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Carrière du Grand-Prêtre.

2 Intelligence.
1 Charisme.
1 PV.

Compétences et objets choisis :

Bibliophilie.
Corruption.
Doctrine du Culte.
Éloquence.

Objets choisis :

Poignard – Toge – Gants en tissu – Livres religieux et autres catégories diverses et variées.

Histoire



Goddric. Ce nom creux ne résonnerait qu'une seule et unique fois dans ce récit et les prochains à venir. Zelvajra n'y accordait plus la moindre importance. Supposant qu'il était l'unique frère de Seth et que leurs parents étaient morts, pourquoi s'embêter alors à parler d'eux ? Encore moins lorsque l'on ne les portait pas particulièrement dans son cœur. Quoi ? Un peu de curiosité tout de même ? Fort bien. Ajoutons seulement que Zelvajra n'aimait pas trop ses parents parce qu'ils l'avaient contraints à rejoindre le Temple dès son adolescence. Pourtant, l'enfance de Zelvajra était plutôt bienheureuse même si de temps en temps tempétueuse. La faute à son frère aîné, Seth, qui l'incluait dans ses quatre-cents coups, rien que cela. Refuser, c'était la menace de se faire battre. Cela n'arriva d'ailleurs que quelques fois et le rapporter à leurs parents… Oh là ! Terrible erreur. Acheter le silence par la brutalité, c'était une marque de fabrique de Seth lorsqu'il était enfant. Il ne restait alors que l'acceptation ? Oui, mais les conséquences n'étaient pas bien différentes. Faire la bagarre dans les rues entre jeune pauvres, confrontés à la misère du monde, c'était aussi recevoir des coups. Les deux frères se faisaient souvent disputés à ce sujet mais cela sembla seulement développer chez Seth une tendance à affronter, à nier toute forme d'autorité sur lui. Il était celui qui devait mener la danse ou rien d'autre. Son frère, Zelvajra, plus petit et plus frêle, démontrait son utilité de bien d'autres façons.

C'était un jeune garçon plutôt intelligent pour son âge et si l'expression ne s'y prête peut-être pas tant que ça, il tenait plutôt un rôle de stratège dans ces bagarres de gosses. Bien sûr, c'était le meilleur moyen d'en prendre le moins possible sur la figure. Très bientôt, on ne tarda pas à les connaître comme deux frères. L'un était fait pour porter une massue et frapper aussi fort qu'il pouvait avec, l'autre était plus rusé, plus malicieux et trouvait presque toujours une solution pour se sortir d'une situation désavantagée. D'autres fois, malheureusement, les choses ne se passaient pas tout à fait comme prévu. Entre autre, il s'agissait-là de la présentation d'une vie de deux gamins vivant dans les quartiers pauvres de Marbrume. Cela dit, le destin les amènerait à être séparés bien plus tôt que prévu. Seth extérioriserait son surplus de vitalité par le biais d'une carrière dans l'armée du royaume et Zelvajra, ne montrant pas vraiment de prédisposition pour les arts martiales, serait envoyé au Temple. Le père de famille était déçu de ne pas pouvoir envoyer au moins son fils dans la milice de la ville, celle qui fusionnerait plus tard avec le restant des armées du duché du Morguestanc. Remettre son avenir au domaine du divin n'était alors plus qu'une façon de préserver son âme du mal, de le voir errer comme un voyou dans les quartiers pauvres. Non, cela ses parents ne le permettraient pas. Cependant, être séparé de son frère aîné et par extension de sa famille, ce n'était pas non plus ce qui aiderait Zelvajra à se souvenir positivement d'eux.

A l'aube de son adolescence, Zelvajra devint donc un initié au Temple de Marbrume. Il rejoignit le domaine attribué à Serus, Dieu de la Vie et de la Fécondité. Pourquoi pas Anür, ni Rikni ? On ne pouvait pas dire que Zelvajra avait une prédisposition particulière pour Serus, c'était peut-être plus une question d'effectif, de recrutement. Il se fit rapidement du Dieu en question l'idée d'un bâtisseur, d'une entité vénérée davantage par les travailleurs. Reconnu à travers le Royaume pour disperser ses graines, il offrait aux êtres humains la possibilité de manger à leur faim. Symbolisant la naissance, la récolte, le fruit du labeur, la chasse et l'abondance des animaux, également Dieu de la chasse et de la nature, Zelvajra apprit bien vite que l'on représentait Serus comme un homme barbus, fort, un regard plutôt doux et paternel. C'était peut-être ce qu'il n'avait jamais trouvé chez son père biologique et ainsi, Zelvajra avait peut-être fait un amalgame en considérant Serus comme quelqu'un qui veillerait sur lui d'une meilleure façon.

Apprendre tout ceci était plutôt facile pour lui, son intelligence naturelle le rendait apte à ces arts-là. Le plus compliqué, c'était peut-être bien les différences cérémonies. La naissance, la bénédiction des fécondités chez les femmes et chez les hommes. Pour un initié, cela n'avait peut-être pas beaucoup de sens au début. En grandissant, il ouvrit le champ des possibles en prenant de son temps libre pour s'intéresser davantage à Anür et Rikni. Anür l'inspirait davantage, car elle prônait l'amour, la bienveillance et ce genre de valeurs. Rikni, quant à elle, le rebutait un peu plus. Faire l'apologie de la guerre n'était pas quelque chose qui ressemblait au tendre jeune homme qu'il fut autrefois. Cela dit, son cercle de connaissances augmenta considérablement et ses conversations devinrent plus intéressantes également. Il affina sans doute son expérience avec de nombreux voyages à travers le Royaume. Après tout, avant la Fange, elle n'était pas la plus grande ville. On pouvait alors ajouter des expériences par ci par là, forgeant le caractère. Ce que le futur Grand-Prêtre de Serus appréciait par dessus tout, c'était sans nul doute le peuple venant se confesser lui. Il adorait les écouter, essayer de les conseiller, de les guider, de rendre leur vie meilleure. C'était davantage pour cela qu'il avait en partie pardonner ses propres parents, même s'il ne tenait pas vraiment à les revoir plus que cela. Zelvajra n'était pas devenu un Prêtre lambda, c'était un individu qui pouvait se montrer passionné et passionnant. Finalement, Zelvajra passa à l'âge adulte et devint quelques temps plus tard l'un des Grands-Prêtres de Marbrume. En parallèle de son frère qui était devenu un haut-gradé de l'Armée, la famille aux origines pauvres ne s'en sortit pas si mal que cela. Cela dit, la fraternité n'avait pas beaucoup de temps pour se retrouver, on pouvait supposer quelques brèves correspondances. Zelvajra n'avait pas trop idée quant à la manière dont Seth avait évolué, notamment sur le plan de la psyché.

La vie de Zelvajra devint plus ou moins banale. Son cercle de connaissances et son influence avaient considérablement augmenté au sein du Temple de Marbrume et à son tour, il lui fut accordé la tâche de former de nouveaux initiés. Le transfert du savoir en bon et dû forme, c'était une compétence rare et précieuse. Pédagogue et ouvert d'esprit, Zelvajra faisait un excellent professeur. S'il manquait peut-être quelque chose au Grand-Prêtre de Serus, c'était une femme pour faire office d'épouse et des enfants pour remplir la fonction de famille. Ce moment ne viendrait peut-être jamais, tant Zelvajra se sentait investi dans sa quête de transmettre le savoir sacré autour de lui. Il avait davantage les épaules taillées pour donner de l'amour aux autres plutôt que d'en recevoir. Peu avant l'arrivée de la Fange, sa popularité avait peut-être atteint son point culminant. Ce qu'il lui manquerait maintenant, c'était encore de prendre de la bouteille et davantage d'expérience. S'il investissait tout son temps pour le Temple, il ne pouvait pas aller plus vite que le rythme du temps. L'avenir de Zelvajra semblait alors tout tracé jusqu'au jour où… la croyance chancela. A l'aube de sa trentaine d'années de vie, l'arrivée de la Fange fut déclarée. Pour la Sainte Trinité, ce fut un coup difficile. Anür avait-elle cessé de guider les défunts vers le royaume des morts ? Fervent croyant jusqu'au bout des ongles, Zelvajra n'avait jamais fermé la porte aux prouesses d'ingénieries et d'autres méthodes de son temps. A ses yeux, il fallait être curieux pour être capable de mieux comprendre le monde afin de pouvoir l'expliquer à son prochain. C'était aussi cela, prendre de l'expérience.

Avec l'extinction des armées à petit feu et la fusion avec la Milice de Marbrume et des rescapés, Zelvajra fut profondément choqué d'apprendre que son cher frère, Seth, venait d'être Banni. Les raisons lui importaient peu car il s'agissait du dernier membre de sa famille. C'est à cette période que Zelvajra commença à devenir hostile vis à vis du Duc et de sa politique. Il n'y voyait là que les actes d'un piètre opportuniste souhaitant tirer son épingle du jeu. Oui, il serait couvert de gloire en devenant l'homme qui traverserait cette crise mais le Grand-Prêtre de Serus n'était pas persuadé du bien fondé de ses actions. L'affaire de Sarosse témoigna sans nul doute les suspicions de Zelvajra. Profondément persuadé qu'il fallait absolument faire quelque chose, Zelvajra commença peu à peu à délaisser ses devoirs habituels au Temple de Marbrume pour mener quelques enquêtes. Pour mettre un terme à la Fange, il fallait nécessairement comprendre ses origines. Peu à peu, il devint évident que les défunts revenaient à la vie pour chasser à leur tour ceux qui étaient en vie. Parallèlement à tout cela, il resta en correspondance discrète avec son frère. Tour à tour, il lui envoya du renfort en les personnes de Ian, Silas et Sambre. Il était devenu commun pour des Prêtres de participer aux jugements de ceux qui seraient Bannis ou non de la cité de Marbrume. Pour la future Discorde, cette mascarade deviendrait une source de recrutement. Repérer ceux qui avaient la haine et la colère jusqu'au bout des ongles n'était pas bien compliqué. Il fallait juste la modeler correctement pour en faire quelque chose de transcendant. Ian et Sambre rejoindraient donc Seth pour construire un lieu où vivre en « sécurité » non loin du village des Bannis tandis que Silas deviendrait un partenaire pour Zelvajra dans Marbrume. Le Milicien qui était sous sa coupe deviendrait un avantage fabuleux et lui permettrait d'accéder à certaines informations, ainsi que d'en faire circuler d'autres. De plus, il serait le lien entre les ambitions des deux frères.

C'était peut-être à ce moment-là que la santé mentale de Zelvajra commença à décliner. Profondément persuadé qu'il fallait changer ce monde pour le meilleur, fréquenter cette bande lui ouvrit d'autres horizons. La nuit, il commença à faire des rêves étranges. Une entité inconnue venait le hanter, lui murmurer des douceurs et des horreurs aux creux de l'oreille. Fruit de son imagination, de son subconscient, il n'en fallait pas moins pour altérer profondément les sentiments du Grand-Prêtre de Serus. Lorsqu'il entendit parler des Purificateurs, ces défenseurs et ces adorateurs de la Fange, il décida de s'intéresser à ce groupe et parvint à s'intégrer dedans en toute discrétion en arborant l'identité du « Malin. » Il déduisit, à tord ou à raison, qu'ils n'étaient pas la cause de l'arrivée de la Fange mais plutôt une bande d'opportunistes qui nageaient sur le sommet de cette vague déferlante. Peut-être se trompait-il ? Dénicher une hiérarchie, débusquer des chefs là-dedans était une tâche presque impossible, même pour un membre de la secte. Il était peu probable que l'on connaisse son identité réelle mais Zelvajra jugea bon de rester parmi eux. Les rêves de Zelvajra commencèrent de plus en plus à altérer sa personnalité, à changer sa vision du monde. En secret, il prierait un nouveau Dieu : l'Oublié. Le Grand-Prêtre de Serus, assuré du chemin qu'il devait emprunter, se montra davantage présent au sein des affaires du Temple. A quelques lieus de Marbrume, la Discorde continuait de grandir et de se former dans les ombres. Pour se faire accepter des Purificateurs, Zelvajra accepta de leur allouer quelques informations intéressantes, notamment lorsqu'elles étaient fraîches. On pouvait supposer que Zelvajra pouvait avoir accès à un certain nombre de connaissances avec son réseau développé.

Au sein de la Discorde, l'identité réelle de Zelvajra restait plus ou moins caché. Les membres fondateurs savaient, bien sûr, les autres entendraient parler de lui comme étant leur Voix, leur Prophète. L'Oublié serait encouragé mais pas obligatoire. Un esprit comme Zelvajra avait besoin d'une cause quasi divine pour agir, ce n'était pas le cas de tout ces compagnons fous à leur façon. Le plus important, c'était d'être sur la même longueur d'ondes. Zelvajra avancerait désormais avec l'intime conviction que le monde devait être comme réinitialisé pour calmer la fureur de l'Oublié. Pour le guérir de ses mots, il fallait l'altérer, le détruire pour pouvoir prétendre le recommencer. Dans sa mégalomanie naissante, il était le seul à pouvoir supporter cette quête du chaos, avec ses frères et ses sœurs d'armes. Ils montreraient au Duc de Marbrume, à toute cette noblesse corrompue, à tout ces moutons qui suivaient les directives pour être protégés que tout ceci serait futile. Marbrume connaîtrait bientôt la fureur, la colère et la haine de Bannis pas tout à fait comme les autres. Marbrume saurait ce que peuvent devenir des individus abandonnés à leur sort, là où seul le fait de semer la Discorde serait leur seule et unique forme de paix intérieure.

Zelvajra, Seth, Sambre, Silas et Ian. Un bourdonnement, c'est la dernière chose que vous entendrez lorsque vous croiserez leur chemin.

Personnalité



Zelvajra ignorait comment le voile d'ombre avait recouvert ses yeux. Le tableau précédent laissait présager un scandale imminent, une trahison à la hauteur de ses viles ambitions. Pourtant, cette volonté de se laisser porter par une ivresse folle, celle de donner du piment à sa vie et de frapper un coup de maître dans cette putain de fourmilière était récente. Tout d'abord, il fallait savoir que Zelvajra avait été un garçon gentil, sage et passionné. Il fut un temps, il avait œuvré pour le Bien, pour sauver des âmes du tourment et aider les pêcheurs à se repentir. Il n'avait pas usurpé son titre de Grand-Prêtre de Serus. Parallèlement, on pouvait se souvenir d'un jeune garçon fragile, malléable et influençable et c'était peut-être cette vie au Temple qui avait permis à Zelvajra de ne pas se lancer dans cette noire croisade quelques années plus tôt. Son frère, Seth, était le dernier lien de sang qu'il lui restait. Il avait été un militaire d'exception avant d'être condamné à la terrible sentence du bannissement. Zelvajra connaissait la colère et la haine de son frère presque par cœur. Il connaissait sa violence et sa rancœur, après tout, il en avait été victime bien des fois alors qu'ils étaient jeunes. En bref, on pouvait dire que Seth avait donné des cheveux blancs à Zelvajra avant l'heure. Pourtant, le lien de sang qui les unissait était capable de bien des miracles. S'il existait peu de choses pour les rapprocher, Zelvajra pouvait se targuer d'être le seul à avoir un certain contrôle sur son frère.

Cela se jouait principalement dans la compréhension et l'acceptation de ses toques mais attention, partager cette intimité avec lui signifiait également connaître ses limites. Personne, ô non personne n'avait envie de mettre Seth en colère, pas même lui. Zelvajra avait peut-être des raisons pour parfois souhaiter du mal à son frère mais il restait sa seule famille. Ainsi, il ne pouvait pas pardonner la politique du Duc. Quiconque pensait qu'être Banni était une opportunité pour survivre était un idiot. Pour Zelvajra, punir une nouvelle fois ceux qui l'avaient déjà été par la justice n'était rien d'autre qu'une regrettable erreur. Dans l'ensemble, Zelvajra n'avait jamais été plus que cela du côté des nobles et il s'était plutôt évertué à rendre la vie du peuple moins pénible. Pendant des années, il avait écouté ce peuple se confier à lui. Comme ses confrères du Temple, il connaissait ses moments de bonheur et ses moments où le monde s'effondrait pour eux. Il avait peut-être tout entendu. Bien souvent, le peuple était jaloux de la noblesse pour les privilèges qu'ils n'auraient jamais. Pourquoi devaient-ils trimer comme des chiens pour une soupe dégueulasse et un morceau de pain ? Les artisans s'en sortaient peut-être un peu mieux lorsque les conditions étaient propices au développement. Toute sa vie, Zelvajra avait été sensible à ces maux et il s'était forgé une bonne réputation au sein du Temple. Que pouvait-il offrir de mieux au peuple ? Une croyance selon laquelle la Trinité était bienveillante et veillerait sur lui afin de l'aider à traverser les difficultés de la vie. Honorer des cérémonies à la gloire de Serus était bien le minimum qu'il pouvait faire pour rassembler le peuple derrière une identité commune.

Bien sûr, on pouvait dire que l'arrivée de la Fange avait changé l'éthique de vie de beaucoup de personnes. Zelvajra n'avait pas été épargné par cela. Parfois, les choses étaient meilleures, comme lorsque cette ribambelle de nobles décida de concert d'agir pour fonder l'Opération Labret. D'autres fois, balayer du regard Marbrume était encore bien plus difficile. La misère s'était accentuée, le commerce avait le reste du Royaume était devenu inexistant. Les pauvres étaient encore plus pauvres qu'auparavant et les maladies frappaient avec encore plus de force. Pendant ce temps, la barrière qui séparait la noblesse du peuple ne s'était pas rompue. Zelvajra n'avait jamais vraiment eu cet espoir car s'il n'avait jamais porté le Duc et ses chiens en haute estime, les choses ne s'étaient jamais autant envenimées. Au Temple, le Grand-Prêtre de Serus s'était insurgé contre les nouvelles décisions politiques. Cela dit, il ne put seulement recueillir de la compassion de ceux qui pouvaient partager cette idée-là. D'autres lui tournèrent peut-être le dos, prétextant qu'il s'agissait-là d'affaires dans lesquelles un membre du Culte de la Trinité ne pouvait pas tremper. L'impuissance de Zelvajra était alors devenue frappante. Le monde vacillait aux portes d'une abîme sans lendemain et la sentence pour son frère bien aimé avait été prononcée. Comment ne pas remettre en question ses croyances, son amour propre pour la Sainte Trinité ? Jusqu'ici, elle avait toujours été bonne avec lui.

En sa qualité de Grand-Prêtre de Serus, il vivait un train de vie plus que confortable. Cela dit, ce n'était pas dans son genre de le montrer et face au peuple, il paraissait humble dans toutes les circonstances. Après tout, il fallait paraître crédible pour s'octroyer l'arrogance de pouvoir le conseiller comme s'il était le berger d'un troupeau perdu. Pourtant, lorsque le peuple lui-même accusait les Dieux d'être en colère contre l'humanité et d'être responsable de l'apparition de la Fange, cela était susceptible de fendre son cœur. Comment les Dieux pouvaient-ils être coupable d'un tel larcin ? Ils étaient adorés, ils avaient des représentants, comme lui, investis jusqu'au bout des ongle dans leur quête de les honorer un peu plus chaque jour. Non, tout au plus, on pouvait leur reprocher de ne pas se manifester, de fermer les yeux face à l'horreur qui accablait désormais ce triste monde. De plus, les Dieux n'étaient pas forcément la réponse à tout. Lorsqu'un être humain tombait à genou, il lui fallait puiser la force de se relever. Cela pouvait passer par une fervente croyance envers la Trinité ou par d'autres stratagèmes. Qu'importe, à ce moment-là, l'être humain en question était bel et bien celui qui s'était redressé et cela, personne ne l'avait fait à sa place.

En faisant le mélange alchimique de tout ceci, on pouvait commencer à comprendre comment Zelvajra avait commencé à sombrer dans les méandres de l'humanité. Jusqu'à présent, on avait toujours martelé que l'ordre était quelque chose de nécessaire pour vivre en société, que les lois et les règles étaient faites pour être juste et équitable. Où était l'égalité entre un citoyen protégé derrière des murs et un autre qui était jeté en pâture à la Fange ? Tout cela, c'était pour se débarrasser en gardant une bonne conscience ceux qui gênaient, ceux dont on ne savait pas quoi faire. Cela, Zelvajra ne pouvait plus le tolérer. Peu à peu, il commença à devenir discret dans ses activités au sein du Temple. Cela donnerait peut-être plus de travail à ses confrères et ses consœurs mais c'était tant pis. Il avait besoin de prendre sur lui, de réfléchir afin de proposer une solution viable pour traverser cette crise. Les nobles ne l'écouteraient pas car à ses yeux, ils incarnaient tout ce qui faisait que le monde allait mal aujourd'hui. Zelvajra et Seth parvinrent à correspondre tant bien que mal.

La colère, l'amertume de son frère n'avait jamais été aussi grande. Elle ne demandait plus qu'à éclater, à emporter le monde avec lui dans une vague de haine et de souffrance. Comment Seth pouvait-il être devenu aussi déséquilibré ? Zelvajra ne pouvait pourtant pas laisser son frère tout seul. Dans toute entreprise, l'union faisait la force. Ainsi, grâce à Seth, Zelvajra fit la connaissance de Ian. Si la Sainte Trinité n'était définitivement plus la priorité de Zelvajra, il participait à de nombreux procès qui avaient pour office de juger ceux qui seraient bientôt Bannis. Coordonnant leurs informations, Zelvajra et Seth sauvèrent peut-être Ian d'un destin funeste. La terrible sentence prononcée, Zelvajra envoya cette nouvelle paire de bras à son frère.

Sans encore le savoir, voici comment la Discorde commença à naître. Plus tard, ce serait Sambre et Silas qui les rejoindraient. Il s'en suivrait alors d'autres personnes, quiconque avait des raisons pour se venger de Marbrume méritait l'attention de la troupe. A cette époque, Zelvajra était encore incertain. Auraient-ils les épaules assez solides ? Quelles étaient leurs chances pour se faire entendre ? Pour la Discorde, c'était une véritable aubaine que l'un de ses membres soient l'un des Grands-Prêtres de Serus. Coupés du reste du monde, par l'intermédiaire de Silas et de Zelvajra, Seth, Sambre, Ian et le reste de la troupe restaient au courant des affaires communes avec une certaine efficacité. Pour un religieux tel que Zelvajra, il manquait quelque chose, un chaînon manquant. S'il avait une totale confiance en ses nouveaux amis et en son frère pour mener à bien les projets futurs de la Discorde, il manquait un grain de folie pour semer cette dernière dans le monde des vivants. La réponse, le Grand-Prêtre de Serus la trouva lorsque le soir, il fermait les yeux pour s'endormir et laisser son subconscient prendre le relais. Il manquait quelque chose de gros, de si gros que le peuple considérerait-il peut-être ses futures revendications. La nuit, dans ses songes, il commença à converser avec une entité toutefois inconnue.

« Vous m'avez… Oublié. »

« Qui es-tu…? »

« ...Oublié... »

« Serus…? Non, je... »

« Jamais. JAMAIS ! Jamais, jamais, jamais ! Jamais ne prononce ce nom en ma présence ! »

« Mais… Je suis son représentant… »

Le sommeil de Zelvajra devint comme hanté. Cette chose sur laquelle il ne pouvait pas mettre de nom, ni accorder un visage. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Victime de ces troubles, le Grand-Prêtre de Serus commença à dormir si mal que ses apparitions en publique se firent de moins en moins fréquentes. Chaque nuit, durant des semaines, il tint à peu près les mêmes conversations avec cette curieuse entité qui rejoignait son sommeil. C'était comme si elle dévorait Zelvajra de l'intérieur à petit feu.

« Oublié… Vous m'avez… Oublié… Je suis… Oublié... »

« Comment avoir oublié celui dont je ne me souviens pas…? Guide-moi. »

« Lorsque le monde était jeune… J'étais là… Avant d'être… Oublié… Les Trois… Imposteurs... »

Petit à petit, ces conversations intimes commencèrent à changer Zelvajra. Une forme de paranoïa commença à l'atteindre. Peut-être que le monde allait encore plus mal qu'on ne pouvait le dire ces derniers temps. C'est à cette période qu'il commença d'ailleurs à s'intéresser aux bruits de couloir, à ces fameux Purificateurs. Il supposa, à tord, que ce groupuscule puisse avoir un quelconque lien avec le mal qui était en train de le consumer de l'intérieur. Là où c'était vraiment difficile, c'était qu'il était impensable de se confier au Temple. Zelvajra n'était pas dupe et il comprenait que peu importe ce qui était en train de le toucher, la Sainte Trinité s'en verrait affectée.

« L'heure de la Rédemption...  est venue. Je m'éveille. A travers toi, Zelvajra, je m'éveille. Il faut recommencer. Détruire pour recommencer. Tout. La Fange… Ce seront eux aussi, les Oubliés… »

Les croyances de Zelvajra commencèrent à être transcendées. Pourquoi cela devait-il le toucher lui, devenant à son tour une frêle brebis égarée, perdue ? Jusqu'à présent, il s'était reproché sa terrible impuissance. Aujourd'hui, n'était-on pas en train de le guider ? Peu importe qui était cette entité, elle semblait pouvoir apporter des réponses à ses questions.

« La Fange ? Est-ce toi ? »

« Ton frère sait. Seth sait comment faire. »

« Es-tu responsable des maux qui accablent Marbrume ?! »

« Seth est la réponse. Seth est la clé. Seth ne demande qu'à être un ras-de-marrée… Il faut le lâcher, le libérer. Je suis à travers de chacun d'entre vous. Sourde mais vibrante. Belliqueuse et impardonnable. Triomphante et bourdonnante. Le bourdonnement d'un essaim, c'est la dernière chose qu'ils doivent entendre pour m'avoir… Oublié. »

« Tu es un Dieu… Tu attends de moi que je libère ton souvenir, que Marbrume t'accepte…? La quête de la délivrance… Non, celle du chaos… Est-ce véritablement le chemin que je dois emprunter ? »

Quelque chose, un rouage s'était probablement cassé dans l'esprit de Zelvajra. Il était comme devenu apte à entendre son frère, à écouter sa colère, sa haine et à se laisser atteindre par ses dernières. La réponse était pourtant très claire désormais, elle avait toujours été évidente mais quelque part, Zelvajra n'avait tout simplement pas été prêt à l'entendre plus tôt. Un ras-de-marée, un séisme C'était bien-là les moindres maux que Marbrume méritaient. Il n'en était pas encore sûr mais la Fange n'était pas là par hasard. Elle était une opportunité pour offrir à son espèce un recommencement. La quête du chaos, Zelvajra était prêt à devenir son prophète. Pour reconstruire quelque chose, il fallait le détruire. Pour détruire, il fallait apprendre à aimer détester ce qui n'allait pas. Tandis que les travaux de Seth et de Ian avançaient, Zelvajra pourrait bientôt leur apporter une réponse à leur existence. Mettre Marbrume à feu et à sang, faire du Duc et de ses quelques pigeons la cible privilégiée de leur colère pure, ce n'était-là qu'une seule ambition. Non, personne n'était innocent. Ceux qui ne luttaient pas en faveur du chaos étaient juste indignes de vivre avec eux, dans ce nouvel ordre à venir, dans cette nouvelle ordonnance.

Voici comment pouvait naître un fou, celui qui prétendrait bientôt devenir un fléau à la hauteur de la Fange. Voici comment naquit en Zelvajra de fortes qualités comme la persuasion, le sens de la manipulation, l'intime désir de réduire en charpie son prochain. Tout ceci n'était peut-être qu'une comédie mais pour le combattre, il ne faudrait certainement pas négliger ses fantaisies. Ceux de son espèce étaient à même d'aller jusqu'au bout de leurs revendications, de parvenir à faire tomber l'ordre établi. C'était comme cela que l'on pouvait prétendre être infiltré dans le Temple de la Sainte Trinité, se servir des Purificateurs pour accomplir ses plus sombres desseins mais surtout, et le plus important, c'était de garder un amour, une fidélité inébranlable envers quelque chose. Seth, Ian, Sambre et Silas seraient épargnés par la fourberie incarnée. Tôt ou tard, la Discorde serait prête. Elle pourrait frapper et il fallait le croire sur parole, elle ferait mal, vraiment très très mal. En attendant, il s'agirait de consolider ses acquis. Il faudrait jouer avec beaucoup de finesse, tenir un rôle de pilier, d'élément centrale dans cette entreprise, ce ne serait pas de tout repos. Peut-être que sa capacité à douter, à faillir, à s'ébranler lui joueraient des mauvais tours. Après tout, si Zelvajra prétendait intimement servir les desseins d'un Dieu Oublié, lui n'avait rien de tel. Il ne serait jamais rien d'autre qu'un mortel. L'histoire qui suivrait serait celle de deux frères que beaucoup de choses opposaient mais qui pourtant, en unissant leurs forces, pouvaient devenir l'incarnation du désespoir d'une grande paire d'individus.

Physique



Taille : 5'4''
Poids : Un Quintal et une Faix.
Cheveux : Châtain foncés.
Yeux : Verts.

Il existait désormais un groupe à la conduite déviante, composé de suffisamment d'individus pour faire parler de lui. On ne savait d'eux seulement qu'ils étaient pour la plupart des Prêtres de la Trinité, désormais considérés comme des hérétiques pour cette dernière. Il fallait dire qu'en ces temps troubles, faire l'apologie de la Fange n'était peut-être pas l'idée la plus brillante de cette nouvelle ère. Il était extrêmement compliqué de les poursuivre tant on ignorait où ils se réunissaient et surtout, qui prenait part à leurs réunions. Certains Prêtres ayant totalement disparus de la circulation, on pouvait avoir quelques doutes sur leur identité mais pensait-t-on au fait que certains jouaient un double-jeu ? Imaginerait-on un seul instant un Grand-Prêtre prendre part à cette comédie ? Zelvajra, lui, semblait bien tirer son épingle du jeu. Possédant désormais une vue d'ensemble sur les Purificateurs, il était lui-même impressionné par les divers talents de cette secte. Il n'en connaissait ni le leader, ni une hiérarchie quelconque. La paranoïa exigeait en réalité de jouer à un jeu un peu étrange : ceux qui cacheraient leur identité le plus longtemps au sein du groupe verraient probablement leur longévité s'allonger.

Aucun d'entre eux ne souhaitait se faire trahir, donc capturé par la milice de Marbrume. Zelvajra, pouvant être appelé comme un « bon client », savait désormais très bien que les Purificateurs étaient quelque part bien plus perdu que lui. La différence fondamentale entre lui et un autre Purificateur résidait dans le fait qu'il prendrait les jambes à son cou face à la Fange. Il se gardait bien, pour sa propre protection, de leur donner son avis sur la Fange. Ces gens-là seraient capable de le mettre dans une fosse à Fangeux pour essayer de lui prouver qu'il n'a rien à craindre. Pour Zelvajra, les Purificateurs sont davantage une arme dont il pourrait peut-être se servir à l'avenir. Après tout, lorsque l'on créait un tout autre groupe avec quelques « amis », se faire des relations supplémentaires n'était pas tout à fait idiot. Ces derniers savaient bien que leur Voix trempait dans des affaires sordides à Marbrume mais ils ne savaient pas exactement quoi. Pour leur propre sécurité, il valait mieux que Zelvajra garde quelques secrets pour lui. Plus que jamais, tout ne pouvait pas être dit et si les Purificateurs n'étaient pas tout à fait des amis francs, peut-être même qu'ils deviendraient un jour ses ennemis pour assouvir un quelconque intérêt.

Zelvajra assista d'ailleurs à une de leur réunion à la fin du mois de Janvier, voire peut-être même au début du mois de Février de l'an 1165. En toute discrétion, comme à leur habitude, le groupuscule s'était réuni quelque part dans les égouts de Marbrume. Dans ces moments-là, Zelvajra n'existait plus vraiment et il fallait laisser place au Malin, ce pseudonyme qu'il utilisait auprès d'eux pour se faire connaître. Pour ne pas se faire reconnaître, les sectaires portaient pour la plupart un masque. Zelvajra, plus prudent que d'autres, poussait le vice jusqu'à porter un différent visage à chaque nouvelle rencontre. Ainsi, lorsqu'un grand nombre se réunissait, il n'était pas toujours nécessaire de prendre la parole et quel était le seul véritable moyen pour reconnaître l'un de ses collègues ? C'était de reconnaître sa voix. Lorsque le Malin décida de s'intégrer à ce groupe, il avait joué franc jeu avec eux en déclarant être un acteur actif et influent du Temple. Là où résidait peut-être son seul mensonge, c'était peut-être qu'il déclara vouer sa vie à la Fange comme si elle était une véritable bénédiction. Ainsi, ses véritables desseins étaient protégés.

« Et toi, le Malin ? Que penses-tu donc de tout ceci ? »

Celui-là ne le lâcherait-il donc jamais ? Pour quelqu'un comme Zelvajra, gagner la confiance de ses pairs était encore plus difficile. Si certains Purificateurs pouvaient presque raconter l'intégralité de leur existence avec fierté, Zelvajra, lui, préférait garder le contrôle sur tout ceci. Il n'était donc pas question d'évoquer son très cher frère, Seth, dont la vie était désormais celle d'un Banni. Cela dit, il n'avait désormais plus le choix et il s'avança de quelques pas pour se faire remarquer et prendre la parole. Il était d'une taille plutôt moyenne, comptant à peu près cent-soixante dix centimètres pour environ soixante-treize kilogrammes. Derrière son masque résonnait la voix d'un homme qui n'était ni trop jeune, ni trop vieux. Il semblait presque toujours se prononcer sans jamais bégayer, comme si rien au monde n'était susceptible de le surprendre.

S'il était nécessaire de prendre le temps pour ordonner ses mots, c'était-là un luxe qu'il préférait s'accorder. Et même s'il n'était pas aisé de deviner sa silhouette exacte sous sa tunique, on pouvait faire le constat qu'il n'avait pas la carrure d'un guerrier. En réalité, sa musculature était très légère, naturelle et à peine dessinée. Il ne s'était probablement jamais servi d'une épée de sa vie car non seulement, sa carrière de Prêtre de la Trinité ne l'encourageait pas dans cette voie mais il possédait ce don rare de s'entourer, d'autres se battaient pour lui, pour le protéger. On pouvait citer son frère, Seth, Silas, son fidèle associé ou encore Sambre et Ian, deux autres amis avec lesquels il mènerait ce monde dans ses derniers retranchements pour l'écraser. Malicieux à souhait, les Purificateurs ne pouvaient tout simplement pas soupçonner la véritable allégeance du Malin. Le jour viendrait où ils mourraient tous.

« J'en pense que c'est un coup d'éclat, de génie. Les infidèles, ceux qui vivent dans la démesure n'ont plus qu'à trembler et à se ranger. La Fange purifiera ce monde, c'est certain. »

« Ils te regardent. Ils aimeraient bien savoir qui tu es vraiment. Es-tu vraiment digne de notre confiance, le Malin ? »

« Peut-être le savent-ils déjà. »

« Répond à mes questions ! »

« Je suis digne de confiance. Je n'ai qu'une seule allégeance, c'est la Fange. Ensemble, nous changerons les façons de penser de tout ces gens qui ont les yeux fermés depuis trop longtemps. »

« Certes, ce sont-là les mots d'un frère mais ils ont parlé. Te vanter d'avoir une vue d'ensemble sur le Temple de Marbrume n'est plus suffisant. Tes informations sont peut-être précieuses mais il va te falloir faire preuve de davantage de loyauté. Tu pourrais être un infiltré à la solde de la Trinité, après tout ? »

« Allons, allons. Je comprends tout ceci mais pour moi, seule la Fange compte. Au sein du Temple, je suis pour vous un allié de taille. Je suis une paire de yeux supplémentaire. Et franchement, nous jouons tous à un jeu dangereux, n'est-il pas vrai ? C'est toi qui me parle de confiance ? Retire donc ton masque et peut-être alors, tu pourras me faire des reproches. »

La discussion qui s'en suivit montra que le Malin n'usurpait pas son pseudonyme. Pour l'heure, les soupçons qui pesaient sur lui pouvaient être mis de côté. Cela dit, il savait qu'il fallait prendre en compte cet avertissement. Ceux qui menaient véritablement les Purificateurs gardaient un œil lourd plein de soupçons sur lui. Quelle était vraiment la place de quelqu'un qui vouait un véritable culte au mystère dans un groupe aussi secret ? Il faudrait peut-être prévoir une issue de secours au cas où les choses tourneraient mal mais cela, le brin d'arrogance de Zelvajra refuserait peut-être de l'entendre. A la tombée de la nuit, alors qu'il était certain de ne pas croiser une patrouille de la milice par ici, Zelvajra quitta les égouts. Le Grand-Prêtre de Serus retira alors son masque qu'il laissa tomber au sol afin de l'écraser avec son pied pour le réduire en miette. Il était bon de quitter ces réunions avec le sentiment de mener les siens à la baguette. Pour un être comme Zelvajra, perdre le contrôle d'une situation était peut-être le seul moyen de lui faire perdre les pédales. Ses yeux verts observaient avec attention les environs. En utilisant cette sortie-là, il était à peine à une dizaine de minutes des quartiers du Temple.

Il glissa une main avisée dans sa barbe avoisinant les quelques semaines pour la caresser machinalement. Lorsqu'il baissa sa capuche, il dévoila une chevelure en broussaille sur le haut du crâne et presque rasés sur les côtés. C'était dans la nuit que Zelvajra se sentait le mieux, la pénombre réconfortait ses quelques craintes et ses quelques peurs. Il se sentait comme invincible dans ces moments-là. Il avait tendance à se considérer comme chanceux, de détenir ce luxe de vivre au Temple. Il était protégé, nourri, logé. Il eut alors une pensée envers ses amis. Régulièrement, Silas lui apportait des nouvelles pour lui faire part de l'avancement d'un projet plus global. Une nouvelle ombre planait sur Marbrume et Zelvajra avait juré que la Fange deviendrait un problème moindre lorsque la colère et la haine de la Discorde s'abattrait sur le dernier bastion de l'humanité. A côté de cela, les Purificateurs pouvaient bien jouer à adorer la Fange, le Grand-Prêtre de Serus était attendu pour régler des affaires avec d'autres adultes.

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MessageSujet: Re: Zelvajra - Prophète de la Discorde   Sam 4 Juin 2016 - 1:39
Ayant déjà vu avec toi beaucoup de détails avant que tu ne te lances dans ta fiche, je n'ai donc rien à redire à ce personnage qui joue sur beaucoup de tableaux. Attention à ne pas se brûler ses couvertures petit clerc huhu.

Bon jeu avec ce DC Ead, il a énormément de potentiel ! (Et va falloir se calmer sur les longueurs de fiche è_é)
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Zelvajra - Prophète de la Discorde
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